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Rencontre avec Alice Adjutor du groupe Jelly Dive au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « Golden Hour » !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Charlotte Romer

(c) Charlotte Romer

Peux-tu présenter Jelly Dive à nos lecteurs ?

Jelly Dive est un quatuor Rock-Grunge basé majoritairement en région parisienne. Pour ma part, je suis à la composition, à la guitare rythmique et au chant lead. Ready Red est à la basse, Kostia Yordanoff est à la guitare lead, ils font tous les deux les chœurs et Gaël Chosson est à la batterie. Si le groupe n’existe que depuis 2024, ce sont tous les trois des personnalités déjà installées dans le paysage Rock. Je suis entourée de musiciens très intéressants qui ont des jeux très riches et très denses.

Peux-tu expliciter votre nom de groupe ?

En ce qui concerne les noms, je m’intéresse toujours aux sonorités avant de me préoccuper du sens. J'aime bien tout ce qui est J, I et V car c’est un peu tranchant. Au début, j’avais pensé à Jelly Shoes, cela se rapportait aux sandales méduses que nous avions quand nous étions enfants ; je suis très attachée à mes souvenirs d’enfance en Dordogne chez ma grand-mère. J’associe beaucoup mon groupe à mon enfance car c’est mon art, mon musique, c’est ce qu’il y a au plus profond de moi, c’est un peu l’enfant en moi qui s’exprime. Quand j’en ai parlé au groupe, personne n'était chaud avec le terme shoes que j’ai remplacé par dive finalement tout en sachant que cela pouvait avoir un rapport avec le fait de plongée pour aller à la chasse à la méduse dont j’aime bien le symbole. La méduse est un animal tentaculaire, assez mystérieux et fascinant ; on peut rester des heures à regarder évoluer les méduses dans des aquariums ; et la plongée en profondeur faisait sens car dans mes textes, j’aime parler de l’âme humaine et de la psyché.

Jelly Dive s'inscrit-il dans la lignée de ce que tu as pu faire auparavant ?

J'ai envie de répondre oui et non. Mon précédent groupe qui s’appelait SheWolf était un trio féminin, nous faisions du Grunge, nous avions un côté très brut ; nous y allions à la bite et au couteau comme on dit ; et c’était ce qui faisait la beauté du projet car nous allions à l’essentiel. Quand nous avions commencé ce projet, nous étions toutes débutantes dans nos instruments, nous avions des choses dire et nous nous disions que rien ne nous arrêterait et c’était chouette. J’ai gardé ce côté très Grunge dans Jelly Dive mais ce projet est plus mature et j’ai creusé l’aspect Pop ; j’assume un peu plus d’avoir des mélodies Pop. Par ailleurs, comme Ready Red et Kostia chantent, nous exploitons cela pour créer des harmonies vocales et puisque nous avons deux guitares dans Jelly Dive, j’ai le sentiment que c’est plus peaufiné et maîtrisé par rapport à ce que je faisais auparavant.

(c) Charlotte Romer

(c) Charlotte Romer

Qui retrouve-t-on parmi vos références musicales ?

Pour ma part, Nirvana, Hole, Pixies, Veruca Salt, PJ Harvey, Dilly Dally, Skating Polly et éVoid. En ce qui concerne Kostia, Queens Of The Stone Age dont il est très fan et notamment tous les guitar heroes comme Van Halen mais il est très ouvert sur plein de musiques. Gaël qui est l’ancien batteur de No One Is Innocent adore ce style-là mais aussi la fusion car il joue aussi de la Funk. Ce sont des musiciens qui aiment la musique de manière générale et qui sont hyper polyvalents. Quant à Ready Red, elle aime aussi Hole notament.

Comment décrirais-tu votre univers ?

Energique, sombre ; et même un peu dépressif parfois ; mélancolique, sarcastique, piquant, contrasté/nuancé, dynamique, sucré ; car il y a un côté Pop ; acide ; car ça reste dissonant ; et sexy ; je l’espère en tout cas.

« Golden Hour » a-t-il été un morceau évident pour présenter Jelly Dive au public ?

