Rencontre avec Wonderboy au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « Death of a Drum Machine » !
Quelle a été l'impulsion pour créer « Death of a Drum Machine » ?
Il y a eu tout d’abord le fait d’aller aux États-Unis pour faire des dates en solo avec des chansons que j'avais depuis un moment ; je me suis créé un petit répertoire et je suis allé présenter ces morceaux tout seul avec une boîte à rythmes. Je suis allé retrouver des amis Américains que j'avais rencontrés à Rennes lors d'une de leurs dates. Je me suis invité chez eux, j’ai fait cinq concerts avec ce groupe d’Arizona et un autre du Nouveau Mexique et cela m’a donné envie de reprendre Wonderboy là où je l’avais laissé quelques années auparavant pour Tally Ho ! qui est mon autre groupe. L’autre impulsion est venue du COVID. Quand je me suis retrouvé enfermé chez moi à faire l’école à mes enfants ainsi que du télétravail, j’ai décidé de m’acheter une nouvelle boîte à rythmes et j’ai fait du son.
Peux-tu expliciter le titre de cet album ?
« Death of a Drum Machine » est à prendre au sens propre du terme car pendant que je faisais ces concerts aux États-Unis, ma boîte à rythmes m'a lâché de date en date. Je crois qu’elle n’a pas aimé l'avion. Elle a commencé à péricliter petit à petit, la caisse claire a disparu et ensuite, son état s’est empiré. J'ai été obligé de faire sans à la fin en jouant tout seul, j'étais avec une guitare sans boîte à rythmes et ça a été un peu perturbant pour moi mais ça s'est très bien passé. Par ailleurs, ce titre fait aussi sens avec les thèmes des chansons. Je me suis représenté cette boîte à rythmes comme un cœur qui ne battait plus.
Ce disque s'inscrit-il dans le prolongement de tes autres projets ou as-tu pris une autre direction ?
Il s’inscrit dans la suite logique de Wonderboy car avant de me faire accompagner par des potes à Rennes ; ce qui avait permis d’épaissir le son ; j’avais créé ce projet pour moi seul avec une boite à rythmes et une guitare. Sur cet album, j’ai plutôt approfondi ce que j’avais commencé auparavant. Même si j’ai composé « Death of a Drum Machine » sans batterie, je savais que j’allais développer ce disque ensuite sur scène avec des amis musiciens.
Tally Ho ! ayant publié un album en décembre 2024, cela signifie-t-il que tu mènes les deux projets de front actuellement ?
C’est vrai que ces deux albums se sont faits un petit peu à cheval mais j’avais vraiment besoin des deux à savoir Wonderboy qui est très personnel avec des boîtes à rythmes et du bricolage et Tally Ho ! qui possède une écriture beaucoup plus conventionnelle issue du Punk-Rock, du Post-Punk et de la Pop générale des années 90.
Quelles thématiques abordes-tu sur « Death of a Drum Machine » ?
Cet album parle majoritairement de l’effondrement des gens et du monde ; pas forcément par rapport au COVID que je n’ai pas mal vécu personnellement ; de déception et de séparation.
Comment décrirais-tu ton univers ?
Très autobiographique et très sincère, limpide et accessible car je ne me masque pas derrière une poésie compliquée.
Qui t'accompagne à l'heure actuelle dans cette aventure ? Es-tu seul maître à bord dans la création ou tes musiciens y participent-ils aussi ?
Je suis accompagné par Florian Pardigon qui ne m’a jamais quitté depuis que je suis arrivé à Rennes en 2009/2010 ; nous faisions alors de la musique avec Frank Darcel et nous avons fait évoluer Wonderboy en groupe avec son bassiste de l’époque ; il ne m’a jamais quitté à la batterie et il gère aussi le sampling ; ce qui nous aide beaucoup pour le live ; Louis du groupe Bops à la basse et Hadrien de SBRBS à la guitare et il commence à faire des claviers également. Dans Wonderboy, nous avons un côté bricolage mais nous sommes précis dans ce que nous faisons. Je suis le seul maître à bord au niveau artistique car j’ai fait ce projet tout seul mais ils m’ont encouragé à aller au bout et ils continuent à le faire notamment quand il s’agit de prendre des décisions. En ce qui concerne le live, ils font aussi des choix afin que cela soit cohérent.
Quelles sont tes influences majeures pour Wonderboy ?
Beck ; qui m’a donné envie de faire de la musique tout seul ; Chad VanGaalen, Timber Timbre et Cate Le Bon pour cet album-là et de manière plus intemporelle, Brian Eno et David Bowie ; car ils m’ont influencé au niveau de la matière et des textures. En ce qui concerne l’effondrement que l’on retrouve dans les textes et dans la manière de chanter, je pense que j’ai été pas mal influencé par Jason Pierce de Spiritualized.
Quel serait ton maître mot dans ce projet ?
Prendre le temps ; ce que tout le monde à commencer à faire au moment du COVID. C’est ce que j’ai fait pour faire de la musique dans mon appartement mais aussi pour écrire les textes contrairement à Tally Ho ! pour lequel il m’est arrivé de faire un texte en speed. Je n’avais pas d’échéance, j’ai pris le temps pour faire sonner les mots comme je le souhaitais et je suis revenu dessus plein de fois.
Peux-tu nous en dire plus sur la mise en image de « Stagger Home » ?
Ce clip est un délire d’Alexander Macmahon qui m’a hébergé à Albuquerque quand je suis allé faire des concerts au Nouveau Mexique. Nous avons gardé le contact et longtemps après avoir composé et enregistré ce morceau, je me suis penché sur sa mise en images et c’est en le suivant sur les réseaux que je suis tombé sur ses petits snippets filmés avec son iPhone quand il était sur la route. J’ai demandé à Alexander s’il était partant pour faire une vidéo pour « Stagger Home », il a aimé le morceau et il a tout de suite trouvé qu’il y avait quelque chose de l’ordre du mouvement dans cette chanson. Il a très rapidement proposé une vidéo car il avait récemment fait beaucoup de prises de vue entre déserts et petites villes lors d’une petite tournée. Pour moi, ça faisait un écho avec ce que j’avais vécu avec eux et c’était génial d’avoir cette petite touche-là au moment de la sortie de l’album et du single. A la fin de ce clip, il y a un petit extrait vidéo d’un show télé, Alexander trouvait marrant de le faire apparaître car le présentateur porte le même nom que lui-même s’il n’y a aucun lien de parenté ; c’était une sorte de coïncidence rigolote.
Quels sont tes prochains projets ?
J’ai mis de côté pas mal de morceaux et j’en redéterre certains afin de les mettre en musique avec mon groupe car nous avons maintenant des codes bien précis. Nous diffusons ces nouveaux comme nous le pouvons sans attendre un éventuel prochain album. Je vais être de moins en moins seul ; nous allons plus mettre en avant le fait que je suis accompagné par un groupe. Nous cherchons des partenariats ; tourneurs et/ou labels. J’aimerais beaucoup enregistré nous-même un format court qui serait une sorte de spin-off de cet album. Idéalement, il sortirait d’ici l’été 2026...Pour moi, ça serait la suite logique. Avec Tally Ho !, nous allons continuer à faire régulièrement des concerts jusqu’à l’arrivée d’un autre album mais ça prend du temps car c’est encore plus homemade.
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