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Rencontre avec Atef au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « Les Mots Qui Unissent » !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Day Photographies

(c) Day Photographies

En référence au titre de ton nouvel album, quels seraient concrètement ces mots qui unissent ?

Pour moi, ensemble et unité font partie de ces mots qui unissent. Qui dit unité ne veut pas dire uniformité car il faut préserver la diversité. Les mots qui unissent sont surtout des mots incluants. Nous vivons dans une époque où l’on sépare les gens afin qu’ils s'opposent alors que nous n’avons pas besoin de cela.

Que représente ce second album pour toi ? Le vois-tu comme une sorte de « best of » de ces cinq dernières années ?

Non, ce n’est pas un best of mais c'est vraiment le fruit d'un long travail et c’est la résultante de choses que j’avais besoin de dire et qui ont besoin d’être entendues à mon sens car je pense que les gens ont besoin d’entendre des mots qui unissent et non qui divisent ; ce n’est pas eux et nous, c’est nous ensemble pour faire corps.

Pourquoi as-tu attendu près de douze ans pour donner une suite à « Perfect Stranger » ?

J’ai chanté en français pour la première fois de ma vie à The Voice et si l’exercice m’a plu, il m’a vraiment beaucoup déstabilisé au début. Auparavant, je vivais en Angleterre et je chantais en anglais. J’ai étudié la phonétique et la littérature Anglaise, j’avais mes appuis dans cette langue alors que ce n’était pas le cas en français ; je n’avais pas étudié la poésie au-delà de ce que fait un lycée et j’ai essayé de combler cette lacune. Entre la première fois où j’ai chanté en français et la dernière chanson de l’album, il s’est passé sept ans et pendant ce temps-là, j’ai écouté de la musique Française ; ce que je ne faisais pas auparavant ; presque comme un universitaire tout en travaillant notamment les appuis de la langue.

(c) Day Photographies

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Comment décrirais-tu ton univers à l'heure actuelle ?

Chaleureux, universel, humaniste, axé sur l’unité dans la diversité, fédérateur.

Penses-tu qu'il est susceptible d'évoluer encore à l'avenir ?

Oui car il y a encore plein d’endroits où je ne suis pas allé jusqu’à présent. Je pense déjà à la suite et je n’envisage pas de faire une redite de ce second album, l’approche sera différente mais ça restera cohérent ; ça sera la même idée de départ et la même âme qui s’exprimera mais à une autre période.

D’un point de vue musical, comment qualifierais-tu « Les Mots Qui Unissent » ?

Stylistiquement parlant, je fais de la chanson en français avec des couleurs de la musique du monde ; c’est un vrai voyage autour du monde et cela vient de tous les univers que je peux écouter car je suis très éclectique, cela va de Stevie Wonder à Eminem en passant par Teddy Swims, Oum Kalthoum, Nusrat Fateh Ali Khan, Oumou Sangaré et Fatoumata Diawara.

(c) Day Photographies

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Quels thèmes abordes-tu sur ce disque ?

Eux, c’est nous est l’un des thèmes principaux. Sur ce disque, je parle d’amour notamment paternel et de transmission, de la naïveté d’espérer une amélioration quelconque, de ce que représente une file d’attente ; nous y sommes tous alignés mais chacun est dans sa solitude, c’est un moment très particulier ; d’un rêve récurrent que je fais et dans lequel je vole, de Marseille, des derniers mots de George Floyd, de famille et d’espoir ; c’est d’ailleurs l’un des thèmes importants de ce disque car je pense que c’est la jeunesse qui change le monde et moi, je crois en elle.

Le français s'est-il invité naturellement dans ton écriture ? Y-a-t’il eu un déclic ?

Quand mon premier album est sorti, j’ai fait la première partie de Christophe Maé sur l’une de ses dates, le public appréciait, il était réceptif mais au bout de quelques chansons, je me suis rendu compte qu’il m’en réclamait en français. Sur le coup, ça m’a un peu blessé mais je me suis dit que le public avait raison car je ne vivais plus en Angleterre et il fallait que m’adresse aux gens autour de moi dans leur langue. A ma décharge, la langue Anglaise était une manière de ne pas avoir à arbitrer entre la culture de mes parents et la culture du pays dans lequel je suis né. J’avais la langue mère de mes parents, la langue père de la France et l’anglais était une langue sœur pour moi. Ça a été difficile de faire sonner la langue Française sans que cela ne paraisse un peu étrange, j’ai fait un travail de recherche intérieure afin de savoir comment dire les choses le plus naturellement possible mais en chantant.

Pourquoi et comment as-tu repris « O Que Tinha De Ser » de Vinicius de Moraes et Antonio Carlos Jobim ?

C'est une chanson que je kiffe depuis des années ; je la trouve magnifique ; et avant, je la chantais en brésilien dans certains de mes concerts. J’ai eu à cœur de l’adapter en français tout en essayant de ne pas trahir la chanson originale. Je suis parti de la phrase la plus importante à savoir celle du refrain, j’ai puisé dans mes histoires d’amours passées et le texte est venu naturellement. Je suis super fier car les héritiers de Vinicius de Moraes et d’Antonio Carlos Jobim ne veulent plus qu’il y ait des adaptations peu importe la langue mais j’ai insisté auprès des éditeurs, ils ont écouté « Je le Sens Je le Vois Je le Sais » et ils ont accepté.

(c) Day Photographies

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De quels artistes te sentirais-tu proche ?

Toutes proportions gardées, je me range dans la lignée d’artistes tels que Sting, Peter Gabriel, Stevie Wonder, Bob Geldolf, Daniel Balavoine...car ils ont su mélanger leur art avec une idée humaniste. Au-delà du fait de divertir, ces artistes ont pensé que l’art devait servir à quelque chose et cela me parle.

Quels sont tes prochains projets ?

Le clip de « La File » sortira d’ici le printemps. Le live se construit actuellement ; j’aimerais pouvoir proposer un rendez-vous régulier à Paris prochainement. Il devrait y avoir des live sessions et un clip pour « I Can’t Breathe » dans les prochains mois.

Rencontre avec Atef au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « Les Mots Qui Unissent » !
https://www.facebook.com/AtefOfficial
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