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Rencontre avec François Club au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution d’« Appel de Phare » !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Philippe Lebruman

(c) Philippe Lebruman

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Je suis auteur, compositeur, interprète et aussi dans la production musicale depuis quelques années. J’ai commencé la musique assez tôt, vers 12-13 ans, dans le Tarn, au sein de groupes de Rock où je faisais surtout des reprises. J’étais alors chanteur lead. En ce qui concerne François Club, le projet a réellement commencé en 2017. Je produis aujourd’hui la quasi-totalité de mes morceaux moi-même. J’enregistre notamment des parties de batterie, de chant, parfois du saxophone ou d’autres instruments additionnels en studio. Je suis intermittent depuis une douzaine d’années, membre de la SACEM, et j’ai monté un label qui s’appelle Disque Hyper Souple en 2023. Je commence à signer quelques artistes et nous préparons actuellement une première compilation. À côté de cela, j’enseigne la guitare, le solfège et la musique assistée par ordinateur. Je joue également du piano et de la basse.

Comment décrirais-tu ton univers ?

Métaphorique, onirique, rétrofuturiste, cinématographique et assez éthéré.

Quand tu t’es lancé avec ce projet, avais-tu déjà ta direction musicale en tête ou t’es-tu cherché dans différents styles ?

En 2015, je suis allé au Baleapop et j’y ai découvert des musiciens qui m’ont beaucoup interpellé. À partir de ce moment-là, j’ai su à peu près ce que je voulais faire avec François Club. Même si on peut parfois m’ancrer dans une esthétique très années 80, j’essaie quand même d’aller ailleurs, encore plus depuis 2020. Aujourd’hui, j’emprunte des influences à Ariel Pink, que j’aime beaucoup, mais aussi à la Vaporwave, à la variété Italienne et à une certaine variété Française.

(c) Philippe Lebruman

(c) Philippe Lebruman

Qu’est-ce qui revient souvent dans les retours faits sur ta musique ?

Le côté rétrofuturiste revient assez souvent. On m’inscrit aussi régulièrement dans un univers très années 80, ce que je n’ai pas forcément envie de représenter en permanence. Je pense que cela vient beaucoup des synthés et des boîtes à rythmes que j’utilise.

De quoi parles-tu dans « Appel de Phare » ?

Il s’agit d’une échappée belle en voiture. Ce n’est pas une histoire personnelle. J’imagine une sorte de road trip avec une partenaire, une fuite un peu irréelle, sans trop de règles, presque cinématographique. Cette chanson n’est pas très concrète ; elle est surtout composée de paysages et de sensations.

Que retrouve-t-on principalement dans tes textes ?

Je n’écris pas mes textes en pensant à quelque chose de très concret. Il n’y a pas forcément de déroulé narratif ; ce sont plutôt des tableaux désolidarisés les uns des autres. Il m’arrive aussi d’écrire de manière très sonore, simplement parce que les consonances m’intéressent.

(c) Philippe Lebruman

(c) Philippe Lebruman

Que peux-tu révéler sur ton prochain album à paraître ? « Appel de Phare » en est-il une bonne porte d’entrée ?

Oui, « Appel de Phare », qui a été mixé par Alex Gopher et qui est une collaboration entre mon label Disque Hyper Souple et celui de Tarek Ouaguinni Belleville Records, est une bonne porte d’entrée dans cet album constitué de morceaux assez planants. Le premier extrait, « Code Promo », que j’avais travaillé avec Dominic Vanchesteing, allait aussi dans cette direction. J’ai également un nouveau single intitulé « Dernière Carte Postale » qui paraîtra le 12 juin.

Je trouve qu’il y a un côté très narratif dans ta voix. Fais-tu du doublage en parallèle de la musique ?

Non, je n’ai jamais fait ça, mais pourquoi pas. Si une opportunité se présente, je serais curieux d’essayer. On m’a déjà dit que j’avais une belle voix quand je chante, mais tu es le premier à me parler du côté narratif. Cela vient peut-être du fait que je chante assez droit. Je fais peu d’effets de voix, très peu de vibrato. J’essaie surtout de rendre ma voix la plus transparente possible afin que le texte reste compréhensible. Comme je travaille avec beaucoup d’instruments électroniques, je n’ai pas envie que ma voix soit noyée dedans, notamment en live.

Vois-tu François Club comme un personnage ?

J’ai eu des personnages dans certains projets précédents, mais François Club n’en est pas un. C’est plutôt une extension de moi-même.

(c) Philippe Lebruman

(c) Philippe Lebruman

Qui retrouve-t-on dans ta culture musicale ?

Les membres de Yellow Magic Orchestra : Haruomi Hosono, Yukihiro Takahashi et Ryūichi Sakamoto. Mais aussi Sébastien Tellier, Bertrand Burgalat, Philippe Katerine et Ariel Pink.

Quels sont tes prochains projets ?

Un nouveau morceau paraîtra le 12 juin,  un quatrième extrait sortira début septembre et un focus track accompagnera la sortie de l’album à la rentrée. Il y aura aussi des collaborations, peut-être des remixes, des live sessions et des versions alternatives. Et j’aimerais monter un vrai groupe live afin de pouvoir tourner davantage.

Rencontre avec François Club au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution d’« Appel de Phare » !
https://www.instagram.com/francois_club_music_/
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