Rencontre avec Ines De Las Sierras au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « Romanza » !
Comment te présenterais tu à nos lecteurs ?
Je suis une artiste qui aime toucher à tout. Je suis curieuse, romantique, j’aime les gens et la vie. Je suis surtout compositrice, j'ai appris le violon quand j'avais 8 ans, j'en ai fait pendant une dizaine d'années au conservatoire et ensuite, j'ai fait un petit peu de danse classique dans mon enfance mais quand j’étais raide comme un balais, ça n’a pas marché. J’ai commencé à apprendre le piano il y a deux ans car je voulais m’accompagner et par là même développer ma pratique artistique. Je suis également autrice mais je n’assume pas encore pleinement d’écrire ce que je ressens, je prends plus de plaisir à créer des mélodies et à improviser. Par ailleurs, je dessine beaucoup à l’encre de chine et je rêve d’être couturière/styliste ; j’ai créé notamment les costumes du spectacle.
Peux-tu nous en dire plus sur ton nom de scène ?
Ines est mon véritable prénom et mon nom de scène me vient du surnom que m’a donné Bruno Edelman-Niver quand nous nous sommes rencontrés il y a cinq ans au Club des Poètes. A la base, « Inès de las Sierras » est le titre d’un roman de Charles Nodier mais petit à petit, je me suis dit que ce nom rappelait les montagnes du Djurdjura en Kabylie d’où mon père est originaire ; quant à ma mère, elle est marocaine. Ce très joli nom un brin mystérieux faisait complètement sens pour moi.
Quel a été le déclic pour oser te lancer artistiquement parlant alors que tu avais une toute autre carrière auparavant ?
Le déclic est venu surtout de rencontres mais également du COVID. A ce moment-là, j’étais chargée de communication à l'OTAN auprès de l'ambassadrice de France à Bruxelles et j’étais clairement dans les premières phases d’un burnout. En parallèle à mon travail, je chantais ; chose que j’ai toujours fait depuis petite ; j’avais rencontré Bruno ainsi que d’autres artistes et cela m’avait permis de commencer à entrevoir ce qu’était la vie d’artiste, je trouvais cela très séduisant d’autant que l’art que permettait de m’exprimer et de me libérer de plein de choses notamment de la pression du travail. L’autre déclic a été un spectacle de Fabrice Luchini auquel j’ai assisté, j’ai été très touchée et j’ai pris conscience qu’être sur scène comme cet artiste qui faisait rire mais aussi réfléchir et pleurer le public était ce que je voulais faire.
Comment est né le projet « Romanza » ?
« Romanza » est né de la rencontre avec Bruno Edelman-Niver. Je chantais déjà en live mais je faisais des reprises ; notamment de Dalida, Jacques Brel et Georges Brassens ; et je me suis dit que si je voulais parler au monde, il fallait que j’interprète mes propres chansons. J’avais déjà des mélodies en tête et Bruno a écrit des textes par-dessus ; parfois, ça a été l’inverse. Ensuite, nous avons proposé à Fred Parker Aliotti du Cirque des Mirages ; que Bruno connaissait déjà ; d’arranger ces chansons et par bonheur, il a été intéressé. « Romanza » est né en studio en 2024 avant d’être travaillé sur scène mais toutes mes voix ont dû être réenregistrées en 2025 et ça a été « un mal pour un bien » car entre-temps, j’ai pu tester les morceaux sur scène et cela nous a permis d’aboutir à un résultat qui me satisfait totalement.
Par quoi as-tu été séduite le plus dans l'écriture de Bruno Edelman-Niver ?
J’ai été séduite par la poésie, le romantisme, l'intemporalité de ses textes et par l'universalité des sentiments qui y sont exprimés.
Sur scène, présentes-tu plus que du chant pour défendre « Romanza » ?
A vrai dire, il y a deux choses distinctes à savoir les concerts et le spectacle « Romanza - Une Diva à Paris » où effectivement, les chansons de l’album sont présentées de manière théâtralisée. Dans le spectacle, nous racontons plus mon parcours et je ne suis pas seule sur scène, je suis accompagnée d’un comédien-pianiste et d’une comédienne qui incarnent des personnages notamment une professeure de chant lyrique et un directeur de club de Jazz.
Quels thèmes retrouve-t-on sur ce disque ?
Les deux thèmes majeurs sur ce disque sont l’amour sous différentes formes ; l’amour passionnel, l’amour léger, l’amour violent, la jalousie ; et l’exil ; quitter son pays afin d’accomplir sa destinée.
Peux-tu développer le fil rouge que l’on suit sur ce disque ?
Mon parcours est le fil rouge sur ce disque. Dans les chansons, nous abordons la réalité du point de vue de la diva et non pas de celui de telle ou telle théorie.
Que représente personnellement Paris pour toi ?
Le vieillot mais dans le très beau sens du terme car j’adore les vieux endroits, les vieux vêtements, les vieilles images, les vieilles chansons, les vieilles personnalités qui ont marqué les années 50...Depuis une douzaine d’années, je suis attirée par cette période new-look du Paris de Christian Dior et d’Yves Saint-Laurent et plus tard de Barbara qui se produisait à L’Ecluse. Je ne suis pas dans le Paris actuel mais dans le Paris rêvé par les touristes dans les années 50 et c’est pour cela que j’aime chanter sur le Pont des Arts car j’ai l’impression d’entrer en communion avec les chanteuses et les chansonniers de cette époque-là.
Penses-tu que la suite de ta carrière se fera dans la continuité musicale de « Romanza » ?
Oui et non car si on retrouvera toujours un côté métaphorique, poétique, mystérieux et classico-Jazz, je vais plus me diriger vers des choses qui feront écho à mes inspirations de jeunesse à savoir le Rock au sens large du terme ; je pense notamment à Chris Isaak, Mr. Bungle et Panic At The Disco. Je m’imagine dans un style cabaret parisien Rock Burlesque avec des violons, du piano, je me vois développer un univers mystérieux et très romantique en même temps avec la voix mise au cœur de la chanson. Il y aura toujours l’exploitation poétique de ma voix dans son amplitude max et un côté classieux sur du Rock plutôt Shoegaze.
Quels sont tes prochains projets ?
Je présenterai mon cabaret-concert le 11 février au Café de la Danse avant de m’envoler pour l’Australie où nous le jouerons au festival Adélaïde Fringe du 1er au 14 mars ; c’est une manière pour nous de développer le projet à l’international auprès des programmateurs. Deux clips sont prévus ainsi que des live sessions. Je pense déjà à la suite, j’ai pas mal de chansons à tester sur scène et ensuite à faire arranger et à enregistrer pour qu’un prochain disque puisse voir le jour idéalement courant 2027.
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Dis, comment se fait-il ? - Clip officiel - Ines de las Sierras
Crédits : Musique : Ines de las Sierras Poème : Bruno Edelman-Niver Arrangements : Fred Parker-Aliotti Piano : Fred Parker-Aliotti Harpe : Iphigénie Valentin Réalisation du clip : Natalia ...
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