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Rencontre avec Gyslain.N au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « Rois de France » !

Publié le par Steph Musicnation

©Marion Delattaignant

©Marion Delattaignant

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Je suis auteur, interprète, musicien ; je compose essentiellement grâce à la MAO ; et je suis également écrivain de fiction et de poésie. J’ai aussi une casquette de médiateur culturel car mon parcours qui mêle écriture poétique, littéraire et musicale, m’a amené à développer et à animer des projets avec des publics divers et variés ; notamment des lycéens, des personnes en détention et des seniors en EHPAD ; l'idée étant à chaque fois d’avancer sur une création collective avec chaque typologie de public.

La musique a-t-elle été un « heureux hasard » pour toi ou te voyais-tu t'exprimer dans cette voie-là depuis très tôt ?

Je me voyais m'exprimer dans cette voie-là depuis très tôt mais sans espérer que cela devienne quelque chose d'aussi engageant et même un métier car aujourd'hui, je vis globalement de mon art. J'ai toujours chanté et dansé et j’ai très tôt eu une appétence pour la lecture et pour le texte qui me capte l'oreille ; je me demande toujours ce qu'il raconte. Je crois qu’il y a eu des « effets kiss cool » de ce que j’ai chanté plus jeune ; je pense notamment à Oxmo Puccino ; et un jour, j’ai compris les messages contenus dans les textes.

Comment vois-tu ton évolution musicale depuis la parution de « Gaie-Gris » en juin 2017 ?

Aujourd’hui, j’assume beaucoup plus mon hybridation. Ce que j'ai envie de dire et ce que j'ai envie de proposer couvre un champ plus large que le Spoken Word dans lequel j'étais au départ. Sur certains titres, il y a des sonorités Afro-soul, Africaines, du jazz et parfois même du funk. J’ai à cœur d’élargir ma musique en l’hybridant car j’aime cela.

©Marion Delattaignant

©Marion Delattaignant

Qui sont ces rois de France qui baptisent ton nouveau single ?

Le titre de cette chanson renvoie à monsieur Tout-le-Monde et donc à nous tous. Je tiens vraiment à ce monsieur Tout-le-Monde car cela m’évite de considérer qu’il n’y a qu’un groupe de personnes derrières ces rois de France dont je parle car ils sont multiples et anonymes ; c’est leur particularité.

Quel thème abordes-tu dans cette chanson ?

Dans cette chanson, j’aborde le fait que nous vivons dans un espace géographique qui a une histoire longue, forte, belle et moche, nous sommes tous dans le chaudron de cette histoire ; que ce soit ceux qui nous ont précédés ou nous aujourd'hui ; nous la façonnons. Tout cela s'assume par le haut ou par le bas et pour ma part, j'ai envie de l'assumer par le haut en disant que nous sommes des rois et des reines de France.

Peux-tu nous en dire plus sur sa mise en images ?

Paris, c'est l'histoire à ciel ouvert et c’est pour cela que j’ai voulu y tourner le clip. Même si cette chanson s’intitule « Rois de France », je ne voulais pas faire un éloge de la monarchie mais plutôt du patrimoine que l’histoire nous laisse et finalement, si on y réfléchit bien, nous sommes 68 millions de propriétaires de la Tour Eiffel même si chacun n’aurait que des vis en cas de partage.  Dans ce clip, il y a l’idée de montrer ce qui nous appartient d'un côté et qui nous sommes de l’autre d’où le fait d'aller habiter des lieux emblématiques de la ville de Paris et de mettre ça face à une multiplicité de visages, de corps et de profils. Ce clip a été réalisé par Renaud Delattaignant avec lequel je collabore depuis un moment. Renaud est un artiste également, il réalise des courts-métrages, il fait du dessin, c'est quelqu'un de très inspiré et de très inspirant. J’ai été ravi qu’il chapeaute ce tournage, il a monté une équipe avec laquelle nous avons sillonné Paris et l’autre partie a été tournée en studio, c’était plus du happening avec des visages et des corps divers et variés.

