Rencontre avec Alix au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de ses deux premiers titres !
Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?
Je suis autrice, compositrice, interprète et aussi coréalisatrice de mon projet ; cela comprend les arrangements et la production artistique. Je coréalise tous mes morceaux avec Lion qui est un ami, nous faisons tous les arrangements ensemble, il mixe et il masterise mes morceaux et je participe à la réalisation. Je joue principalement de la guitare et un petit peu de piano ; mais ce n’est pas le centre de mon projet car je préfère me focaliser sur la guitare.
As-tu très tôt imaginé ton avenir dans la musique ?
Oui et non car mes parents n’étaient pas musiciens ; mon père était banquier et ma mère a travaillé dans le marketing avant de devenir psychothérapeute ; mais la musique était omniprésente chez moi ; il y avait beaucoup de Jean-Jacques Goldman dont ma mère est fan, de la chanson française, de la musique Pop-Rock Britannique et Américaine. Ma mère prend des cours de chant depuis plus de 20 ans et enfant, quand on me demandait quel métier je voudrais faire plus tard, je répondais chanteuse car je la voyais donner des concerts ; de reprises au début et maintenant, elle écrit ses chansons ; et ça m’a donné envie d’être sur scène moi aussi mais avant la musique, le sport a été mon grand centre d’intérêt. Comme je suis hyper active, ça a été « nécessaire ». J’ai toujours été une grande sportive, j’ai fait du tennis, du ping-pong, du foot…Le sport avait pris le dessus jusqu’à ce que la musique revienne dans ma vie de manière assez brutale lorsque j’ai perdu mon père à l’âge de 13 ans. A ce moment-là, j’ai ressenti l’envie de chanter mais comme je ne me voyais pas le faire sans m’accompagner, je me suis mise à la guitare. Je ne me voyais prendre des cours de chant avant de prendre des cours d’instrument. J’ai hésité un temps avec le piano mais j’ai préféré la guitare car je peux l’emmener partout.
« Je Ferai du Beau » a-t-il été un single évident pour te présenter au public ?
Encore une fois, je vais répondre oui et non. Avec Lion, nous avons réalisé les uns à la suite des autres les cinq titres de l’EP à paraître en début d’année et bien sûr, la question des singles s’est posée. « Je Ferai du Beau » n’a pas été une évidence pour moi car je trouvais que ce titre n’était pas assez radiophonique mais j’ai pris en compte les retours que l’on m’a fait sur ce morceau ; notamment ceux du manager de Lion et d’amis ; et ce titre connectait tout de suite avec les gens qui l’écoutaient même avec ceux qui ne connaissaient pas mon histoire. A partir de là, ça a été une évidence. « Je Ferai du Beau » est devenu le premier titre de mon projet, ça a été ma présentation, ma première prise de parole et s’il raconte mon histoire, ce morceau porte en lui mon message artistique qui est centré autour de la résilience ; comment faire du beau avec les épreuves, comment les transformer en force de vie et en énergie créative et créatrice. Je pense que c’est la meilleure décision que j’ai prise !
Qu’aurais-tu aimé que la personne qui t’a inspiré cette chanson te dise sur cet hommage ?
C'est une super bonne question. Je pense à quelque chose qui serait de l’ordre de la fierté…comme je suis fier de toi, bravo pour le chemin parcouru sans moi, tu as réussi à transcender une épreuve douloureuse ; et d’autres envoyées par la vie ; pour en faire quelque chose. J’aurais aimé qu’il puisse reconnaître l’être lumineux que j’ai réussi à devenir grâce à cela car j’ai développé une sorte d’optimisme et de positivité dans chaque chose qui m’arrive alors qu’auparavant, j’étais plutôt quelqu’un de pessimiste.
Pourquoi as-tu enchaîné rapidement avec second titre ? Était-ce pour montrer une autre facette de ton projet ?
Pour être tout à fait transparente, je pense qu'à l'ère des réseaux sociaux, il est nécessaire de rester dans la tête des gens qui m’écoutent. Au-delà de l’aspect uniquement marketing, je trouvais que « La Fin du Je(u) » permettait de dévoiler une facette plus radiophonique de mon projet. J’avais vraiment envie de mettre ce titre en avant et de montrer autre chose notamment un aspect un peu plus vocal.
De quoi parles-tu dans « La Fin du Je(u) » ?
« La Fin du Je(u) » parle du moment de bascule dans certaines relations que j'appelle les amours impossibles ou toxiques. Cette chanson aborde le moment où cela devient trop difficile de rester dans la relation car on en arrive à choisir d’aimer l’autre au détriment de soi-même alors qu’il est parfois nécessaire de se choisir soi.
Peux-tu nous en dire plus sur la façon dont est orthographié le titre de ton second single ?
C’est une question que l’on me pose souvent mais c’est aussi pour cela que j’ai choisi un titre qui peut porter à confusion car on se demande si c’est je ou jeu. En écrivant cette chanson, j’avais en tête le fait soit de rester dans le jeu de cette relation et donc d’en sortir perdante finalement puisque l’on s’y perd soi-même soit de se choisir afin d’exister pour soi et donc préférer le je.
Comment décrirais-tu ton univers ?
Lumineux, résilient et intime.
Où puises tu ton inspiration pour tes textes et comment développes-tu ton écriture ?
En ce qui concerne « Je Ferai du Beau » et « La Fin du Je(u) », j’ai écrit sur des choses qui me sont arrivées personnellement mais imaginer totalement quelque chose ou écrire à propos du vécu de quelqu’un d’autre est un exercice très intéressant auquel je me suis déjà prêtée, cela permet de renforcer son écriture, de diversifier sa palette et cela ouvre la voie potentiellement à l’écriture pour d’autres. Au départ, mon écriture était assez poétique avec beaucoup de métaphores et des seconds sens mais sur un morceau comme « Je Ferai du Beau », j’ai enlevé tout l’enrobage pour m’exprimer de la manière la plus simple possible afin d’aller plus directement à l’émotion. En revanche, on retrouvera un côté beaucoup plus poétique sur certaines de mes chansons à paraître car je trouvais beau de mettre des mots poétiques sur des choses plus directes voire violentes.
Qui retrouve-t-on principalement dans ta culture musicale ?
Ed Sheeran ; écouter sa Pop à lui a énormément façonné mon oreille ; Jean-Jacques Goldman, Zazie ; j’aime l’engagement présent dans ses textes et cela sur des sujets variés ; Barbara, James Blunt, The Kooks, Arctic Monkeys et Lady Gaga qui a marqué mon enfance.
Quels sont tes prochains projets ?
Un troisième single intitulé « Encore » arrivera d’ici la fin de l’année et l’EP sortira en janvier. Il y aura un focus track à ce moment-là, il se pourrait qu’il y ait des live sessions et peut-être un clip. Je continue d’écrire pour la suite. Je suis actuellement un cursus assez intensif à la SACEM qui va me permettre notamment la création d’un EP de trois titres avec un réalisateur qui a participé à de beaux projets de la scène francophone et de faire du live. Quand j’aurai un peu plus de temps, je rejouerai dans des cafés, des bars et dans la rue car c’est hyper formateur.
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