Rencontre avec Orlando au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « Black Narcissus » !
Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?
Je suis chanteur, auteur, compositeur, danseur, comédien, organisateur de soirées et je joue un peu de guitare.
Peux-tu expliciter le titre de ton EP ?
« Black Narcissus » que l’on peut traduire en français par « Narcisse Noir » est un petit clin d'œil ironique car quand on est artiste, on aime mettre l'ego en avant mais je parle pas du tout de moi dans ce titre. J’ai choisi de nommer mon EP ainsi car cela fait référence à un film que j'adore ; je suis très cinéphile, j'adore le cinéma des années 50 en Technicolor ; et à un parfum de Caron qui date des années 20 ; et d’ailleurs, dans ce film qui m’a beaucoup marqué, ils parlent également de ce parfum. « Le Narcisse Noir » ; qui parle de désir et de spiritualité ; ce qui n’est pas incompatible ; se passe en Inde à la fin des années 40, des nonnes s’établissent dans un ancien harem avec l’intention de transformer le lieu en dispensaire. Le palais se trouve tout en haut d’une montagne dans l’Himalaya et il y règne une ambiance très étrange d’autant plus qu’elles amènent la religion dans un endroit où il y avait notamment des prostituées et leurs propres désirs vont s’exacerber dans ce lieu. Le fils du maharadjah ; que l’on qualifierait aujourd’hui de non binaire ; se présente au couvent et demande à ce que les nonnes lui dispensent leurs enseignements à lui également, elles finissent par l’accepter ; pour l’anecdote, après qu’il se soit parfumé avec le Narcisse Noir ; et il devient le seul garçon entouré de femmes dans ce couvent. Comme j’aborde le genre dans mon disque, le masculin, le féminin et la différence, ça faisait sens. Par ailleurs, j’aime beaucoup les réalisateurs Michael Powell et Emeric Pressburger qui avaient fait aussi « Les Chaussons Rouges » ; leur photographie est sublime.
Peux-tu nous en dire plus quant à la pochette de ton disque ? Y assumes-tu ta part de féminité ?
C'est une très bonne question et effectivement, j'assume ma part de féminité. J'ai toujours aimé cette part d'androgynie, de masculin et de féminin et en tant qu'artiste, on a ce privilège de pouvoir vraiment l'utiliser à bon escient. J’ai toujours apprécié les artistes un peu androgynes ; notamment David Bowie ; et j’avais à cœur de retrouver cela sur la pochette de mon disque qui possède aussi un côté « Black Swan ». Je voulais quelque chose de brut et de sensuel car je suis torse nu sur la photo. C’est moi sans être moi ; c’est comme une dichotomie entre la scène, l’artiste et l’homme dans la vie ; les yeux ont été très maquillés ; très fardés ; mais c’était volontaire, on retrouve également une croix qui fait référence à la religion, des bagues avec des têtes de mort et une couronne qui n’est absolument pas une illustration de pouvoir ou de domination mais d’illumination/de connaissance de soi en termes de spiritualité car ce disque parle de cela aussi.
Quel a été le déclic pour sortir « Black Narcissus » ? Était-ce l'envie de présenter ton propre univers ? Faire de la scène sous ton nom ?
Cela venait vraiment des deux car si je fais de l’événementiel depuis plus de 20 ans dans le monde entier et que je m’éclate bien dans différents groupes, nous interprétons les chansons des autres et cela faisait un moment que le fait de vouloir chanter les miennes me trottait dans la tête. Je suis plus auteur que compositeur et j’ai mis du temps à trouver mon propre univers. Ma rencontre avec Cosmobrown ; qui a œuvré notamment avec Matthieu Chedid et Jacques Higelin ; a été un déclencheur. Nous avons fait connaissance à une soirée de Nicolas Ullmann au Bus Palladium, nous avons parlé musique, il y a tout de suite eu un feeling, nous avions les mêmes références et quasiment la même voix, nous avons tenté des chansons et ça a collé immédiatement. Il y a eu une alchimie directement et je me suis dit que c’était la personne que j’attendais. Le disque a été une excuse pour moi pour faire de la scène ; ce disque est comme une carte d’identité.
Quels thèmes abordes-tu sur « Black Narcissus » ?
Le désir, la sexualité, le genre, l’amour et la spiritualité ; mais pas dans le sens religieux du terme. Je partage mes valeurs sur ce premier disque.
Comment est né ton duo avec Laura Mayne ?
J’ai fait également la connaissance de Laura à l’une des soirées de Nicolas Ullmann au Bus Palladium et nous sommes vite devenus amis. Laura est une pianiste hors pair qui arrive à faire groover la langue Française ; j’étais fan de Native dans les années 90 ; j’ai eu envie de faire un duo avec elle sur mon premier disque et ça s’est fait naturellement. Elle a accepté sans hésiter et je me suis senti très chanceux car elle ne dit pas oui à tout le monde (rires).
