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Rencontre avec Olivier Casassus au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur son premier EP !

Publié le par Steph Musicnation

©Theo Saffroy

©Theo Saffroy

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Professionnellement, j’évolue dans la musique à plusieurs niveaux. En ce qui concerne « Jour Bleu » qui est paru en décembre dernier, je suis compositeur et interprète de mes propres morceaux. En dehors de mon projet qui est plutôt personnel, je compose pour des films, pour la télé et beaucoup pour des documentaires. Je suis aussi prof de piano à mes heures perdues de temps en temps et je fais partie également d'un groupe qui est naissant et dans lequel, je joue surtout des synthés mais aussi de la guitare et de la basse.

Peux-tu expliciter le titre de ton premier EP ? Qu'est-ce qu'un jour bleu ?

J’habite à Marseille où la mer et le soleil sont très présents. Même si c’est un peu cliché, il y avait l’idée de perdre son regard dans l’horizon dans ce titre ; la mer qui se mélange avec le ciel bleu. Même s’il y a une notion un peu abstraite dans le terme jour bleu, on peut y voir de la mélancolie voire du blues ; style qui fait d’ailleurs aussi partie de mes racines musicales.

Quel a été le déclic pour sortir ce disque ?

Honnêtement, je ne sais pas ! « Partisan » qui est le plus ancien morceau sur ce disque date d’il y a huit ans et je pense qu’à un moment, je me suis dit qu’il était temps de le sortir. Cela fait trois ans que je fais de la musique à 100% et ça y a beaucoup joué. Ça a été un aboutissement progressif en parallèle à la musique que je fais à l’image. J’ai mon studio à Marseille, j’y suis bien installé, j’ai bloqué un peu de temps pour ce disque et ça s’est fait naturellement. J’ai sorti un premier titre en avril 2025, c’était une période proche de mon anniversaire et quand le temps me le permet, j’aime bien ralentir un peu l’activité professionnelle à cette occasion ; c’est assez symbolique, passer d’une année à l’autre plutôt qu’au premier de l’an. Ça a commencé avec un premier morceau, puis un second et au bout d’un moment, je me suis dit que j’allais sortir un EP.

©Theo Saffroy

©Theo Saffroy

Comment décrirais-tu ton univers ?

Mélancolique, nostalgique, émotionnel et sensible.

Même s'il n'y a pas de paroles sur tes morceaux, peux-tu nous dire ce que « racontent » pour toi les six morceaux de « Jour Bleu » ?

Cet EP rassemble des morceaux qui viennent de plusieurs moments assez éloignés dans le temps de ma vie mais qui ont une valeur émotionnelle forte. « Partisan » a été composé lorsque j’ai rencontré ma femme alors que nous vivions chacun aux antipodes ; pour ma part, je résidais sur la Côte Ouest des Etats-Unis. Le titre de ce morceau vient d’un café à Paris près duquel j’ai habité et de l’univers de Leonard Cohen ; c’est un mot que j’aime beaucoup. « Octobre » évoque un moment un peu mélancolique/nostalgique entre deux saisons, le côté un peu été indien. « Voyage » a été composé en pensant à mon histoire avec ma femme ; je l’ai même joué à notre mariage ; cela illustre la symbolique de la vie en couple comme un voyage à deux. « En Attendant » traite d’un moment de maladie de ma mère qui s’est finalement très bien terminé. « Entre Chiens et Loups » évoque le moment clair-obscur juste après le coucher de soleil ; c’est un moment de la journée que j’aime beaucoup surtout quand on est en bord de mer ou à la campagne ; mais également le fait de perdre dans ses pensées et de regarder en arrière.  « A l’Aube » est un peu l’inverse d’« Entre Chiens et Loups », ce morceau évoque le début de la journée ; je me lève très tôt et j’aime beaucoup le matin d’autant plus quand à certains moments de l'année, on peut apercevoir le soleil se lever et ses premières lueurs sur la ville. J’affectionne les moments suspendus où le temps s’étire un peu.

Penses-tu que le chant a vocation à s'inviter dans ta musique ?

