Rencontre avec Tifen au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de « Dead Of Night » !
Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?
Je m’appelle Tiphaine, je vis à Paris, je suis auteure, compositrice, interprète et guitariste dans le projet qui porte mon nom ; orthographié Tifen ; et à côté de celui-ci, je suis aussi chanteuse lyrique et pianiste ; j’ai aussi une formation de musique classique.
Pourquoi as-tu fait d'abord de la musique avec d'autres avant d'oser en faire toute seule ?
Je pense que cela vient de mon bagage musical car de par le conservatoire, j'ai été amenée très jeune à faire de la musique en groupe. Porter un projet, c'est différent et c'est venu un peu plus tard.
Ces diverses collaborations t'ont-elles permis de cerner ta propre direction artistique ou l'avais-tu déjà en tête ?
Je pense que c’est venu assez tôt de par mes influences musicales qui se sont révélées assez vite à moi mais ensuite, il m’a fallu trouver la force et le courage pour me lancer. Ensuite, ce sont les rencontres que j’ai pu faire avec mes musiciens qui ont vraiment déclenché l’envie d’écrire des chansons, d’en faire un disque et de vouloir le partager.
Pourquoi as-tu choisi d’annoncer ton premier album avec « Garden of Inner Quiet » ?
J’ai choisi un cercle très restreint de proches, je leur ai fait écouter mon album en entier et je leur ai demandé de me faire des retours. « Garden of Inner Quiet » est ressortie assez vite comme étant une chanson qui décrit bien l’univers de ce disque, elle a une empreinte très Folk tout en ayant un côté Rock un peu saturé, un côté Jazz et un côté très produit aussi dans les arrangements. Par ailleurs, j’avais très envie d’avoir un clip avec de la danse depuis longtemps et c’était la chanson qui s’y prêtait le mieux.
« Dead Of Night » est très différent d’un point de vue musical, cela illustre-t-il le fait que ton album aura deux facettes ?
Effectivement, il y aura deux facettes dans l’album. D’un côté, on retrouvera des ballades ; des chansons très douces ; et de l’autre, des morceaux beaucoup plus Rock ; des titres plus affirmés, dans des sonorités hybrides, un peu Jazz, un peu Indé voire presque Rock progressif parfois. Ces deux facettes s’expliquent également par le fait qu’il y a des chansons que j'ai écrites y a très longtemps et d’autres écrites beaucoup plus récemment. Cet album va refléter l’évolution de mon univers sonore et tout ce qui s’est passé dans ma vie durant ces années d’écriture.
Comment expliquerais-tu que « Dead of Night » se soit construit sur plusieurs années ?
Il y a plusieurs raisons à cela. J’ai commencé à écrire ce morceau sans le terminer vraiment. Ensuite, j’ai fait une première maquette mais je l’ai laissé tomber. Quand j’y suis revenue après le COVID, je jouais en quintet, j’ai terminé cette chanson que j’ai voulu arranger en groupe, « Dead of Night » a alors pris une autre forme et lors de l’enregistrement de l’album, j’ai refait une tout autre version avec Corentin Rio ; le batteur et l’arrangeur de ce disque ; en partant de ce que raconte vraiment le texte afin de le mettre en avant.
De quoi parles-tu dans ce morceau ?
Dans ce morceau, je parle de perte. J'ai écrit cette chanson après que deux de mes amies aient perdu la vie au Carillon. Je ne me suis pas dit que j’allais faire cette chanson pour elles, j’avais déjà commencé à écrire le texte de « Dead of Night » mais cet événement a cristallisé quelque chose. Une fois que j’ai terminé l’écriture de ce texte, je me suis rendu compte qu’il parlait d’elles. Je ne voulais pas que ce soit une chanson triste, je souhaitais aborder le fait de retrouver la lumière après les drames. La première phrase de cette chanson en clair-obscur parle d’une sorte de paradis un peu rêvé.
Vers quoi ou vers qui marches-tu dans le clip qui illustre « Dead of Night » ?
C'est une bonne question. Ce clip illustre la traversée évoquée dans cette chanson ; cela peut être la traversée du deuil ou la traversée d'une période difficile quelle qu'elle soit. je voulais qu'il y ait un rapport à la lumière dans cette vidéo. A l’image, je marche dos au soleil et on peut imaginer vers quelque chose de mieux et de plus heureux.
Comment décrirais-tu ton univers ?
Nostalgique, tourmenté et un peu hybride.
L'anglais a-t-elle été une langue évidente pour t'exprimer ?
Oui, ça l’a toujours été. Beaucoup de personnes me posent la question et me disent qu’il faudrait que j’écrive en français, chose que j’essaie de faire mais qui est beaucoup moins évidente pour moi. Cela vient probablement du fait que j’ai baigné depuis toute petite dans un univers musical très tourné vers la musique anglo-saxonne car mes parents en écoutaient beaucoup. L’anglais a très vite été une langue dans laquelle je me sentais bien et comme ce n’est pas ma langue maternelle, je l’ai travaillée. Si les idées me viennent assez facilement en anglais, la prochaine étape ; mon petit défi ; sera de commencer à écrire en français.
Quels sont tes prochains projets ?
Un troisième single sortira le 21 mars et un quatrième ; qui sera accompagné d’un visualizer ; sortira le 18 avril. Des live sessions sont prévues. L’album paraîtra le 30 mai. La release party se fera les 10 et 11 juin à la Péniche Antipode sur les quais de Seine ; je serai en trio avec Corentin Rio et Guillaume Ménard, nous présenterons toutes les chansons de l’album ainsi que des inédites. La suite des dates en province est en cours de construction. Je continue d’écrire pour la suite, de nouvelles chansons sont en cours et idéalement, il se pourrait qu’il y ait de nouvelles sorties courant 2027.
Écoutez Tifen sur Spotify. Artiste · 25 auditeurs mensuels.
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