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Rencontre avec Yemba au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son premier titre !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Daniel Loeillot

(c) Daniel Loeillot

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Je suis auteur, compositeur et interprète. J’ai appris à jouer du piano en autodidacte ; surtout pour m’accompagner lorsque je chante ; à jouer la comédie, à chanter et à performer sur scène grâce notamment au spectacle Le Roi Lion à Disneyland Paris et à l’émission The Voice. J’ai vraiment tout appris tout seul, je n’ai jamais pris de cours particuliers ni même dans une école spécialisée dans les arts de la scène et du théâtre. J’ai 28 ans et j'habite à Paris.

Qu'est-ce qui t'a donné le goût de la musique et du spectacle ?

J’ai eu le goût de l'art et de la musique très tard finalement car j'ai vraiment commencé à chanter quand j'étais au lycée. Avant cela, je chantais à l'école pour les cours de musique, j’avais souvent des 20/20, les profs me faisaient de très bons retours mais je n’avais pas encore développé un amour pour la musique, c’est venu progressivement en voyant des artistes à la télé et en regardant des vidéos sur YouTube. Dans un premier temps, j’ai commencé par imiter ce que je voyais et entendais et finalement, j’ai développé une énorme passion pour la musique ; à tel point que c’est devenu mon activité principale. A présent, je n’imagine plus ma vie sans la musique alors que cette passion est arrivée très tardivement dans mon parcours. Par ailleurs, le fait d’écrire des chansons me permet d’exprimer plein de choses que je n’ose pas ou que je n’arrive pas au quotidien car j’internalise beaucoup mes émotions et mes ressentis et ensuite, j’arrive à comprendre certaines situations grâce à cela.

T'es-tu cherché pas mal musicalement parlant avant de te lancer avec « J'avais un Cœur » ou savais-tu précisément quelle direction prendre ?

Oui, je me suis beaucoup cherché avant de d'écrire cette chanson car je voulais vraiment créer un univers qui se différencie de ce que je peux entendre tout en le rapprochant de ce que j’écoute et qui n’est pas forcément en français. Quand j'ai écrit « J'avais un Cœur », la direction est venue très naturellement, ça a été une évidence dès que j’ai travaillé avec le compositeur alors que c’était beaucoup moins le cas sur les morceaux écrits avant celui-ci.

(c) Nicolas Rollin

(c) Nicolas Rollin

Quel a été le déclic pour oser dévoiler ta propre musique par le biais de ce premier single ?

Le déclic est vraiment venu de l'écoute de la chanson terminée. Quand je l’ai entendue, ça a été une évidence. Cela fait dix ans maintenant que j’écris des titres mais c’est la première fois que j’ai ce déclic-là. J’ai pris le temps de savoir ce que je voulais raconter, comment je souhaitais le faire, ce que j’allais oser montrer de moi et de mon intimité et dès que j’ai entendu « J’avais un Cœur », je me suis dit que c’était celle-ci, que c’était le moment, que j’étais prêt.

De quoi parles-tu dans « J'avais un Cœur » ?

Cette chanson m'a beaucoup aidé à comprendre ce que je ressentais car à la suite de déceptions ; notamment amoureuses ; on a parfois tendance à mettre des barrières autour de notre cœur ; à fermer nos émotions ; et c'est ce que j'ai fait moi-même sans m'en rendre compte puisqu’après j'ai rencontré d'autres personnes qui étaient géniales mais je n’ai pas réussi à tomber amoureux, je ne comprenais pas pourquoi et c’est en travaillant sur moi et en écrivant cette chanson que j'ai compris que j'avais tout simplement mis d'énormes barrières autour de mes émotions pour ne plus souffrir. « J’avais un Cœur » parle de ce parcours.

Ce morceau qui illustre une histoire vécue donne-t-il le ton de la suite ou les paroles de tes prochaines chansons seront-elles plutôt fictionnelles ?

L’écriture est un exutoire pour moi et jusqu’à présent, je n’ai écrit que sur des choses ressenties ou vécues ; cela ne laisse pas trop de place à la fiction. Même si j’ai quelques titres assez joyeux, « J’avais un Cœur » annonce plutôt bien la suite car j’ai beaucoup de titres qui parlent de souffrance amoureuse.

