Rencontre avec Artson au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son premier album de Chansons !
Comment te présenterais tu à nos lecteurs ?
Je suis un artiste multiple et passionné. Je suis auteur, compositeur, interprète et musicien ; je suis passé par le classique, le Jazz et l'Electro. Je suis également comédien, metteur en scène et réalisateur. L’art vivant me passionne tout comme le contact humain ; je suis beaucoup plus sensible à l'art du spectacle, à l'art de la scène ou par ce qui se passe sur un plateau de cinéma car on y est en équipe.
Comment expliquerais-tu que ton premier album de chansons originales ait pris autant de temps ? Cela est-il dû à l'apprentissage de ta voix ?
Peut-être, effectivement mais c’est passé par tellement de process...Mon rêve était d'être chanteur, j’ai commencé par le chant avec un super prof quand j'étais dans le Sud à Cagnes-sur-Mer mais j'ai découvert le piano par le biais de rencontres faites au conservatoire et le monde de la musique classique s'est ouvert à moi. J’ai commencé le piano classique à l’âge de 14-15 ans et du coup, j’ai dû rattraper mon retard car quand on veut faire une carrière de concertiste, il faut commencer plutôt vers l’âge de 3 ans généralement. A ce moment-là, je bossais huit heures par jour et petit à petit, je me suis éloigné du chant même si je continuais à m’accompagner en chantant. Au fil du temps, ma voix s’est mise un peu sur le côté pour laisser la place à mes doigts et au travail de l’harmonie et de la composition. J’ai reconnecté avec ma voix par le théâtre et ensuite, j’ai même fait des chansons dans ce cadre-là. Cela faisait longtemps que j’avais envie de me remettre à la musique mais j’étais pris par des spectacles, des mises en scène, ça me laissait peu de temps pour retravailler ma voix mais je l’ai cherché pendant cet album car mes maquettes étaient toutes cinq tons en dessous de ma tessiture car je murmurais chez moi en cherchant les choses comme un Gainsbourg chanterait. J’ai découvert que j’avais une voix assez aigue et que je pouvais aller chercher des choses plus hautes et plus amples. L’évolution de ma voix s’est faite sur ce disque et j’ai même réenregistré des voix juste avant le master et le mix de l’album car celle au début de l’écriture et celle à la fin n’était plus du tout la même.
Quel a été le déclic pour mettre des mots sur tes mélodies ?
Le COVID. Comme on ne pouvait plus rien faire en dehors de chez soi, j’ai pris ce temps-là pour raconter des histoires.
A contrario du titre de ton album, as-tu toujours su que ton avenir se ferait dans la musique ?
Avec le recul, je peux répondre par l’affirmative. Je me revois encore tout petit devant la télé à rêver d'être chanteur en regardant des artistes tels que Michel Polnareff, Michel Berger et William Sheller. J'ai toujours chanté tout comme ma mère le faisait à la maison. Je me suis toujours vu sur scène en train de faire de la musique.
Quels thèmes abordes-tu sur « Je Ne Sais Plus » ?
Cet album ; que j’ai dédié à ma regrettée grand-mère ; illustre une transition. Ce disque marque l’évolution d'un âge vers un autre ; le fait de quitter le monde de l'enfance et celui d’arriver dans le monde adulte même si c'est tard. Sur cet album, je parle notamment de la perte de personnes importantes et de séparation ; celle d'avec un grand amour au bout de sept, ce qui est souvent un chiffre assez évocateur. Sur ce disque, j’évoque aussi le fait d’avancer dans le temps en oubliant des choses pour ne garder que le meilleur, l’évolution physique qui peut nous bouleverser d’un âge à un autre, la perte de repères, les douleurs à surmonter mais toujours avec beaucoup d’espoir, l’amitié, l’amour et la renaissance.
Sur cet album, il y a un prélude, deux interludes et une coda, as-tu articulé ce disque pour développer un récit ?
