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Retrouvailles avec Amay Laoni au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « Le Cœur des Oiseaux de Cendre » !

Publié le par Steph Musicnation

© Camille Gladudrouin

© Camille Gladudrouin

Peux-tu expliciter le titre de ton troisième album ?

Un oiseau de cendre est un phénix. C'est un oiseau qui se réinvente en passant par tous les cycles de la vie. J’ai donné ce titre à mon troisième album car il s'adresse aux phénix et aux gens qui ont le désir de se réinventer tout en essayant de comprendre chacune des phases de la vie. Parfois, on voudrait passer vite les moments où ça ne va pas mais je me dis qu’une chanson peut permettre de décortiquer cela et personnellement, je pense que c’est apprenant de nos expériences que l’on a moins de chance de refaire les mêmes erreurs ensuite.

As-tu emprunté de nouvelles directions musicales sur « Le Cœur des Oiseaux de Cendre » ?

Oui car nous avons pris un peu de recul par rapport à l’électronique afin d’aller chercher quelque chose de plus organique, cela est dû notamment aux artistes que nous avons écouté mais surtout à l’achat d’un piano à queue qui prend beaucoup de place dans notre studio d’enregistrement. Pour nous, cet instrument a été un ancrage, il nous a permis de revenir à des versions plus épurées et de comprendre la racine de la chanson.

Quels thèmes abordes-tu sur ce disque ?

Il y a beaucoup de thèmes sur ce disque qui parle notamment du fait de prendre du temps pour soi afin de ne pas se faire avaler par la vague, d’amitié, de chemins qui se croisent et qui se défont, de ne pas se prendre au sérieux…Le fait de revenir à soi ; à cette introspection ; serait le thème récurrent sur cet album.

© Camille Gladudrouin

© Camille Gladudrouin

Qu'as-tu envie de véhiculer au travers de cet album ?

La foi ; je crois. Même à travers ce qui va moins bien, il y a toujours de la lumière et c’est ce que j’ai envie de mettre en avant. Si je reviens au thème du phénix, il passe par tous les stades et toutes les émotions mais son but est de s’envoler, de voler haut et c’est ce que j’ai envie de vivre dans ma vie. J’ai à cœur de voir autour de moi des gens qui se réalisent, qui croient en leurs rêves et en l’humanité. J’ai envie de croire en cela pour nos jeunes.

Ton troisième disque possède un titre assez poétique, as-tu fait évoluer ton écriture en ce sens ?

C'est une très bonne question que je ne me suis pas posée…Je pense que je me suis permise d’être plus poétique par moments et plus directe à d’autres mais c’était souhaité car je ne voulais pas passer par quatre chemins.

Quel autre oiseau que le phénix pourrait te symboliser et pourquoi celui-là ?

Un geai bleu ; nous en avons beaucoup au Québec et j’aime sa présence. Tout comme cet oiseau, j’aime être dans « la lumière » ; entrer en contact avec les gens ; mais aussi me mettre en retrait ; en étant seule chez moi pour me ressourcer. Le geai bleu apparaît à travers le feuillage, il nous fait profiter de sa présence et il repart.

© Camille Gladudrouin

© Camille Gladudrouin

Peux-tu nous raconter le tournage de la récente live session qui illustre « D’Ici » ?

Nous avons vraiment passé un super moment avec l’équipe de Live Me If You Can. Nous avons tourné cette vidéo en plein cœur de Paris au Musée Carnavalet ; un lieux chargé d’histoire qui se situe dans l’un de mes quartiers préférés. Techniquement, il a fallu que nous arrangions beaucoup de choses car j’étais accompagnée d’un batteur. Le cadre était vraiment magnifique.

Dans quel autre lieu atypique parisien, aimerais-tu réitérer l’expérience et pour quel titre ?

J’aime beaucoup Pigalle, c’est un quartier qui est loin d’être propret et il est vraiment vivant. Je pense que je ferais « Jouer Pour Jouer » sur le Boulevard de Clichy dans l’énergie du lieu mais pas devant le Moulin Rouge afin d’éviter le cliché.

Les retours sur « Le Cœur des Oiseaux de Cendre » ont-ils été sensiblement les mêmes des deux côtés de l'Atlantique ?

Non, pas du tout, ils ont été différents mais très favorables des deux côtés. En France, il y a une autre manière de voir et d’écouter la musique par rapport au Canada et au Québec où l’on va plus parler des arrangements et du style. Chez vous, on s’intéresse plus aux thèmes et au propos du disque. Nous sommes vraiment chanceux car nous avons de très bons retours, les médias ont vraiment pris le temps d’écouter l’album alors que de nos jours, il y a énormément de propositions.

© Camille Gladudrouin

© Camille Gladudrouin

Maintenant que tu es arrivée jusqu'à nos oreilles, te verrais-tu sortir « The Heart of the Birds of Ash » pour le marché anglophone ?

C'est une bonne question ! Quand nous avons modifié mon nom d’artiste, il y avait une question de visibilité mais aussi l’envie qu’il puisse sonner en anglais. Il faudrait que je parle plus avec mes amis anglophones et que je travaille plus mon accent mais pourquoi pas...Quoiqu’il en soit, j’ai un attachement particulier à la langue française et à sa richesse.

Quels sont tes prochains projets ?

Il y a déjà un projet de prochain album qui trame et en parallèle à cela, j’ai commencé à faire des reprises que j’adapte à ma manière ou en français sur les réseaux sociaux, les gens aiment vraiment ce format-là et cela nous a donné l’idée d’en faire peut-être un disque...

Retrouvailles avec Amay Laoni au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « Le Cœur des Oiseaux de Cendre » !
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