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Retrouvailles avec Edgär au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur leur troisième album !

Publié le par Steph Musicnation

(c)Jérémie Douchy

(c)Jérémie Douchy

Votre second album s’intitulait « Edgär Is Dead », était-ce pour symboliser la fin d'une ère et le début d'une autre ; comme une sorte de seconde naissance ?

Antoine : C'est exactement ça. Dans ce titre, il y avait un clin d’œil aux slogans Rock is dead/Punk is dead, c’est parti d’une blague au départ et finalement, ça illustrait une résurrection. Pour ce second album, nous avions eu envie de revenir aux sources et à la musique que nous voulions faire quand nous nous sommes rencontrés. Dans la bio qui accompagnait la sortie de ce disque, nous avions dit que nous avions réalisé l’album que nous rêvions de faire quand nous étions adolescents. Puisque que nous avions acquis assez d’expérience et de « notoriété » pour être quatre sur scène afin de défendre ce qui nous tenait à cœur, nous avons souhaité faire ce retour au Rock qui nous faisait tellement envie.

Comme son prédécesseur, on retrouve la couleur rouge sur la pochette de « Behind the Wall »,  serait-ce une manière d'attirer l'attention ou de donner un « indice » sur la teneur de ce disque ?

Ronan : Nous avons voulu rester un peu dans les mêmes tons que cette nouvelle ère ouverte avec « Edgär Is Dead » car ça fonctionnait bien. Même si ce troisième album est un peu plus dur voir plus hargneux que son prédécesseur, nous sommes restés dans la même ambiance Rock et cela se retranscrit sur la pochette. Il y a un côté plus assumé sur ce disque car nous sommes allés encore plus loin que sur « Edgär Is Dead » qui faisait une belle transition avec celui d’avant. « Behind The Wall » est un disque encore plus mature.

Concrètement, que représente ce mur et qu'est-ce qu’il y aurait derrière ?

R : Lors de la conception de ce disque, à un moment donné, nous avons hésité à le diviser en deux afin d’avoir une partie à l’intérieur et une autre à l’extérieur. Ce mur symbolise l’enfermement que l’on ressent quand on est chez soi ; cloîtré ; mais aussi celui que l’on peut ressentir quand on est dehors et que l’on est entouré de violence et de choses que l’on ne comprend pas. Ce mur existe physiquement mais également mentalement quand on essaie de s’isoler afin de se protéger.

(c)Jérémie Douchy

(c)Jérémie Douchy

« Behind the Wall » est-il l'album le plus proche de vos références musicales ?

R : Dans cet album, on retrouve l’essence de ce qui nous a donné envie de faire de la musique tous les deux. C’est dans ce style-là que nous références se rejoignent.

A : Il y a un côté « Punk » dans ces nouvelles chansons et jusque-là, on ne retrouvait cela que sur scène alors que c’est comme cela que nous nous sommes rencontrés tous les deux. Alors que The Clash est l’un de nos groupes de référence en commun, nous n’étions pas allés dans la révolte que ce soit dans les textes ou dans la musique jusqu’à ce nouvel album qui représente vraiment l’entièreté de nos références. Sur « Behind The Wall », il y a de la Pop, du Rock, des morceaux très mélodieux et des autres très rapides ; ce que l’on peut retrouver dans le Punk Rock.

Comment qualifieriez-vous l'énergie de ce disque en quelques mots forts ?

R : Il y a de la hargne et de l’ironie dans ce disque.

A : S’il y a de la révolte et de la colère, ce disque possède aussi son petit lot de douceur. Par ailleurs, l’énergie présente sur cet album est très physique et on retrouve cela même dans la façon de chanter.

R : Pour les interpréter, ces titres demandent une implication beaucoup plus importante.

Quelles thématiques y abordez-vous ?

R : Ce disque parle beaucoup d'enfermement, de l'impression de pas comprendre le monde extérieur et sa violence.

A : Cet album est une critique du monde extérieur, nous parlons de révolte mais également de la nécessité de se protéger d’où l’image du mur.

(c)Nicolas Burlot

(c)Nicolas Burlot

Musicalement, vous ne cessez d’évoluer, en va-t-il de même de votre écriture ?

A : Il y a pas mal de règlements de comptes sur cet album, chose qu’il n’y avait pas auparavant. Nos précédents disques étaient plus introspectifs, nous y parlions de nous ou des autres par le biais d’histoires d’amour ou d’amitié et il y avait de l’ironie sur le monde en général alors que sur « Behind The Wall », nous ciblons clairement certains profils ; comme si nous avions personnifié nos maux.

Depuis que vous avez rebasculé entièrement dans l'anglais, avez-vous plus développé votre projet hors de nos frontières ?

R : On sait que l’on vend à l’étranger notamment en Allemagne mais même si le but est que ce soit écouté partout, nous n’avons spécifiquement travaillé sur le fait d’exporter notre musique, notre label commence à le faire maintenant.

A : Au-delà de l’anglais, je dirais que cela vient même plutôt de notre retour au Rock qui n’est pas sous-coté dans les autres pays. Nous sommes écoutés à l’étranger et même relayés dans certains médias notamment en Angleterre. La tournée est en train de se construire, nous avons la volonté d’aller jouer là-bas mais nous voulons faire les choses correctement et que cela ait du sens ; nous réfléchissons notamment à la possibilité d’inviter des groupes à venir jouer en France avec nous et ensuite, faire la même chose chez eux.

Quelle chanson présente sur « Behind The Wall » représenterait le mieux l'état d'esprit de chacun à ce jour ?

R : « Porcelain Doll » car cette chanson parle de mon fils qui est né l’été dernier. L’album se ferme sur ce titre qui vient bien le clôturer car toute cette peur du monde extérieur a peut-être été exacerbée par le fait que je me rendais compte que j’allais avoir un petit bébé qui allait devoir s’y confronter également.

A : Bizarrement, mon mood actuel ne correspond pas à cet album…Emotionnellement, j’étais très bien ces dernières années mais ma vie personnelle a changé et je redécouvre des morceaux de nos précédents disques en éprouvant ce que Ronan ressentait au moment de l’écriture de ces chansons alors. En revanche, énergiquement, « Enemy » est le titre que je peux écouter en boucle sur « Behind The Wall ».

(c)Nicolas Burlot

(c)Nicolas Burlot

Qu'est-ce que chacun mettrait en avant chez l'autre ?

A : Romantique est un mot qui définit bien Ronan mais pas dans le sens fleur bleue du terme. Il a une intelligence émotionnelle, il est bienveillant, il écoute ses émotions et celles des autres et c’est quelqu’un de brillant.

R : Dans notre vie de groupe, Antoine serait la colle, le socle émotionnel, c’est celui qui cadre et qui fédère. Il est plein d’énergie.

Quels sont vos prochains projets ?

A : La tournée est en train de se monter. Quelques dates ont été annoncées dont La Maroquinerie le 04 décembre. Nous aimerions beaucoup jouer dans des lieux à taille humaine afin de retrouver la proximité de nos débuts ; nous sommes attachés au partage direct avec le public. Il se pourrait qu’il y ait d’autres live sessions et des mises en images de la tournée…

Retrouvailles avec Edgär au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur leur troisième album !
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