Rencontre avec Louis L’Insolence au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « Nos Ombres » !
Comment te présenterais tu à nos lecteurs ?
Je suis un artiste multi casquettes, je compose la musique, j'écris les textes, je joue de la guitare, et je suis aussi producteur. Par ailleurs, j'ai écrit pas mal d'œuvres symphoniques et d’opéras depuis vingt ans, j’ai composé pour le théâtre ; notamment pour un projet complètement fou de mur de la mort avec une compagnie à Toulouse il y a quelques années ; mais aussi pour des ensembles, des chœurs et des instruments solistes.
Comment est né ton projet solo ?
Cela vient de mon écriture pour l'opéra car elle m’a questionné sur la vocalité populaire. Il faut savoir que j’ai commencé la musique en faisant du Rock, du Jazz, en jouant du Brassens et après vingt ans de création, j’ai eu envie de reprendre ma guitare électrique afin de voir comment j’écrirai des chansons maintenant. J’ai trouvé mon nom de scène et j’ai sorti deux disques en solo avant « Nos Ombres » qui est paru au mois de février.
Pourquoi as-tu œuvré différemment sur ton troisième album ? Qu’est-ce qui a fait que tu ais voulu plus que ta voix et ta guitare électrique sur ce disque ?
Au fil du temps, j’ai eu envie d’avoir un peu plus de sons saturés, de guitares électriques et d’énergie. J’ai fait appel à Cédrick Bec qui est batteur et nous sommes allés dans cette veine-là.
L'insolence fait-elle partie de tes traits de caractère au quotidien ?
Pas du tout (rires) ! Je ne suis pas du tout insolent mais j’aimais la sonorité de ce mot et je trouvais que la connexion faite avec ce prénom était belle. A vrai dire, ce nom de scène vient d’une erreur et j’aime bien partir de cela d’ordre général. L’Académie des Lettres de Marseille m’a donné un prix pour un enregistrement et au lieu d’écrire Lionel Ginoux ; mon véritable nom ; ils m’ont appelé Louis, cela m’a donné une idée, je me suis dit que ça serait mon prénom de scène. Quant à l’Insolence, c’est venu d’un spectacle de théâtre. Au-delà de la sonorité, je trouvais que ce nom était porteur de sens. Je me suis interrogé sur ce qu’est l’insolence, sur l’attitude qui va avec et je me suis dit que c’est ce que je recherche dans mes chansons. Mon insolence en tant que compositeur de musique contemporaine est de faire de la chanson et ensuite, cela passe par le choix des formes de la métrique ou de la non-métrique que j’utilise. Cette insolence est assez subtile ; elle n’est pas à prendre au premier degré.
Comment décrivais-tu ton univers en quelques mots forts ?
Rugosité, contraste, exploratoire car j’y explore une autre facette de la voix. Il y a une noirceur de la société qui rejaillit dans mes chansons et dans les thèmes que j’aborde.
Le titre de ce disque en reflète-t-il le contenu ?
Ce titre fait référence à nos faces cachées que j’ai voulu décrire sur ce disque. Cela ne renvoie pas à une ombre telle que l’on peut en voir ; par rapport au soleil ou à la lumière.
Quels thèmes abordes-tu sur « Nos Ombres » ?
Sur ce disque, j’aborde les thèmes de l'amour ; sous différents aspects ; de la guerre, des sans-papiers/sans domicile fixe/ sans argent et du conflit.
Pour reprendre le titre de la chanson qui clôt ce disque, cueillir des mots est-il au centre de ton projet ? Comment les organises-tu dans l'écriture ?
Oui, effectivement, cueillir des mots est au centre de mon projet. Je cherche quels mots mettre ensemble dans mes chansons afin que les choses sonnent telles que j’en ai envie sans me préoccuper de la carrure particulière d’une poésie avec notamment de la versification, la mienne est beaucoup plus libre. J’aime les associations de mots ainsi que leur sens ; c’est une recherche importante.
As-tu pour ambition de développer l'écriture au-delà de la musique uniquement ?
Non, pas du tout car l’émotion que je peux avoir en écrivant de la musique et en la partageant est vraiment ce qui m’intéresse et les mots me servent à donner du sens à cette musique.
Serait-ce l’intensité évidente de ton interprétation qui marque le plus le public en live ?
Les retours varient souvent. Si moi, je ressens cette intensité, les gens mettent régulièrement en avant soit le fait d’avoir un point de vue différent par rapport à la guitare électrique en solo, soit le texte, soit la façon d’amener les choses...Les gens me parle différemment de cette intensité qu’ils reçoivent comme une émotion particulière. Quand nous sommes à deux, c’est l’énergie qui est mise en avant, les gens trouvent intéressant le contrepoint que nous proposons.
Qui retrouve-t-on dans tes inspirations aussi bien musicales que littéraires ?
Parmi mes inspirations littéraires, il y a notamment Jean-Pierre Siméon, Laurent Gaudé, Pascal Rambert, Benjamin Fondane et Alain Borne. Musicalement, Noir Désir et même surtout le guitariste Serge Teyssot-Gay, Romain Humeau, Les Têtes Raides, Brassens mais aussi John Lee Hooker.
Quels sont tes prochains projets ?
Des clips sont prévus pour « On Est Deux » et « Petit Billet ». Il se pourrait qu’il y ait des live sessions. Je travaille déjà sur mon quatrième disque, il sortira idéalement courant 2027. Je prépare également un « side project » Electro pour instruments solo et un conte musical qui paraîtra d’ici la fin de l’année.
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