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Rencontre avec Didier Barbelivien à l’Idol Hôtel à l’occasion de la parution de son dernier album !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Marie Rouge

(c) Marie Rouge

Pourquoi présentez-vous votre nouvel album comme étant le dernier ?

J’ai pris la décision d’arrêter de faire des disques mais cela ne veut pas dire que je vais arrêter de faire des chansons et peut-être que mes producteurs qui sont beaucoup plus techniques que moi auront envie dans un, deux ou cinq ans d’en mettre deux ou trois sur les plateformes si je les ai bien chantées. En tout cas, je ne ferai plus de CD ; je pense que c’est la fin de ce format qui reviendra peut-être un jour comme le vinyle.

Le saviez-vous en débutant la composition de ce disque où vous en êtes-vous rendu compte après son enregistrement ?

50-50. Je souhaitais enregistrer un album dont je puisse être content techniquement et comme c’est le cas ; vocalement, au niveau des arrangements et des musiciens ; mieux vaut peut-être s’arrêter sur une bonne impression.

Quelles thématiques abordez-vous sur cet opus ?

Je traite toujours de la même chose, mes chansons sont toutes en rapport avec l’amour mais sous différentes formes. Sur ce disque, je parle notamment des artistes, de féminicide, d’amitié…Pour tout dire, j’ai même éliminé quelques chansons d’amour très love story comme le public peut peut-être aimer. Il y a quand même un duo avec Anaïs qui fera plaisir aux nostalgiques d’Anaïs & Didier Barbelivien.

(c) Marie Rouge

(c) Marie Rouge

Comment synthétiseriez-vous l’univers musical de ce disque ?

D’un point de vue musical, cet album est quand même un patchwork. Sur ce disque, on retrouve notamment trois chansons avec une ambiance et des arrangements un peu Jazz auxquels je n’avais jamais touché auparavant peut-être parce que je n’y pensais pas ou parce que ça ne s’y prêtait pas. J’adore ces atmosphères-là ou un peu années 50 comme ce que faisait Charles Trenet, Sacha Distel ou Henri Salvador. « La Chanson Des Tziganes » est plus une chanson populaire. C’est drôle car je me suis rendu compte sur scène que cette chanson était un peu la petite sœur d’ « Elsa » qui datait de 1982. J’adore ces tempos un peu Slaves et festifs.

Pouvez-vous nous en dire plus sur « Le Temps D’Aimer » qui marque vos retrouvailles avec Anaïs ?

30 ans après « Les Mariés De Vendée » ! Ce n’est pas aussi gambergé que cela car je suis plus simple que ça dans la vie. J’étais en train d’enregistrer cette chanson, j’écoutais l’arrangement que j’adore et ma voix que j’aimais moins et à un moment, j’ai dit aux arrangeurs que j’avais envie d’une voix de fille sur ce morceau ; peut-être pas un duo mais une voix féminine qui me ferait des réponses. Tout naturellement, j’ai pensé à Anaïs ; je l’ai appelée et elle a accepté tout de suite. Avec Anaïs, nous avons des rapports de grande complicité depuis très longtemps.

Le cachet de La Poste qui apparaît sur la pochette de votre album a-t-il un sens particulier pour vous ?

Non, je voulais juste une enveloppe avec un timbre ; Didier Barbelivien sans photo, sans titre d’album, le plus simple possible.

(c) Marie Rouge

(c) Marie Rouge

Vous qui chantez « Les Artistes », pouvez-vous nous dire pourquoi vous êtes-vous plus consacré à eux qu’à vous-même dans votre discographie ?

Tout simplement car j’écris de manière très diverse et ça me correspondait plus d’être auteur-compositeur que de faire une grande carrière d’interprète. En fait, j’ai plutôt chanté par hasard et j’y ai pris goût. Je suis également allé sur scène par hasard et j’y ai pris goût aussi.

Comment expliqueriez-vous que vos chansons soient intemporelles ?

Je crois que mes chansons sont intemporelles car elles parlent au passé. Je me suis rendu compte que je parle très souvent à l’imparfait ou au passé. Je ne le fais pas exprès. Je parle rarement au présent et quand je le fais, ça prend un aspect descriptif et les descriptions restent intemporelles. Par exemple, « Elle » demeure intemporelle car elle n’est pas datée ; comme c’est une suite d’images qui racontent, cette chanson ne peut pas se démoder dans le temps.

Desquelles seriez-vous le plus fier ?

En ce qui concerne celles écrites pour d’autres artistes, je cite toujours « Et Moi Je Chante », « Elle M’Oublie » et « Mademoiselle » qui est ma dernière chanson pour Julien Clerc. Dans ma propre discographie, j’aime beaucoup « Elle » qui a été mon premier succès, « Jean De France », « Les Mariés De Vendée » et « Quitter L’Autoroute ».

(c) Marie Rouge

(c) Marie Rouge

Vous anticipez vos 70 ans dans une chanson…comment et où imaginez-vous cette soixante-dizaine à venir ?

Elle est tellement proche que je n’ose pas y penser ! Ça va me faire bizarre. Comme l’a écrit Hubert Selby Jr., c’est un peu « Last Exit to Brooklyn ». Quand on rentre dans les soixante-dix, ça prend des allures de dernière ligne droite pour moi. Je n’aimerais pas mourir trop vieux ou trop esquinté. Je préférerais mourir encore en forme. Comme disait Coluche, si j'ai l'occasion, j'aimerais mieux mourir de mon vivant ! Quant au lieu, je m’imagine toujours au même endroit près du Parc Monceau où j’ai toujours vécu. Je n’ai pas des envies de Galápagos car je suis un mec qui s’emmerde vite en vacances ; ça ne veut pas dire que je suis un hyperactif mais je peux rester chez moi et lire pendant des jours et des nuits. Lire est une drogue depuis mon enfance. Je lis trois ou quatre livres par semaine.

De nous jours, il y a beaucoup moins d’émissions de variétés…pourrait-on vous retrouver dans Danse Avec Les Stars ou dans Mask Singer afin de promouvoir votre dernier album ?

Ce ne serait pas possible même si j’ai été contacté pour les deux. Je n’ai jamais su danser ; quand je dis jamais, c’est vraiment jamais. Je me souviens qu’à 16-17 ans lorsque je dansais un slow qui permettait de se rapprocher d’une fille, je lui marchais sur les pieds ; sans compter que j’essayais de la peloter maladroitement ; une fois sur deux, je prenais une beigne. Par ailleurs, je ne pourrais pas porter un costume dans Mask Singer car je suis claustrophobe et agoraphobe. Pendant le COVID, je ne suis pas sorti de chez moi car je ne pouvais pas porter de masque, ça me stressait immédiatement. Le bal masqué, ce n’est pas du tout fait pour moi !

Quels sont vos prochains projets ?

Je vais peut-être vous surprendre mais je suis un type qui ne fait jamais de projets mais qui pense à faire des choses. En ce moment, je compose de la musique instrumentale ; c’est un retour à ma jeunesse. Pour l’instant, je n’en fais pas un projet, je me contente d’écrire et de réapprendre à jouer du piano. Des dates de live sont déjà programmées et je pense qu’il y en aura de plus en plus dans les mois à venir. Je n’arrêterai jamais la scène car ce sont mes colonies de vacances à moi ; quand je pars avec mes musiciens, j’ai l’impression d’aller faire la tournée des Châteaux de la Loire.

Rencontre avec Didier Barbelivien à l’Idol Hôtel à l’occasion de la parution de son dernier album !
https://www.facebook.com/didierbarbelivienofficiel
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