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Retrouvailles avec Charlotte Savary à l’occasion de sa participation au premier album de Batz !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Laurent King

(c) Laurent King

Par quoi as-tu été séduite dans le projet musical de Franck Marchal et Sébastien Moreau ?

Quand Franck et Sébastien m’ont envoyé un certain nombre d’instrumentaux en me demandant s’il y avait des choses qui m’inspiraient, j’ai été séduite principalement par le côté organique de leur musique ainsi que par le côté cinématique de leurs morceaux. J’aime beaucoup quand l’Electro a quand même une certaine chaleur ; l’utilisation de synthés et de claviers analogiques y fait pour beaucoup dans le son. Par ailleurs, j’ai vraiment apprécié le côté cinéma/bande son que l’on retrouve dans leurs compositions.

As-tu trouvé rapidement tes marques au sein de Batz ?

Oui, ça s’est fait assez naturellement. J’ai fait les titres chez moi mais quand nous nous sommes rencontrés, nous avons échangé et envisagé leur évolution tous ensemble et à chaque fois, nous étions assez raccord au niveau de la direction. Tout s’est fait assez instinctivement.

Comment s’est passée l’écriture des cinq morceaux que tu interprètes sur « Red Gold Rush » ?

Quand j’ai écouté les instrumentaux que Franck et Sébastien m’ont envoyés, j’ai été inspirée par certains plus que d’autres et j’ai choisi ceux qui me plaisaient le plus en fonction de la place qu’il y avait pour le chant. Je me suis mise immédiatement au casque avec un micro branché car j’ai parfois des idées de manière instantanée ; j’ai écouté les instrumentaux les uns après les autres sur ma piste principale et j’ai déroulé des idées. Des titres sont ressortis comme étant bien plus intéressants et porteurs pour de la voix.

(c) Laurent King

(c) Laurent King

Quelles thématiques as-tu voulu aborder dans ces chansons ?

Dans ces chansons, j’ai parlé de choses qui me traversaient sur l’instant. Je venais de voir le film de Luca Guadagnino quand j’ai écrit « Call Me By Your Name » ; j’avais été subjuguée par ce film et le texte est venu assez facilement. Comme je compose de manière plutôt instantanée, des mots  viennent et ce n’est que lorsque je me relis que je me rends compte que certains peuvent ressembler à des thématiques. Parfois, j’ai été inspirée par un titre, ça a été le cas pour « A Two Days Walk ». Dans ces chansons, je crois qu’il est beaucoup question d’instants. Dans « Call Me Be Your Name », on est dans un instant amoureux, on est en train de vivre un instant présent. Dans « Before The Flowers Die », j’enjoins la personne à vivre intensément avec que les fleurs ne se meurent. Dans « Race Against Time », on est sous les bombes dans une sorte de guerre qui peut être émotionnelle ou concrète, c’est une course contre la montre. Dans « A Two Days Walk », on est dans un moment arrêté contre la violence et notamment la cyber violence car dans cette chanson, je parle du cyber harcèlement scolaire. Quant à la chanson « A Polaroid On The Beach », c’est l’instantané en plein été d’une relation semée de doutes.

En faisant abstraction de la pochette qui existe déjà, comment aurais-tu illustré cet album si tu avais été aux commandes de l’artwork ?

Très bonne question ! Je n’aurais pas fait ce visuel-là mais je pense que j’aurais fait appel aux mêmes personnes car Franck et Sébastien ont confié la pochette de cet album à deux amis très chers qui sont les amis grâce auxquels nous nous sommes rencontrés avec Franck. Laurent King a pris la photo qui illustre « Red Gold Rush » et Nakissa Ashtiani a réalisé l’artwork de cet album. Comme je travaille depuis très longtemps avec Nakissa et Laurent, je leur aurais laissé complètement carte blanche sur le visuel ; ils auraient fait la même chose ou pas. Nakissa a travaillé sur la pochette de mon album solo mais aussi pour le projet Seyes que je partageais avec Marine Thibault, c’est une sorte d’âme sœur et de muse qui semble me suivre sur mes projets.

