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Retrouvailles avec Degermann au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur son premier album !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Emilie Moysson

(c) Emilie Moysson

Composer un véritable premier album après deux formats courts a-t-elle été une évidence ?

Pour ma part, je suis assez attaché au format album ; c’est ce que j’écoute depuis toujours ; je trouve que cela permet de créer un vrai objet musical complet avec une véritable identité et après deux formats courts, il a été plutôt évident de composer un format long mais pour se faire, je suis allé piocher dans mon catalogue de chansons déjà existantes ; je ne l’ai pas composé ad hoc. Si une bonne moitié de ces chansons étaient récentes, certaines étaient anciennes voire très anciennes.

As-tu conceptualisé « Hier Sera Doux » ? On pourrait y voir une sorte d’autobiographie chantée...

Non, je n’ai pas conceptualisé ce disque mais un fil rouge s’en est dégagé naturellement sans que je ne le préconçoive. « Hier Sera Doux » rebalaie des souvenirs et des émotions de ces dix à quinze dernières années. L’entrée dans la vie adulte est une période qui peut être assez agitée pour beaucoup de personnes et dans mon cas, elle a été charnière car elle correspond au moment où j’ai changé de voie et de métier ; je suis comédien depuis quelques années. Les chansons de cet album naviguent assez librement dans cette période.

Peux-tu expliciter le titre de ton disque ?

J’ai trouvé le titre de cet album sur la fin quand j’ai essayé de voir ce qui se dégageait de ces chansons. L’une d’elles possède un titre en allemand qui signifie hier était doux, c’est le nom d’un bar à Berlin ; ville où j’avais fait un échange Erasmus à l’époque. J’ai un peu twisté ce nom ; je l’ai mis au futur ; pour qu’il devienne le titre de l’album ; c’est aussi couplé à la pochette.

Retrouvailles avec Degermann au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur son premier album !

Que représente pour toi la photo de toi plus jeune que tu as choisi pour illustrer la pochette ?

C’est une photo de moi à 20 ans qui a été prise à Berlin, je la trouve émouvante car j’ai l’impression que c’est mon moi du passé qui regarde son moi du futur. Ce séjour à Berlin représente assez le début de cette époque charnière ; quelque chose de nouveau s'est ouvert à moi et je l'ai exploré. Ces mois passés à Berlin représentent l’une des périodes les plus heureuses de ma vie, il y avait un sentiment de liberté qui était très fort et cela se voit sur cette photo où j’ai un regard assez malicieux. Revoir cette photo a posteriori m’émeut car les dix à quinze années qui ont suivi ont été heureuses à plein de points de vue mais j’ai également connu des moments de doute. En reprenant cette photo qui représente le point de départ de cette période que traverse l’album, j’ai l’impression de reboucler quelque chose. Avec ce titre un peu mystérieux, je fais un parallèle avec « All Things Must Past » ; formule que j’interprète comme tout finit par passer ; de George Harrison car je pense que l’on finit toujours par avoir un regard doux et bienveillant sur les choses que l’on traverse ; sauf si elles sont trop douloureuses, évidemment.

Quelles thématiques abordes-tu sur ce disque ?

S’il y a moins de chansons d’amour ou de rupture que sur mes deux EPS, je parle quand même d’amour sur cet album avec des angles différents notamment de façon plus charnelle. Sur ce disque, j’aborde des souvenirs de fêtes et d’amitiés, des expériences intimes qui ont eu lieu à l’étranger et je parle aussi de séparation et de solitude.

Pourquoi as-tu publié un double single pour amorcer la promotion d'« Hier Sera Doux » ? Le choix était-il trop cornélien ?

J’avais à cœur de raconter un début d’histoire dès la première sortie et dévoiler deux chansons en même temps me paraissait être un bon format pour faire cela. Par ailleurs, cela me permettait de présenter deux facettes de l’album puisque « Barceloneta » est plus Pop et plus Rock alors que « Süss War Gestern » est plus chill et plus Folk.

(c) Emilie Moysson

(c) Emilie Moysson

Qu’aurais-tu à cœur de transmettre par le biais de ton album ?

Je n’ai pas l’impression d’écrire des chansons pour transmettre des idées ou des messages, je les écris surtout pour moi au départ car elles me permettent de sortir des choses...Avec cet album, je partage simplement un peu de mes émotions et de la bonne musique, c’est déjà pas mal !

Comment mettrais-tu en parallèle ta vingtaine et ta trentaine ?

Je dirais qu'elles sont dans la continuité. Aujourd'hui, j’ai l’impression d'être arrivé à la fin d'un cycle de ma vie qui schématiquement commencerait vers mes 20 ans et se terminerait avec la sortie de ce disque en réalité. Durant cette période, j’ai commencé à me découvrir en tant qu’artiste et ce disque fait un peu le bilan de toutes ces années-là. Entre la vingtaine et la trentaine, il n’y a pas trop de rupture, c’est plutôt une période qui se termine et une autre qui s’ouvre. Maintenant, je me sens plus établi et plus légitime en tant qu’artiste ; et cela aussi bien en tant que comédien que musicien. Je pense que je vais commencer à regarder moins vers le passé et cela va peut-être se ressentir dans les prochaines chansons que je vais écrire ; elles seront sans doute plus tournées vers l’extérieur.

Si hier sera doux, comment imagines-tu demain ?

Je pense que demain ne sera pas hyper doux. Comme beaucoup de gens, je suis assez inquiet ; anxieux ; de la manière dont évolue le monde au sens large et les choses ne vont pas en s’améliorant ; ce sont des choses dont j’ai envie de parler dans mes prochaines chansons. Demain sera doute assez rude et il faudra se battre...

(c) Emilie Moysson

(c) Emilie Moysson

As-tu déjà commencé à œuvrer pour d'autres artistes ?

Non et je le regrette ! Si quelqu'un me lit et qu'il a besoin de mes services... J’aimerais beaucoup écrire pour d'autres car je pense que c'est quelque chose d'assez libérateur. J’ai vraiment envie de moins de regarder et de me couler dans les pantoufles de quelqu’un d’autre.

Quels sont tes prochains projets ?

J’aimerais bien sortir un petit EP live en 2026 ; je trouve que ce serait un bon complément aux versions studio existantes. Des remixes devraient voir le jour dans les prochains mois. Si cela peut se faire, j’aimerais bien mettre en images « Chinese Blues » qui est ma chanson préférée de l’album. En parallèle de la musique, j’ai un projet de théâtre dans les tuyaux avec une compagnie émergente et je continue de passer des castings pour le cinéma.

Retrouvailles avec Degermann au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur son premier album !
https://www.facebook.com/degermann.music
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