Oui dans le sens où c’est le morceau qui va peut-être mettre tout le monde d'accord car il n’est pas trop agressif tout en restant quand même rock, il est très mélodique et même assez catchy mais nous avons beaucoup hésité à mettre un autre titre en avant à savoir « Pas Concentré.e » qui est en français. Nous nous sommes dit que ce serait peut-être mieux de nous présenter comme un groupe francophone qui chante en français mais comme ça ne nous représentait pas non plus à 100%, nous sommes tombés d’accord sur « Golden Hour ».

(c) Charlotte Romer

(c) Charlotte Romer

A quoi correspond cette heure dorée pour toi ?

C’est celle où tu récoltes les fruits d'un travail que tu fais depuis longtemps.

De quoi parle cette chanson ?

« Golden Hour » est une chanson d’amour qui parle de couple et d’attachement. Ce morceau illustre le fait qu’en amour, il y a du boulot au quotidien ; sur soi, sur la relation ; afin qu’un jour, on puisse en récolter les fruits et vivre notre meilleure vie.

Peux-tu nous en dire plus sur sa mise en images ?

Pour des raisons esthétiques et pratiques, nous avons tourné ce clip dans un château. Venant du milieu Punk, j’ai connu les belles salles mais également les rades pourris où ça pue la bière et la pisse, on finit un peu à s’identifier à cela et j’ai ressenti le besoin de faire une vidéo un peu classe mais ce n’est pas parce que nous sommes bien fringués et que nous présentons bien que j’aie trahi la cause du Rock ; Hole a été une super influence car Courtney Love a fait des trucs de princesse tout en tenant des propos absolument sombre. L’idée n’était pas de faire un clip dans la boue où l’on se caille. Comme dans cette chanson, je parle beaucoup du couple comme de deux combattants qui s’affrontent ; il y a une lutte de pouvoir qui n’est pas forcément malsaine, chacun doit laisser de la place tout en prenant la sienne ; il y a pas mal de joutes et de métaphores du combat dans ce clip. Il y a également un côté très romantique, je pense notamment à la scène du bain. Pour moi, l’eau a un côté intime, amoureux et romantique. Ca a été très sympa de pouvoir exploiter toutes les pièces du château car chacune à un sens ; par exemple, la cave représente tout ce qui est inconscient, les non-dits et les pulsions violentes que l’on peut avoir.

Rencontre avec Alice Adjutor du groupe Jelly Dive au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « Golden Hour » !

Le live a-t-il déterminé le choix des titres qui seront présents sur votre premier EP ?

C’est une bonne question mais à vrai dire, non car notre live est actuellement constitué des titres de l’EP à paraître et de mes morceaux préférés de SheWolf, le but étant de remplacer les anciens titres par du Jelly Dive au fur et à mesure.

Quelles seraient selon toi les principales forces de Jelly Dive ?

Je suis dans le more women on stage à fond. En ce moment, je pense qu’il y a un effort collectif pour mettre en valeur les femmes et les minorités ; toutes les catégories de personnes sous-représentées, discriminées ; j'essaie de participer à cela et c’est aussi pour ça qu’il y a une parité dans le groupe. Je crois que cet engagement-là est l’une des forces du groupe. Par ailleurs, je pense que la structure de nos chansons en est une autre, les paroles sont choisies et tout le monde peut se les approprier ; comme je parle vachement de l’humain dans mes textes, j’espère que ces morceaux pourront accompagner les gens au quotidien.

Quels sont vos prochains projets ?

L’idée serait de trouver un tourneur ; c’est la seule qui nous manque actuellement. Il se pourrait qu’il y ait d’autres live sessions ainsi que des versions acoustiques de nos morceaux. Un second single devrait paraître à la rentrée et il sera idéalement accompagné d’un clip. L’EP sortira d’ici la fin de l’année et nous aimerions organiser une release party à Paris à ce moment-là.

Rencontre avec Alice Adjutor du groupe Jelly Dive au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « Golden Hour » !
https://www.facebook.com/jellydive/
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