Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Retrouvailles avec Kloé Lang au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution d’« Interstices » !

Publié le par Steph Musicnation

©Emma Cortijo

©Emma Cortijo

Quels sont ces interstices qui baptisent ton nouvel EP ?

Pour moi, ce sont des petits espaces de respiration ; que ce soit au milieu du chaos, dans des situations compliquées...Je me sens parfois heurtée par le monde car je suis un peu hypersensible et je vois dans la création une manière de transformer l'horreur en quelque chose qui me fait du bien et qui me permet de respirer.

« Interstices » sort deux ans après « Ce que la Nuit », ces deux disques sont-ils liés et si oui, de quelles façons ?

Ces deux disques sont complètement liés. Pas mal de titres d’« Interstices » existaient déjà potentiellement au moment où « Ce que la Nuit » est sorti ; en revanche, le morceau qui donne son nom à ce nouveau disque a été composé plus récemment. Certaines chansons étaient encore en gestation ou elles n’avaient pas trouvé leur juste place sur mon précédent disque ; il y avait notamment des bouts de textes qui n’étaient pas encore aboutis. En tout cas, il y a clairement un pont dressé entre ces deux disques qui se ressemblent quand même sans trop se ressembler.

D’un point de vue musical, qu'as-tu fait différemment sur ton nouveau disque ?

« Ce que la Nuit » avait été composé dans ma bulle, les chansons de cet EP étaient assez minimalistes et pour « Interstices », j’ai eu envie d’exploser les murs de ma chambre ; ça reste la même chambre mais nous avons poussé un peu les murs. J’ai de nouveau collaboré avec Michael Wookey pour les arrangements et nous avons gardé la même teinte car j’adore toujours autant ces sons du réel transformés en rythmiques électroniques. Si je souhaitais avoir encore des paysages sonores comme ceux présents sur mon précédent disque, je rêvais de grosses basses afin que ce soit plus près du corps ; comme ce que peuvent provoquer de gros subs dans les concerts. J’avais à cœur que ma musique soit encore plus habitée et dynamique ; cela vient également de mon expérience live, j’avais envie que ça puisse plus bouger sur scène.

Retrouvailles avec Kloé Lang au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution d’« Interstices » !

Quels thèmes abordes-tu sur ce nouvel EP ?

Sur ce disque, je parle notamment de deuil, de relations toxiques et de rupture amoureuse. A l’exception d’« Interstices », j’ai le sentiment que chaque chanson est liée à une personne ou à une situation que j’ai traversée et à chaque fois, il y a une libération.

Dirais-tu que ce disque est encore plus intime que son prédécesseur ?

A vrai dire, j'ai l'impression que je ne peux faire que de l'intime. Même si parfois, je suis un peu planquée derrière la poésie et que c'est moins lisible pour certains, je me sens toujours toute nue dans tout. Comme mes textes sont assez abstraits, chacun peut y mettre ce qu’il veut mais en réalité, ils sont toujours très intimes.

Dans « Papapa », tu dis qu'il n'y a pas longtemps, tu as pensé à t'évader pour aller loin, pour aller bien, pour te retrouver...où serais-tu allée concrètement pour cela ?

Vers l’océan qui habite toutes mes chansons car c'est toujours là que j'ai le sentiment de me requinquer et de me retrouver. Mon rêve serait de vivre près de l’océan. J’en aurai la possibilité, j’irai me baigner dans l’eau salée dès que ça ne va pas ; comme une sorte de renaissance. Je pense à l’Océan Atlantique et à la Bretagne. J’ai de la famille sur la presqu'île de Crozon à Camaret-sur-Mer, j’y vais depuis que je suis née et pour moi, c’est le plus bel endroit au monde. Je n’y vis pas car c’est loin de tout mais peut-être plus tard...

Retrouvailles avec Kloé Lang au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution d’« Interstices » !

Peux-tu nous en dire plus sur le souvenir évoqué dans « Hourra », pourquoi est-il si marquant pour toi ?

Cette chanson évoque ma première rupture amoureuse. A cette époque-là, je faisais du théâtre mais j’ai toujours écrit, j’ai rempli des tonnes de carnets depuis que je suis en âge d’écrire mais cette fois-ci, c’était sur un ordinateur et c’est pour cela que j’ai retrouvé des bribes de ce qui est devenu « Hourra ». J’avais des bouts écrits comme une sorte de poème, j’avais vécu ce moment un peu comme une scène de cinéma, ça s’était déroulé dans un café perdu où l’on diffusait un match de foot, c’était complètement surréaliste. Quand j’ai retrouvé ces notes, je les ai remises en forme mais quasiment pas finalement, seul le titre n’existait pas et je pense que dans ma tête, les hourras étaient déjà là car c’est ce que j’avais vécu à ce moment-là. Parfois, je regarde ma vie avec une sorte de deuxième vision de la scène mais comme je suis réalisatrice et actrice, voir le potentiel de fiction dans tous les moments est peut-être une déformation professionnelle.

En référence au titre du morceau qui clôt ton nouvel EP, que reste-t-il selon toi quand la peine s'en va ?

Il reste l'amour. Cette chanson parle de la difficulté à laisser partir quelqu'un alors que parfois, on est juste dans la tristesse de ne plus avoir cette personne pour soi ; ce qui est en fait hyper égocentrique. Pour ma part, je crois en d’autres dimensions et quand la peine s’en va, j’ai la sensation que ces personnes sont avec moi tout le temps et partout et c’est OK en fait.

As-tu envisagé d'adapter tes chansons en anglais afin d'en présenter des variations ?

Non, je n’y avais pas pensé mais c’est intéressant. Comme je ne suis pas bilingue, le fait de penser à chanter en anglais n’est pas naturel pour moi-même si je l’avais fait à l’époque où j’interprétais des chansons de Janis Joplin. Après la parution de « Ce que la Nuit », je m’étais questionnée car je m’étais rendu compte que j’avais pas mal d’écoutes en Allemagne et je m’étais dit que ça pourrait être génial de faire cet EP en allemand d’autant que j’aime bien leur dynamique électronique là-bas. L’anglais viendra peut-être avec des collaborations...

©Maël G. Lagadec

©Maël G. Lagadec

Après deux EPS de chansons originales, envisages-tu de développer le propos sur un premier album la prochaine fois ?

Oui, j’ai très envie de faire un album mais j'aimerais bien avoir de vrais partenaires pour cela. Pour le moment ; et même si j’ai des partenaires sur la route ; je suis vraiment une artiste indé, je porte tout et c’est dur. J’ai à cœur de bien faire les choses pour un album et cela nécessite du temps, un entourage et un peu de moyens.

Quels sont tes prochains projets ?

L’EP sortira le 16 janvier et un clip pour « Hourra » arrivera idéalement d’ici fin février. Des live sessions en piano-voix sont prévues. J’ai eu le plaisir d’être accompagnée par Paloma la SMAC de Nîmes où je me produirai le 13 février avant d’aller chanter aux Moufettes à Saint-Bauzille-de-Putois le 15 février et j’envisage de faire des showcases à Toulouse. La release party à Paris aura lieu le 18 mars aux Trois Baudets. Une tournée devrait se mettre en place en Bretagne au printemps.

Retrouvailles avec Kloé Lang au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution d’« Interstices » !
https://www.facebook.com/kloelang.music
Commenter cet article