©Marion Delattaignant

©Marion Delattaignant

« Tout à l'Amour » a-t-il été un choix évident de premier single pour annoncer ton second album ?

Non, ce n'était pas un choix évident mais je ne le regrette pas. L’amour est un thème tellement usité que l’on se demande si on a pris le bon angle pour en parler et surtout, si on veut faire rentrer les gens dans les dix titres que l’on a réalisés par ce bout-là. On s'est beaucoup posé la question mais étant donné que l’album à paraître parle globalement de cela, j'ai fini par trancher. « Tout à l’Amour » ouvre bien et je trouve que ce morceau est plus accessible.

Comment décrirais-tu ton univers ?

Il y a une dimension poétique dans mon univers sans pour autant prétendre être dans quelque chose de grandiose mais il y a cette quête-là dans la langue et dans la façon dont j'essaie d'imager mes textes. Dans tout ce que je fais, il y a l’idée de creuser un sillon poétique avec un langage à moi. Et puis, il y a le côté urbain assumé car je viens du Slam, du Hip Hop et de toutes ces choses-là. Il y a aussi un côté rive gauche que l’on peut rapprocher d’une partie de la chanson française que j'adore ; je pense notamment à Colette Magny, Jean Guidoni, Barbara… ces artistes qui usaient leur chemise jusqu'au dernier fil pour l'amour de l'art et qui faisaient de super belles musiques. Sur scène, j’ai à cœur de présenter un show à la James Brown ; quelque chose d’un peu fou avec des costumes.

Peux-tu développer pour nous ton rapport aux mots, car il est indéniable que tu soignes tes textes ?

Le goût des mots me vient de la chanson française, j’ai grandi avec deux parents qui l’adorent et je l’ai d’abord découverte par ce qui ne passait pas à la radio grâce à leurs vinyles et à leurs CDS. Avec le recul, je me rends compte que ce n’étaient pas du tout des artistes à la mode. Dans la question précédente, j’évoquais Jean Guidoni et Barbara mais il y avait aussi Charles Aznavour, Jacques Brel et Jean Ferrat.  Au-delà de la culture que j’ai reçue, il y a celle que je suis allé chercher, c’est-à-dire le Hip Hop et des artistes tels que MC Solaar, Oxmo Puccino, Kerry James et plus récemment Médine, Nekfeu et Gaël Faye dont je me suis tout de suite senti proche. Et bien sûr, ce goût des mots est venu avec la lecture ; que ce soit à l’école ou grâce à la médiathèque qui n’était pas très loin de chez moi. Tout cela a fait une fusion et cela m’a donné envie de soigner les mots autour de sujets. Pour moi, un sujet est comme une mine où il faut trouver des pierres afin de les polir. J’essaie de tisser un lien entre le langage et les mots.

©Marion Delattaignant

©Marion Delattaignant

Ton second album va-t-il être un instantané de celui que tu es à l'heure actuelle ?

Je vois cet album comme un instantané de l’homme qui s’est complété en tant qu’être humain et en tant qu’artiste durant ces deux dernières années. Ce disque ; qui parle de deuil, de paternité, d’idéal de citoyenneté, de petites joies et de fête ; est un instantané de toutes les choses qui m’ont traversé pendant cette période de gestation.

Quels sont tes prochains projets ?

Mon prochain single intitulé « Joie Ordinaire » paraîtra d’ici l’automne et l’album sortira avant la fin de l’année. Des concerts sont prévus au Canada entre le 07 et le 18 octobre, il y aura une release party à Lyon le 28 février 2026 et on aimerait beaucoup en faire une à Paris… Un autre titre sera mis en avant début 2026 et une petite tournée se mettra en place à partir du printemps.

Rencontre avec Gyslain.N au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « Rois de France » !
https://www.facebook.com/gyslain.nofficiel
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