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Retrouvailles avec June The Girl au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « Sweet Thérapie » !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Elisa Grosman 

(c) Elisa Grosman 

L’écriture de « Sweet Thérapie » en a-t-elle été une ?

Oui, totalement. Dans cet album, j'explore beaucoup de sujets qui m'atteignent énormément et qui m'apportent des angoisses, je les appelle mes monstres et j’ai voulu en aborder quelques-uns au travers de différentes thématiques afin de les affronter car je me suis dit que l’heure était venue... Je suis quelqu'un qui est très attaqué par ses angoisses ; c'est presque quelque chose qui me contrôle dans ma vie de tous les jours ; mais je me suis dit que j’ai 30 ans, qu'un avenir m'attend et que je ne souhaite pas être victime de toutes ces angoisses ; je n'ai pas envie qu'elles me contrôlent et me fassent perdre des opportunités ; et cet album a été une manière de prendre du recul et, du coup, d'avoir aussi une certaine forme de résilience dessus. On est donc sur un aspect extrêmement thérapeutique.

Quel a été le « déclencheur » à ce second long format ?

Quand j'ai fait « Welcome To My Terreurs », je suis un peu restée sur ma faim et j’ai eu à cœur d'aller encore plus loin et vraiment au bout des choses avec cet album. L'avantage d’un long format, c'est qu'il y a beaucoup plus de chansons et que l’on peut prendre plus de temps pour les travailler.

Dans « Dancing With My Monsters », tu dis goodbye à tes terreurs, bouclerais-tu une boucle avec ce nouveau projet ?

Oui, effectivement, je boucle la boucle avec ce projet et toute l'ère que je développe autour de cet album aujourd'hui. Nous nous sommes nourris des retours que nous avons eus sur « Welcome to My Terreurs » et nous avons essayé de trouver le bon équilibre entre chaque morceau, les sons mais aussi en termes d'image.

(c) Elisa Grosman 

(c) Elisa Grosman 

Pourquoi as-tu gardé certains titres de « Welcome to My Terreurs » sur ton album ?

Nous voulions faire une continuité de « Welcome To My Terreurs » et il me semblait logique de réexploiter les titres les plus forts d’autant plus qu’ils tombaient totalement dans l'ADN de l'album. Les gens qui m’ont connue avec certains de ces morceaux pourront les retrouver sur le disque et en live. « Hello Mr Slender Man », « Eternal Sunshine » et « Tinder Terreur » rentraient totalement dans cette histoire de terreurs, d’angoisses et de monstres. La question s’est posée en ce qui concerne « Les Reasons Why » mais comme cette chanson était déjà présente sur mon précédent EP « I’m The Girl », je ne voulais pas réexploiter ce titre à outrance et j’ai préféré laisser de la place pour de l’inédit. Parfois, il faut faire des choix même avec ses propres chansons !

« Jusqu'à l’Os » a-t-il été un titre évident pour annoncer « Sweet Thérapie » ?

Oui car « Jusqu’à l’Os » est l'une des premières chansons que j'ai faites sur l'album et elle est super importante pour moi car j’y parle de mon manque de confiance ; et ça aussi, c'est quelque chose qui est assez compliqué à gérer pour moi depuis que je suis très jeune et encore plus dans la musique car c’est un métier où l’on doit être sûr de soi alors que ce n’est pas du tout mon genre puisque je suis quelqu'un qui se pose beaucoup de questions et qui se remet beaucoup en cause. Je me suis dit que c'était important d’en parler mais d'une manière assez légère.

« Jusqu’à l’Os » donne-t-il le ton musical de ton album ?

Les sonorités Pop qui habillent les chansons de cet album permettent d’adoucir les thématiques qui sont parfois un peu deep mais je garde toujours de la dérision dans mes morceaux car je suis un clown triste qui rit de ses maladresses et de ses défauts ; c’est plus facile pour les digérer et pour essayer d’évoluer. « Jusqu’à l’Os » paraît assez lumineux mais en fait ; et c'est toute la complexité de ce nouvel album ; si on l'écoute et que l'on n'arrête pas de bouger la tête car il y a du rythme, lorsqu’on analyse en deuxième lecture le texte, il est plus deep et ceux de l'album sont rarement très positifs ou lumineux. Même si certains titres sont beaucoup plus Rock, « Jusqu’à l’Os » est en totale adéquation avec les autres car il y a une unicité sur ce disque.

(c) Elisa Grosman 

(c) Elisa Grosman 

« Sweet Thérapie » illustre-t-il une mue ou dirais-tu que ce disque vient affiner ce que tu as fait ces dernières années ?

Quand on fait de la musique, on ne peut pas renier ce qu’on a fait par le passé, c'est un peu une forme de continuité. Même si on apprend tous les jours, on se sert aussi de ce qu’on a appris précédemment. J'ai toujours composé et écrit mes chansons, j’ai évolué avec le temps tout en exploitant les bases que j’avais. En revanche, on peut parler de mue car j'ai pris énormément de place sur cet album. Si souvent, j’avais déjà fait 80% des chansons et que nous les avons retravaillées ensuite, j’en ai fait deux toute seule en termes de composition et d’écriture. J’ai puisé la force d’opérer cette mue après avoir fait des démarches afin de travailler en atelier d’écriture avec Claude Lemesle, ce qui m’a permis de croire en ce que je faisais. Par ailleurs, ayant passé le cap des 30 ans, certaines questions qui ne se posaient pas encore il y a cinq ou dix ans sont d’actualité maintenant et c’est aussi une mue en cela.

Ton album se termine sur l'outro « Mais après ? », est-ce la question que tu te poses déjà avant la parution de ce disque ?

Je suis un peu touchée par l’incertitude...Je suis complètement dans un flou épais comme je le dis dans cette chanson. Je ne sais pas comment aborder l’avenir et cela aussi bien sur le plan personnel que musical. 

Quelle couleur donnerais-tu à ce disque et pourquoi celle-là ?

La couleur rouge prune que j’adore. Je trouve qu’elle interpelle, elle est chaude, lumineuse tout en ayant quelque chose de lugubre et cela représente bien mon projet. Et puis, il y a un côté acidulé et Pop dans cette couleur.

(c) Elisa Grosman 

(c) Elisa Grosman 

Que peux-tu nous révéler sur la retranscription live de « Sweet Thérapie » ?

Comme j’ai besoin d’introduire un minimum mes morceaux et que j’ai un côté très théâtral, je pense qu’il y aura un petit côté jeu mais j’ai du mal à programmer à l’avance car je suis très spontanée. J’aime bien évoluer en fonction de l’énergie et du ressenti. Par ailleurs, je me nourri de l’énergie Rock de mes musiciens, c’est un travail à plusieurs où l’on fait rebondir les idées des uns et des autres. Tout ce que je sais, c’est que ça va être intense en live !

Quels sont tes prochains projets ?

L’album sortira le 05 septembre et la release party aura lieu aux Etoiles le 18 septembre. Il se pourrait que « Jusqu’à l’Os » soit remixé, « Dancing With My Monsters » sera envoyé pour les playlists dans les prochaines semaines et « Pretty Girls Always Smile » sortira durant l’automne en guise de nouvel extrait de « Sweet Thérapie ».

Retrouvailles avec June The Girl au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « Sweet Thérapie » !
https://www.facebook.com/JuneTheGirlOff
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