(c) Yemba

(c) Yemba

Qu'as-tu à cœur de véhiculer avec ce titre ?

Comme la musique m'a déjà soigné et qu’elle le fait encore aujourd’hui, j’aspire à ce que la mienne puisse soigner ; panser ; d’autres cœurs. J’aimerais que cette chanson serve de déclic aux personnes qui se reconnaîtront dans les paroles car ce déclic-là sert vraiment à avancer. J’espère que ce morceau aidera des gens à se rendre compte qu’ils se protègent peut-être un petit peu trop.

Musicalement parlant, cette chanson n’est-elle qu'une petite nuance de ta palette artistique ?

J'adore cette question !  « J’avais un Cœur » introduit mon univers car effectivement ma palette est plus large. J’aime beaucoup les sonorités Africaines, la Pop des années 2000, les piano-voix lyriques et je vais essayer de condenser cela dans mes prochaines chansons. J’ai à cœur que la suite soit cohérente mais différente.

Comment décrirais-tu ton univers ?

Assez brut, sensible, introspectif, original ; je l’espère et je laisserai les gens le dire ou non ; et éclectique ; car dans un même projet, j’aimerais faire danser, pleurer, rire, réfléchir et même énerver les gens.

(c) Yemba

(c) Yemba

Qui retrouve-t-on dans ta culture musicale ?

Michael Jackson est le premier artiste que j'ai écouté. Ma maman était très fan et je le suis devenu également. J’ai grandi avec « Thriller » dont le clip m’a énormément traumatisé mais ça, c’est une autre histoire (rires). J'ai découvert mon amour pour la musique grâce à Sia ; grâce à sa voix et à ses textes. J’aime beaucoup Yseult, Aya Nakamura ; cette artiste me fait danser, je ne sais pas ce qu’elle met dans ses sons mais ça doit être magique car je suis ambiancé dès la première note ; et Anabel ; pour qui j’ai un vrai coup de cœur, c’est une artiste complète.

Peux-tu nous en dire plus sur ta participation au Roi Lion à Disneyland Paris ?

C'est mon tout premier contrat en tant que chanteur. Je ne pensais pas être capable de faire un tel spectacle mais on m'a démarché pour y participer. Après deux auditions, j’ai été pris et grâce à cela, j’ai déménagé de Strasbourg à Paris. Pouvoir vivre de sa passion est une énorme chance même si mon travail de responsable markéting et communication me plaisait aussi, ma participation au Roi Lion à Disneyland Paris est un emploi-passion qui me remplit d’épanouissement chaque jour. Dans cette histoire connue de tous, j’incarne Rafiki que tout le monde adore.

Qu'est-ce que tu aurais en commun avec ton personnage ?

On dit souvent de moi que je suis sans limites et un peu crazy (rires) et en cela, je rejoins mon personnage car Rafiki qui est mi-masculin mi-féminin n’en a pas non plus. Avec Rafiki, on peut crier et on peut passer du rire aux larmes en un claquement de doigt, ce personnage est imprévisible et il me permet presque d’être moi-même finalement sur scène. Tout ce que l’on peut faire en étant que Rafiki pourrait nous représenter. C’est hyper plaisant d’incarner ce personnage qui est mystique, bizarre et différent de tout le monde. Nous avons beaucoup de points communs.

Quels sont tes prochains projets ?

Des capsules sont prévues pour illustrer ce premier single. Une version acoustique en piano-voix de « J’avais un Cœur » devrait sortir d’ici l’été. J’aimerais qu’il y ait de belles images pour cette seconde version. Il y aura potentiellement un duo avec une chanteuse qui est une amie. Je vais continuer à présenter des reprises en piano-voix sur mes réseaux et je vais reprendre Le Roi Lion dès la fin du mois d’avril pour une durée de neuf mois et demi à Disneyland Paris. Mon second single est quasiment terminé et il devrait sortir idéalement à l’automne. Un premier EP paraîtra début 2027 et je devrais commencer à me produire sur scène avec mes titres à partir de ce moment-là.

Rencontre avec Yemba au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son premier titre !
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