Complètement. A l’image de Vincent Delerm ; un artiste que j’adore ; qui a fait ça sur « Les Amants Parallèles », c’est très cinématographique, il y a un début, un milieu et une fin. Quant à la coda, c’est un bonus track sur lequel tous les titres se rejoignent sur un seul et même piano-voix. Dans ce disque qui a été fait chez moi, tout a un sens par rapport à ma vie et on retrouve aussi cela sur la pochette.
Comment as-tu souhaité cet album d'un point de vue musical ?
J’avais envie que cet album reflète mes multiples facettes de musicien et d'auteur. Chaque chanson a vraiment une couleur, chacune a une production différente et même ma façon de chanter est complétement différente d’un titre à l’autre. Musicalement, cet album est vraiment multiple.
Comment décrirais-tu ton univers ?
Cinématographique, poétique et émotionnel.
Qui retrouve-t-on dans ta culture musicale ?
Michel Polnareff, Michel Berger, Léo Ferré, William Sheller, Elton John et plus tard, Radiohead et Coldplay. Beaucoup de pianistes-chanteurs et de la musique anglosaxonne.
Peux-tu nous en dire plus sur le Piano Sauvage ?
Dans une soirée à Paris, durant mes années au conservatoire à Paris, j’ai retrouvé un pianiste Niçois que j’avais déjà rencontré ; il jouait dans la rue à Nice, tout le monde le connaissait, c’était vraiment un symbole de la ville ; il cherchait un pianiste avec le permis de conduire afin de transporter son piano et comme en général, je suis plutôt un yes man, j’ai commencé l’expérience avec lui et ça a été incroyable. On posait le piano dans des endroits fabuleux dans Paris, on jouait et le public arrivait. Artistiquement, cela permettait de s’engager totalement différemment car les gens ne payaient pas leur place, il fallait juste les retenir d’une manière ou d’une autre mais il n’y avait pas énormément de pression. J’ai adoré ce concept qui m’a permis de payer mes études à un moment donné ; car on gagnait un peu de sous dans la rue ; et de me faire connaitre ; j’ai eu des contacts professionnels pour travailler sur de la musique de film, donner des cours...J’ai trouvé ça fascinant. Quand nos chemins se sont séparés, j’ai continué de mon côté, j’ai trouvé un sponsor pour le piano et comme je trouvais ça dommage de rester à Paris, j’ai commencé à faire des tournées d’abord en France puis en Europe ; j’ai même joué dans les fjords de Norvège. J’ai fait le tour de ce concept mais je le continue et j’espère encore le faire de temps en temps même si je suis connu un jour car je prends un vrai plaisir à le faire. Alors que j’ai une vie très solitaire avec le piano, j’aime partager cela, j’ai à cœur d’être le plus entouré possible, j’ai envie de rencontrer des artistes, de faire des feats, de jouer avec des gens et du coup, maintenant, j’emmène des artistes avec moi dans la rue, nous faisons une petite interview, ils me parlent de leur quartier et nous jouons dans des endroits où ils auraient rêvé de le faire. J’ai développé ce format épisode sur YouTube.
Quels sont tes prochains projets ?
Je suis en train de m'atteler au booking pour essayer de faire tourner cet album le plus possible. Idéalement, il y aura une grosse date à Paris ; même si elle se fait plus tardivement ; et elle passera par de la prévente. J’aimerais faire une release party dans la rue avec un quatuor à cordes car il y en a pas mal dans l’album. Je vais essayer de faire des premières parties afin que les gens puissent commencer à me connaitre en dehors de la rue. Cet été, je vais faire une tournée dans les villages avec mon piano, un micro et une enceinte. Je prévois deux clips, des live sessions et il y aura également une version alternative en duo avec une chanteuse que j’adore. Parallèlement à mon album, je travaille pour de la musique à l’image et je produis pour d’autres artistes ; deux EPS vont paraître prochainement. J’écris et je compose pour d’autres artistes ; mettre ma plume et mes notes au service des autres est quelque chose que j’aime beaucoup.
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