Que mettrais-tu en avant chez Franck et chez Sébastien ?

Franck est un grand mélomane d’une très grande finesse, c’est très agréable de travailler avec lui car il est à la fois méthodique et doux et cela se ressent dans sa musique. Quant à Seb que j’ai découvert grâce à ce projet, il est extrêmement sensible, il est impulsif et je dois dire que j’aime beaucoup son côté Rock ‘n’ Roll. On sent que c’est quelqu’un qui a été très fan de Rock, de Metal, de Hard…et ça me plaît beaucoup car j’ai pu être fan aussi de Rock ; peut-être pas aussi dur ; et je peux comprendre sa part de mélancolie.

(c) D.R

(c) D.R

Cette collaboration entre vous trois va-t-elle avoir une influence sur tes prochains titres en solo ?

L’avenir le dira…Je ne peux le dire vraiment car je fonctionne au coup de cœur et de manière assez instantanée. Je pense que tous les projets que l’on fait nous nourrissent d’une façon ou d’une autre mais je ne serai pas capable de te dire comment.

Comment imagines-tu la suite de « Seasons » paru en 2016 ?

Si je faisais un second album solo, je pense que le ferai avec mon conjoint Dendana qui est également artiste. Il fait de la Folk magnifiquement à la guitare mais il est aussi influencé par toutes les musiques Arabo-Andalouses et Sub-Sahariennes. J’adore la composante désert dans sa musique qui répond à mon côté Folk ; donc désert Américain. Après, il faudrait avoir le temps car nous avons deux enfants et il a aussi son projet par ailleurs.

Afin de dresser un pont entre ce premier album solo et celui avec Batz, quelle saison correspondrait le mieux à « Red Gold Rush » ?

Plutôt l’automne car je trouve que Batz est un projet très chaleureux mais il n’est pas estival pour autant, c’est un projet Electro mais il n’est pas froid donc il n’est pas hivernal non plus et c’est pourquoi, je le placerai entre deux saisons. 

(c) Nakissa Ashtiani

(c) Nakissa Ashtiani

Toi qui as déjà pas mal de projets musicaux à ton actif, quel serait ton prochain défi artistique ?

De sortir un peu de l’Electro car forcément, on me contacte beaucoup pour des projets électroniques. J’ai fait un album Folk et c’était comme poser une pierre dans mon univers car c’est ce que j’aime au départ et c’est ce qui me fait le plus vibrer. J’aimerais partir dans autre chose encore qui me permettrait d’ouvrir de nouvelles portes car j’adore naviguer entre plein de styles. Partir sur des choses plus World, plus Jazz ou même sur de la musique pour enfants car depuis la parution de mon album solo en 2016, j’en ai eu deux et cela a ouvert la porte de tous les mondes enfantins. Il y a des choses très chouettes que l’on peut faire pour les enfants.

Quels sont tes prochains projets ?

Nous sommes en train de terminer la tournée automnale de Wax Tailor. Avec Batz, nous aimerions faire du live mais peu afin qu’il soit vraiment esthétique et qualitatif. Un second clip devrait arriver d’ici le printemps. Le 1er décembre sortira le projet de N’Zeng qui est faisait partie du Peuple de l’Herbe que j’avais rencontré au tout début de Wax Tailor quand nous faisions les premières parties du groupe et nous sommes restés en contact. N’Zeng m’a sollicitée pendant le premier confinement afin que je sois en featuring sur son album Trip Hop ; du Trip Hop classique et magnifique. Quand j’ai entendu les tracks, j’étais carrément partante ! Un peu comme celui de Batz, c’est un album instrumental ou vocal, j’ai cinq morceaux chantés sur ce disque et j’en suis très fière. C’est un véritable hommage au Trip Hop avec une légère touche d’originalité inhérente à notre collaboration.

Retrouvailles avec Charlotte Savary à l’occasion de sa participation au premier album de Batz !
https://www.facebook.com/charlottesavaryofficial
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