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Rencontre avec Yaya Minté au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son premier album solo !

Publié le par Steph Musicnation

(c) D.R

(c) D.R

Quel a été le déclic pour réellement te lancer en solo ?

Je n’ai pas toujours souhaité évoluer en solo car j'étais bien en groupe mais quand j’ai commencé à écrire des chansons tout seul chez moi et que l’on m’a offert la possibilité de faire la première partie d’Imany, j’ai pris conscience que c’était une possibilité qui existait. A ce moment-là, ça s’est fait naturellement, c’est la vie qui m’a amené à faire mon projet solo car six mois après cette première partie, mon groupe s’est séparé et chacun a fait sa vie.

Quelles casquettes as-tu dans l'artistique à présent ?

Je suis auteur, compositeur, interprète, je joue de la guitare et du cajon, j'arrange au niveau du live avec mes musiciens, je produis mes concerts et mon album, j’ai créé mon label et j’y fais un peu de tout même si je suis accompagné notamment par Dilek qui est ma cheffe de projet et Emma qui gère les réseaux sociaux.

Comment développerais-tu le titre de ton premier album baptisé « So » ?

J’ai donné ce nom à ce disque car c’est ainsi que j’appelais la mère de mes enfants ; elle nous a quittés il y a trois ans et cet album est le dernier disque qu’elle a écouté. Quand j’ai réfléchi à un titre à donner à ce disque, j’ai pensé fortement à elle et ça a été une évidence. « So », également, car maintenant, les choses vont changer.

(c) D.R

(c) D.R

Quand tu as commencé à composer ce disque avais-tu déjà précisément ta direction musicale en tête ?

Quand j'ai commencé à créer l'album, je ne me suis pas posé cette question dans un premier temps. Ensuite, j’ai travaillé les arrangements avec Arnaud Crespeau ; PAC ; qui est un excellent producteur, nous avons échangé, il a écouté mes envies, il a ramené ses idées et ensemble, nous avons réussi à faire ce disque. Je n’ai pas écouté ce qui se faisait aujourd’hui car je n’avais pas envie d’être influencé, j’ai fait cet album comme je le ressentais. J’ai eu à cœur de faire ma propre musique, quelque chose qui me ressemble vraiment.

Quels thèmes abordes-tu sur « So » ?

Sur cet album, je parle notamment d’amour, du fait de croire en ses rêves, de prendre son envol et de ne pas avoir peur de briller, des femmes qui évoluent dans un monde difficile aujourd’hui ; de la force qu’elles ont par rapport aux hommes ; des hommes qui se prennent pour des rois alors qu’ils n’en sont pas et qui ne traitent surtout pas les femmes comme des reines et je parle aussi un petit peu de l’état du monde ; du fait notamment de filmer une bagarre au lieu d’essayer d’y mettre un terme.

Pourquoi as-tu fait le choix de l'anglais sur cet album ?

Avec Presteej ; mon ancien groupe ; j'ai toujours chanté en français mais quand j’ai commencé à travailler sur cet album, j’étais dans un label qui demandait à l’époque que les chansons soient en anglais, je suis parti dans ce processus et j’ai décidé d’y rester ; pour cet album-là en tout cas ; mais ça ne m’empêche pas d’écrire des chansons en français et dans mes lives, j’en fais toujours une ou deux.

(c) Olivier Tafani

(c) Olivier Tafani

As-tu plus ou moins conceptualisé ce disque ? Il y a une intro et un interlude...

L’intro est celle que je fais toujours au début de mes concerts ; je dis aux gens présents que je vais chanter à leurs âmes afin que nous soyons tous connectés. Quant à l’interlude, il est chanté par ma grand-mère. En 2019, je suis parti au Sénégal, je lui ai demandé de me chanter des chansons qu’elle avait l’habitude de me chanter quand j’étais petit car je voulais avoir un souvenir. Ma grand-mère nous a quittés en décembre dernier et j’avais très envie de l’entendre sur ce disque. Cet album n’est pas conceptualisé, chaque chanson raconte une histoire, elles ne sont pas liées les unes aux autres car ce sont des moments de vie pris par-ci par-là. Un concept, c’est ambitieux, ce n’est pas impossible mais pas pour un premier album.