C’est une bonne question car si je chante à peu près juste, je ne pense pas avoir vraiment une voix ; même si j’accompagne des artistes de temps en temps ; mais comme j’aime écrire, je pense que le chant va s’inviter d’une manière ou d’une autre à un moment donné dans ma musique ; que j’écrive pour quelqu’un d’autre ou que des interprètes viennent chanter sur mes propres morceaux.

©Theo Saffroy

©Theo Saffroy

Te souviens-tu précisément de ta première rencontre avec le piano ?

Oui, je m'en souviens parfaitement alors que je devais avoir six ou sept ans. Mes parents voulaient m'inscrire au conservatoire de ma ville, ils m’ont présenté le directeur qui m'a mis devant un piano et je lui ai dit que je ne voulais pas jouer de cet instrument mais de la flûte traversière comme mon père. Comme il n’y avait plus de place dans ce cours, j’ai commencé par jouer de la clarinette ; que j’adore mais j’ai arrêté d’en jouer depuis longtemps. Mon premier rapport au piano a donc été marqué par le rejet mais j’y suis venu assez naturellement plus tard. Ma seconde rencontre avec cet instrument a eu lieu durant mes études pendant que je vivais chez ma grand-mère qui avait un très beau et ancien piano-à-queue Allemand de luthier qu’elle m’a légué après sa mort ; je le voyais dans le coin de la pièce et je l’ai apprivoisé au fur et à mesure.

Quel serait ton meilleur souvenir lié à cet instrument ?

Il y en a beaucoup ! Pour le coup, ce sont les mariages qui me viennent en tête. J’ai joué un morceau que j’ai composé au mariage d’une amie et également au mien. Ces moments ont été assez chargés en émotion.

Dans quels lieux atypiques aimerais-tu jouer « Jour Bleu » ?

Mon ami Théo Saffroy qui est un excellent photographe et vidéaste a fait toute l'imagerie de « Jour Bleu », il s’est chargé de toutes les photos et des reels diffusés sur Instagram, nous avons été filmer aux Goudes à Marseille ; c’est un très bel endroit où la roche se mélange avec le ciel et la mer ; et durant les prises d’images, je me suis dit que ça serait un beau lieu pour faire un concert.

©Theo Saffroy

©Theo Saffroy

Qui retrouve-t-on dans ta culture musicale ?

Il y a vraiment beaucoup de monde dans ma culture musicale. Quand j'étais plus jeune, j'écoutais énormément de Rock et de Pop Rock, plutôt sixties/seventies, The Beatles est un peu sur le Panthéon chez moi, je suis un énorme fan de Paul Simon de Simon & Garfunkel, j’aime beaucoup Leonard Cohen…Après le conservatoire, j’ai commencé à m’émanciper musicalement en jouant beaucoup de Blues à la guitare, j’ai beaucoup aimé et joué du B.B King, j’adore J.J. Cale mais aussi Miles Davis ; dont j’ai même un poster dans mon studio. Parmi les compositeurs, Philip Glass, Keith Jarrett, Stev Reich, Bach, Sati, Debussy, Ravel, Ennio Morricone et plus récemment, Olafur Arnalds, Nils Frahm, Hania Rani et Pieter De Graaf avec qui je commence à œuvrer. En France, Bertrand Belin, Jacques Brel et Barbara.

Quels sont tes prochains projets ?

En ce moment, j’ai pas mal de projets de films documentaires dont j’ai signé la musique pour Ciné+. Après cet EP, j’ai un projet d’album qui sera toujours au piano solo mais j'ai quelque chose qui me démange un petit peu du côté des synthés, de l'électro et donc peut-être que ça sera fusionné avec…De nouveaux morceaux pourraient sortir dès cet automne. J’ai envie de développer le live notamment en première partie de Pieter De Graaf. J’envisage de faire plus de musique à l’image pour de la fiction en 2027 et même pour le cinéma ; ce serait un peu le Graal.

Rencontre avec Olivier Casassus au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur son premier EP !
https://www.instagram.com/olivier_casassus
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