Comment vous êtes-vous approprié le titre de The Jacksons et Mick Jagger ? Pourquoi as-tu choisi de reprendre « State Of Shock » ?
Nous avons arrangé différemment « State Of Shock » car nous ne voulions pas faire la même chose d’autant que ce morceau est très marqué années 80, nous avons souhaité faire une version un peu plus Electro et dans notre taciturne à nous. C’est Jean Baptiste Saudray qui est un arrangeur hors pair qui a œuvré sur cette reprise. Quant au choix de ce titre, cela vient du fait que je suis fan de Michael Jackson et de Rock ; mon premier groupe à l’adolescence était dans ce style, j’étais déjà rebelle. Sur ce premier disque, je voulais qu’il y ait des références Soul et Rock et ce duo fusionnait bien les deux. Laura qui aime le Rock aussi a adoré ce morceau.
Comment as-tu souhaité ce disque d'un point de vue musical ?
Je souhaitais que ce disque me représente d’un point de vue musical. Je voulais qu'il y ait un mélange de Soul, de Pop et de Rock car mes racines viennent de là même si après, j'ai bifurqué notamment dans le Gospel. Sur « Black Narcissus », j’avais envie qu'il y ait des références à David Bowie, Lenny Kravitz, Kate Bush et Prince. J’ai eu à cœur de synthétiser tout cela afin de présenter un disque qui puisse être éclectique tout en étant cohérent.
Aurais-tu déjà de nouvelles envies artistiques ? Le français en ferait-il partie ?
J’ai toujours de nouvelles envies car dès que l’on a atteint un objectif, il meurt et un autre désir de création prend sa place. A l’heure actuelle, j’ai sorti cinq titres originaux et un cover mais j’en ai plein d’autres dans mes tiroirs qui ne demandent qu’à être arrangés et finalisés. Pour le moment, la finalité est d’avoir plus de titres originaux afin de pouvoir me produire sur scène. J’envisage d’enregistrer un deuxième EP cet été, il sera dans la continuité de « Black Narcissus » même s’il y aura deux morceaux un peu plus Disco ainsi qu’un titre en français.
Qu'est-ce qui ressort le plus souvent dans les retours concernant « Black Narcissus » ?
Avant même la parution de cet EP, j’avais sorti « Whatever It Is U Got » et « F4ever » et les personnes qui avaient écouté ces chansons avaient tout de suite souligné les références sans que je n’en parle et ça m’a fait plaisir. Je n’ai eu que des retours positifs notamment sur la qualité de la production ; je pense que les gens ne s’attendaient pas à quelque chose d’aussi qualitatif. Je suis content de les avoir surpris et de m’être surpris moi-même.
Comment envisages-tu le live ?
J’aimerais développer mon univers sur scène. J’ai à cœur de mélanger la mode ; j’ai été mannequin et j’ai même chanté pour Jean-Paul Gauthier en 2012 ; la danse, la théâtralité...Il y aura des costumes sur scène.
Comment décrirais-tu ton univers ?
Esthétique, très graphique, énergique, un peu cabaret mais moderne, théâtral ; car j’aime me mettre en scène ; sexy et androgyne.
Quels sont tes prochains projets ?
Le clip de « Black Narcissus » paraîtra dans les prochaines semaines et il y aura également un remix. J’aimerais beaucoup faire un clip avec Laura Mayne. Cet été, je vais enregistrer un second EP avec Cosmobrown et Jean Baptiste Saudray afin de pouvoir faire un vrai concert idéalement à la fin de l’année ou tout début 2027 quand ce disque sortira. J’aimerais me produire dans des festivals et faire des premières parties. J’ai à cœur de prendre mon temps afin de présenter des choses de qualité. A côté de cela, j’ai beaucoup de dates en événementiel un peu partout avec la troupe Les Brown Sugar et nous sommes en discussion avec une production afin de rejouer « Blax The Musical » ; que nous avions présenté au Lucernaire en 2021 ; l’année prochaine ; nous chantons, nous dansons, nous jouons la comédie, il y a des combats de kung-fu, c’est vraiment drôle et sexy. J’ai également beaucoup de dates en France et à l’étranger avec Boney M car j’ai remplacé Bobby Farrell à sa mort en 2010 ; nous avons fait notamment Stars 80 ; c’est une nouvelle génération. Je me produis également en chanteur soliste en Europe sur le spectacle du Roi Lion avec un orchestre symphonique qui produit aussi des concerts hommage à Hans Zimmer (Star Entertainment/Lancelot Productions).
Black Narcissus - EP par Orlando sur Apple Music
Écoutez l'album Black Narcissus - EP par Orlando sur Apple Music. 2026. 6 morceaux. Durée : 20 minutes.
https://music.apple.com/fr/album/black-narcissus-ep/1863842130
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Les Brown Sugar - Troupe évènementielle | Ma Production
Les Brown Sugar, troupe événementielle de 4 chanteurs-danseurs, se produit depuis 20 ans sur scène, alliant musique live et chorégraphies dynamiques.
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