Je me doute que cet album s'est construit dans le temps, quels ont été les retours de tes proches sur tes chansons et ont-ils eu une influence sur la composition de « So » ?

Quand j’ai commencé à composer des chansons, j’avais pour habitude de les faire écouter à la mère de mes enfants, elle était toujours enthousiaste mais elle savait aussi me dire quand l’une d’elles ne lui plaisait pas vraiment. Il y a eu une petite influence à cette époque-là car je me disais que si elle n’accrochait pas à un morceau, mieux valait passer à un autre. Je suis toujours à l’écoute des gens qui m’entoure ; mes proches, mes amis, des inconnus ; car je me dis souvent que la clé est dans l’univers mais on ne sait jamais par quel moyen, il va nous envoyer un message afin de nous dire que nous sommes dans la direction. J’écoute toujours et j’essaie d’aller loin dans ma réflexion afin de comprendre et c’est pour cela, qu’il y a eu parfois une influence et parfois, non.

Quel titre présent sur « So » te représenterait le mieux à l'heure actuelle et pourquoi celui-ci ?

Très bonne question ! Je pense à « I Will » car cette chanson parle de mon passé avec mon ancien groupe et de ce que je suis devenu aujourd’hui. A un moment donné, j’ai pris ma vie en main, j’ai choisi de devenir un artiste lead, j’ai cru en moi et je me suis lancé. Ce qui s’est passé auparavant m’a aidé à évoluer et à avancer. « I Will » représente bien l’état d’esprit dans lequel j’étais pour construire cet album. C’est la chanson qui me parle le plus.

(c) Olivier Tafani

(c) Olivier Tafani

Peux-tu nous en dire plus sur le show Nio Far ?

Pour moi, la musique se vit en live et c’est pour cela que j’ai créé ce show. J’ai construit un live autour de mon album et par rapport aux arrangements que je souhaite développer sur scène. Je suis entouré d’un guitariste, d’un bassiste, d’un batteur, d’un claviériste et de deux choristes et j’ai demandé à tous mes musiciens de chanter sur scène. Nio Far en wolof, langue majoritairement parlée au Sénégal, veut dire : on est ensemble. Ensemble, c’est nous, c’est vous. Vous faites partie de cette aventure. Nio Far, c’est avant tout un show live unique, un moment de communion où la musique unit les âmes et les cœurs. Mais c’est aussi un état d’esprit, une philosophie de vie. C’est croire en ses rêves, reconnaître la richesse de chaque expérience, et valoriser l’écoute, le partage et l’échange comme essentiels au bien-être. Nio Far, c’est une quête d’authenticité, un chemin vers une vie plus riche de sens et d’émotions. Plus qu’un rêve accompli, c’est une expérience qui célèbre la simplicité et l’harmonie, une ode à la vie, ensemble. J’ai à cœur de faire tourner ce spectacle à travers le monde mais en autoproduction, c’est compliqué et c’est pour cela que j’essaye de trouver les moyens et l’accompagnement pour mener à bien ce projet.

Quels sont tes prochains projets ?

La release party de « So » se fera le jeudi 04 juin au 360 à Paris et l’album sortira le lendemain. Je jouerai le 24 juin à Lacanau à La Java. Durant l’été, il devrait y avoir des vidéos enregistrées en live et j’aimerais bien qu’il y ait des images sur plusieurs titres de l’album. Par ailleurs, j’ai fait un featuring Afro House avec Ed-Ward qui est un DJ Sudafricain, le morceau s’appelle « Losing My Mind » et il sortira aussi le 05 juin.

Rencontre avec Yaya Minté au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son premier album solo !
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