Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Rencontre avec Malaka au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de « Mang » !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Maïlys Champion

(c) Maïlys Champion

Pouvez-vous présenter Malaka à nos lecteurs ?

Sacha : Je suis la petite sœur, je chante, je joue de la guitare et je danse. Nous écrivons et nous composons toutes les deux.

Laurina :  Sacha est également une super organisatrice de tournées et de vie. Pour ma part, je chante, je joue de la basse et de la guitare.

S : Laurina est l’âme un peu folle du groupe !

Avez-vous très tôt imaginé votre avenir dans la musique et ensemble ?

S : Absolument pas !

L : Nous avons entamé nos études afin de faire un « vrai métier » et assez tardivement durant les miennes, j’ai commencé à jouer de la guitare pour le plaisir mais à aucun moment, nous ne nous sommes dit que nous allions faire de la musique professionnellement ; en tout cas, pas avant d’arrêter nos études pour cela.

S : Nous chantions à la maison, ça a toujours été un moment de partage mais à aucun moment, nous avons pensé que ça allait devenir notre métier ; ce n’était vraiment pas notre objectif.

L : C’est venu au bon moment. J’avais déjà commencé à faire de la musique de mon côté avec une amie et en faire avec Sacha a vraiment été lié au confinement car nous nous sommes retrouvées à la maison et je me suis dit pourquoi faire cela avec quelqu’un d’autre alors que je peux en faire avec ma sœur qui joue super bien. Ça a été une évidence à ce moment-là.

Comment décririez-vous votre univers ?

S : Ancré ; le sol, la terre, tout ce qui vient de dessous ; solaire et généreux.

L : Brut en termes de texture car nous aimons avoir un son assez naturel, simple et plutôt minimaliste ; on souhaite qu’il soit retranscrit de la manière la plus authentique possible.

(c) Maïlys Champion

(c) Maïlys Champion

Qu'avez-vous à cœur de transmettre au public par le biais de votre musique ?

L : L'acceptation de soi-même et des autres ; nous en parlons durant nos concerts.

S : Chacun est comme il est, on ne va pas le changer alors autant l’accepter.

« Mang » s'inscrit-il dans la lignée musicale de son prédécesseur paru en février 2024 ?

L : « Mang » est différent de « Maï » qui était beaucoup plus roots, nous étions alors encore en guitare-voix et les arrangements percussifs ont été fait au dernier moment. Ce premier disque a été fait comme nous le sentions sans personne pour nous guider.

S : En ce qui concerne « Maï », nous avions mis sur CD ce que nous faisions en live alors que pour « Mang », nous sommes allées en studio, nous avons travaillé avec des compositeurs qui ont ramené leur patte, ce projet a été réfléchi et construit durant une année alors que notre précédent disque avait été fait sur le pouce. Nous avons pris un autre tournant avec « Mang ».

L : Musicalement parlant, il y a eu des ajouts d’électronique sur ce second EP qui est beaucoup plus texturé que « Maï ». En revanche, si ces deux disques sont très différents d’un point de vue musicale, « Mang » est dans la continuité de « Maï » en ce qui concerne le sens.

S : Sur notre premier EP, nous étions dans le questionnement car nous sommes faites de deux endroits différents à savoir la métropole et la Guadeloupe ; où nous sommes nées ; et sur « Mang », nous commençons doucement à rentrer dans nos racines.

L : Sur cet EP, nous affirmons ce que nous cherchions sur le précédent. Nous commençons légèrement à aborder des rythmes traditionnels, nous nous penchons sur le créole et nous ramenons de la chaloupe et des textures découvertes là-bas.

Quelles thématiques abordez-vous sur « Mang » ?

L : Sur « Mang », nous abordons la fierté féminine, le fait d’assumer toutes les parties de notre identité, nos racines ainsi que les éléments naturels. Nous parlons un peu d’amour ; même si ce n’est pas notre fort, nous y allons (rires).

(c) Léo Ferrera

(c) Léo Ferrera

Comment est née votre collaboration avec Flavia Coelho ?

S : Nous avons fait deux de ses premières parties. Lors de la première, nous nous sommes croisées très rapidement mais lors de la seconde, elle est venue nous voir en loge juste avant que nous ne montions sur scène et elle nous a fait un énorme câlin ; c'est la première personne avec qui nous avons partagé une scène qui a fait cela ; Flavia nous a donné plein de force, nous avons fait ce concert et ça a été incroyable. Par la suite, quand les gens de notre entourage nous demandaient avec qui vous voudrions faire un feat, nous répondions toujours que nous aimerions collaborer avec quelqu’un avec qui nous avons de l’affinité/un feeling et Flavia a été une évidence. Nous lui avons demandé et elle a dit oui !

Pouvez-vous nous en dire plus sur la mise en image de « Blacky Blood » ?

L : Nous avons réfléchi à tout ce que nous avions fait endurer à nos cheveux au cours de notre vie et nous avons essayé de placer toutes ces étapes dans ce clip. Durant longtemps, nous nous sommes lissé les cheveux, nous avons voulu les cacher, nous ne voulions pas aller à l’école avec les cheveux lâchés car nous pensions que c’était moche car personne n’avait les mêmes que nous…

S : Cela illustre tout un chemin vers la confiance en soi. Nous sommes parties de zéro et il y a eu tout un processus.

L : Nous n’avons pas envie de négliger ces étapes-là car nous sommes conscientes qu’elles ont été nécessaires à notre construction.

(c) Maïlys Champion

(c) Maïlys Champion

Qu'est-ce que chacune mettrait en avant chez l'autre ?

L : Sa persévérance et sa facilité à créer des liens avec les gens ; elle est très bonne pour le relationnel.

S : Sa créativité débordante dans tous les domaines et sa sensibilité.

Quelles seraient vos références musicales divergentes ?

L : Toto Bissainthe et Sophie Soliveau ; ce n’est pas qu’elle ne les aime pas mais Sacha ne les écoute pas vraiment.

S : Olivia Dean ; Laurina m’a fait découvrir cette artiste mais elle ne l’écoute plus alors que pour ma part, j’ai vraiment poncé sa musique durant des années ; et Aya Nakamura ; c’est un peu celle qui m’a appris à danser, elle me permet de me lâcher.

Quels sont vos prochains projets ? Après deux formats courts, pensez-vous à votre premier album ?

L : Nous n’avons pas vraiment de visu sur ce qui arrive, nous ne savons pas encore qui seront nos partenaires demain…

S : …nous sommes ouvertes en ce qui concerne l’album et nous nous y mettrons à fond le moment venu. Nous sommes conscientes que c’est un travail énorme qui demande beaucoup de moyens.

L : Nous continuons de créer un catalogue de chansons…

S : Nous travaillons actuellement sur des mises en image faites maison. Début février, nous donnerons normalement une série de concerts au Canada.

L : Nous faisons vraiment beaucoup de concert et une nouvelle tournée devrait démarrer au printemps prochain.

Rencontre avec Malaka au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de « Mang » !
https://www.facebook.com/malakasloff
Commenter cet article