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Retrouvailles avec Julien Rieu de Pey au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son second disque !

Publié le par Steph Musicnation

©KpointRINE

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Tu as sorti un premier EP en 2022 ; « Seules Les Vagues » ; qu'est-ce qui avait été le plus salué sur ce disque ?

Le retour le plus fréquent a été que ma musique faisait du bien et j’en ai été très heureux. Si je fais une synthèse, j’ai le sentiment que le côté artisanal ; le fait que j’avais presque tout joué et mixé moi-même ; était souvent revenu. J’avais tout bricolé sans rythmique et sans programmation sur cet EP ; il n’y avait que des guitares et des basses. Au-delà de cela, le côté voyage avait été également salué car ce premier disque était très éthéré, très lunaire et un peu déconnecté du sol ; ce qui n’est pas le cas de son successeur. Par ailleurs, on m’avait parlé aussi de la qualité du projet et cela m’avait touché, j’ai eu des retours me disant que c’était un beau travail avec des mélodies complexes.

Un single intitulé « Les Lacets » est paru en 2023, pourquoi n'y a-t-il pas eu une « suite » à ce moment-là ? Ce morceau a-t-il été un « test » ?

« Les Lacets » est une reprise de JP Nataf, ce morceau figure sur son second album solo dont j’ai été très fan et pour moi, cet artiste figure parmi les paroliers qui me parlent le plus en français. Cette chanson a été une manière de faire un petit pont et effectivement, elle m’a permis d’introduire des éléments qui sont présents sur mon nouveau disque à savoir la basse Musicman Fretless et la LinnDrum qui était une boîte à rythmes très présente dans les années 80 notamment chez Kate Bush ; qui est l’une de mes principales influences ; Prince et Phil Collins. Cette reprise a été une sorte de petite entrée en matière.

Peux-tu expliciter le titre de ton second disque ?

Ce titre est également celui de la chanson qui ouvre ce disque et dans laquelle, je m’interroge sur ce que sera l’avenir des pierres après les humains quand l’humanité disparaîtra que ce soit dans trois mois ou dans 48000 ans. En relisant le texte et en l’analysant, je me suis rendu compte que je faisais un pas de côté par rapport à des questions anxiogènes mais aussi par rapport à l’échelle du temps car sur une frise chronologique, nous ne sommes pas sur une même chronologie que l’on soit des pierres ou des humains. Il y a une sorte de clin d’œil à la fin du monde qui l’on pourrait imaginer très belle car il y pourrait y avoir de splendides étincelles.

©KpointRINE

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As-tu de nouvelles envies musicales sur « L’Avenir des Pierres » ? As-tu plus expérimenté que sur son prédécesseur ?

Complètement car il y a beaucoup de choses que je me suis autorisées qui étaient un petit peu interdites pour moi et cela même depuis très longtemps notamment la question des choses qui groovent. Bizarrement, alors que je suis bassiste et que c’est quelque chose qui me parle, j’ai l’impression que je me suis interdit le groove sur le premier EP. Après avoir fait mon petit trot d’essai, j’ai eu envie de m’autoriser tout ce qui me tient à cœur depuis 10-15 ans et que j’avais dans les tiroirs ; le slap ou les solos de Fretless étaient des figures de styles totalement interdites pour moi car ça a été le comble du mauvais goût pendant 20 ans.

Quelles thématiques abordes-tu sur ce disque ?

Sur ce disque, je parle notamment d’histoires d’amour que je traite sous différents angles ; il y est question notamment de rupture mais jamais de façon frontale ; de la mort de mon père, des espaces et de la question du demain ; cette notion revient beaucoup et je l’ai réalisé après-coup. Dans la chanson « Somnambule » qui est la focus track du disque, je dresse un portrait psychologique intérieur de moi-même entre mots tirés d’un rêve un peu surréaliste et scènes de vie.

La pochette qui illustre ton album représente-t-elle l'ambiance/le lieu dans lequel ce disque a vu le jour ?

C’est tout à fait cela. J’ai passé plus de vingt ans à Paris et depuis à peu près deux ans, je suis parti vivre en Ariège aux pieds des montagnes. La photo qui illustre la pochette du disque a été prise chez une amie qui vit près de chez moi et ce que je regarde par la fenêtre, c’est finalement ce vers quoi je regardais déjà depuis des années à Paris. Cette photo faisait sens car j’ai écrit la plupart des chansons, enregistré et mixé ce disque en Ariège.

Retrouvailles avec Julien Rieu de Pey au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son second disque !

Peux-tu nous en dire plus sur ton travail avec Fred Perriot qui a coréalisé « L'Avenir des Pierres » avec toi ?

Ça a été un genre de rencontre un peu fulgurante. Fred Perriot ; qui a réalisé plusieurs de ses disques ; a suggéré à EVIE ; qui est chanteuse et bassiste ; de me contacter afin que l’on collabore ensemble sur scène. Je ne connaissais pas Fred mais il m’avait vu sur les réseaux sociaux. EVIE m’a appelé afin de m’inviter à venir travailler des morceaux à deux basses ; j’ai trouvé cela génial ; et j’ai rencontré Fred dans les loges lors d’un concert parisien. Fred avait vu mes petites capsules sur mes mises en musique des poèmes de René Char, il m’a conseillé d’en faire un disque et aussi de le contacter afin de travailler ensemble sur mon album. Pendant huit ou neuf mois, nous nous sommes appelé des dizaines et des dizaines d’heures, nous avons beaucoup œuvré à distance, Fred est très présent sur cet album que nous avons vraiment coréalisé ensemble. Fred a apporté beaucoup à ce disque.

En référence au titre du premier extrait, à quoi ressemble ton propre espace sauvage ?

Mon espace mental est, sans hésitation, mon espace sauvage. Dans « Le Bout Du Monde », je parle de fourmis et elles représentent les agitations mentales ; pourquoi on n’arrive pas à faire des journées comme on aimerait les vivre, pourquoi on fait des choses qui sont destructrices parfois, pourquoi on s’empêche d’être heureux et comment on apprivoise ces espaces.

Qu'aimerais-tu que les auditeurs retiennent de cet album ?

Si je peux contribuer à faire que le temps de quelques secondes, minutes ou heures, les auditeurs se sentent bien, que ça s’ouvre un peu dans la tête et que ça soit agréable, ça me va très bien. J’ai fait de la musique durant toute ma vie mais plus j’avance en âge et plus je sais pourquoi j’en fais ; j’ai à cœur de faire du bien aux gens qui m’écoutent car c’est formidable.

©KpointRINE

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Comment résumerais-tu « L’Avenir des pierres en trois adjectifs ?

Spatial, tendre et explosif.

Quels sont tes prochains projets ?

J’aimerais bien qu’il y ait des images pour illustrer « Somnambule ». Le live devrait arriver d’ici le printemps 2027. En parallèle, je travaille sur plein de choses pour moi mais aussi pour d’autres artistes en tant que mixeur et réalisateur. Comme je continue ma carrière de bassiste, je suis amené à jouer dans d’autres projets. Depuis un an et demi, j’ai entrepris un travail autour de l’œuvre de René Char mais je ne sais pas encore quand est-ce qu’il sortira ; on m’a invité à faire un genre Master autour de cela dans un lycée en mars à Saint-Etienne.

Retrouvailles avec Julien Rieu de Pey au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son second disque !
https://www.facebook.com/Julienrieudepeyofficiel
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