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Rencontre avec Manu de Villa Fantôme au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « 2nde Zone » !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Titouan Bouiller

(c) Titouan Bouiller

Comment a été accueilli votre premier album éponyme paru au printemps 2022 ?

Comme tout premier album, il a fallu que les gens s'approprient ce disque car ils ne savaient pas forcément d'où nous arrivions. Ce n’est que maintenant que nous nous rendons compte que les gens ont compris que nous sommes des gars de La Ruda alors qu’ils n’avaient pas du tout capté ça lors de la parution du premier album et du coup, l'accueil a été plus compliqué puisque c'était comme un groupe nouveau et aujourd’hui, l'émergence est compliquée malgré les réseaux sociaux ; j'ai même presque envie de te dire à cause des réseaux sociaux car s’ils sont super pour communiquer, l’offre est tellement énorme que pour sortir du lot, c'est plus difficile qu’auparavant car à une époque, tout le monde faisait ses armes en live et c’est le public qui déterminait ceux qui restaient alors que de nos jours, on pioche un peu à droite à gauche. Par ailleurs, au sortir du COVID, c’était encore pire que maintenant pour le Rock car l’Electro et l’Urbain dominaient complètement la scène et le marché. Du fait de tout cela, ça a été encore plus compliqué pour un premier album de Rock d’autant plus en français.

Lorsque vous avez défendu ce disque en live, vous êtes-vous rendu compte que les fans de La Ruda Salska vous avaient suivis dans cette nouvelle aventure ?

A vrai dire, une partie du public de La Ruda a suivi et l'autre non. Celle qui a suivi était composée des personnes qui connaissaient très bien le groupe et évidemment, c’était plus sur les morceaux qui se rapprochaient de l’esthétique de La Ruda. Comme avec Pierre, nous avons envie de faire quelque chose de plus British et de moins alternatif avec Villa Fantôme, le côté un peu New-Wave n’a pas branché tout le monde. Tant mieux, tant pis, dirons-nous mais nous savions qu’il nous fallait conquérir un nouveau public car notre idée n’était pas de faire La Ruda numéro 2 ; ça n’aurait servi à rien. Pas mal de personnes sont venues d’ailleurs ; notamment du Rock Français ; ces gens ont plutôt bien accueilli le disque et ils sont venus aux concerts ; évidemment, ils étaient bien moins nombreux que du temps de La Ruda mais c’était normal car c’était un projet en développement. Nous avons été contents de rencontrer un nouveau public et c’était bien qu’il ne soit pas uniquement constitué de celui de La Ruda ; même si nous sommes fiers qu’une partie ait continué à nous suivre ; car nous voulions proposer autre chose. C’est aussi ce qui nous a donné envie de faire un second album !

Peux-tu expliciter le titre de votre second album ?

A la base, nous voulions faire quelque chose qui se rapprochait vraiment du Ska 2 Tone élaboré par The Specials à la fin des années 70 sans le copier pour autant et comme aujourd’hui, nous ne sommes pas forcément en haut de l’affiche mais plutôt sur la seconde zone ; faut vraiment creuser pour venir chercher Villa Fantôme car aujourd’hui, nous sommes toujours pas mal sur l’Electro, l’Urbain et la nouvelle Chanson Française ; nous sommes partis de cela pour le titre et le logo est un clin d'oeil au 2 Tone.

(c) Titouan Bouiller

(c) Titouan Bouiller

Qu'avez-vous fait différemment sur « 2nde Zone » par rapport à son prédécesseur ?

« 2nde Zone » reste quand même une suite du premier ; nous estimons que c'est « Villa Fantôme » en mieux. Nous sommes repartis des mêmes codes tout en essayant de les améliorer. Nous avons fait évoluer la New Wave en utilisant quelques samples et nous avons plus axé le Ska Revival sur quelque chose de frais.

« French Boy » est interprété en anglais, peux-tu nous en dire plus sur votre rapport à cette langue ?

Sur ce morceau, Pierre bloquait un peu avec le Français ; ce qui est très rare pour lui ; et il a trouvé ça marrant d’allier plusieurs titres de chansons ou d’albums afin de faire une sorte de jeu de mots en anglais même si ça ne fait pas du tout partie de sa culture ; il a trouvé cette feinte afin de réussir à faire quelque chose d’intéressant sur le texte. Notre collaboration avec Pierre s'est faite il y a bien longtemps sur plusieurs choses dont le style ; Ska, Rock et New Wave car c’était ce que nous écoutions quand nous nous sommes rencontrés ; et la langue ; Pierre n’écrit qu’en français et moi, j’adorais le Rock Français à cette époque notamment Noir Désir, Mano Negra, Les Négresses Vertes...Nous avons été bercés par le Rock Français même si à l’adolescence, nous avons écouté The Cure, Depeche Mode et The Specials qui s’exprimaient en anglais, nous adorions cela mais nous savions que nous allions le traduire en français car c’est la culture de Pierre qui est un littéraire ; il fait tout à base du français ; et pour ma part, j’adore ce qui se fait dans notre langue même si j’écoute d’autres choses.

Quelles thématiques abordez-vous sur ce disque ?

Nous cherchons toujours à parler de choses qui nous concernent sans rentrer trop dans des sujets politiques ; même si beaucoup de choses nous gave actuellement dans ce domaine-là, nous n’avons pas envie de saouler les gens avec ça à l’intérieur de nos morceaux. Dans ses textes, Pierre aborde notamment l’amour, le temps qui passe, les histoires de couples qui durent, des sujets d’actualité...Pierre parle également de ses états d’âme. Il est aussi très axé sur l’humain et il glisse quelques références cinématographiques dans ses textes car il adore le cinéma.

(c) Titouan Bouiller

(c) Titouan Bouiller

Certaines chansons ont l’air d’être directement adressées à des personnes précises...est-ce le cas ou est-ce plutôt fictionnel ?

Pour ma part, je pense qu’il y a de la fiction mais pour certains titres, Pierre a dû penser forcément à quelqu’un même si ce n’était pas un proche. Il faut savoir que Pierre lit beaucoup, des choses doivent l’interpeler et ensuite, il en fait des chansons mais je ne peux pas répondre pour lui...

Comment synthétiserais-tu l'univers de Villa Fantôme ?

Frais, dynamique, agréable, riche ; au niveau de l’instrumentation, des textes et de la structure des morceaux ; et ciselé tout en étant abordable car ça a toujours été notre idée.

Qu'aimerais-tu tenter personnellement à l'avenir au sein de Villa Fantôme ?

Beaucoup de choses ! Maintenant que nous avons trouvé notre style, nous allons rester là-dessus en essayant d’être encore plus qualitatifs. Nous avons commencé à rentrer quelques samples sur ce disque et c’est quelque chose que nous allons pouvoir développer sur le prochain sans trop en abuser ; cela ramène de la modernité.

(c) Titouan Bouiller

(c) Titouan Bouiller

Avec Pierre, vous vous connaissez depuis longtemps, quel serait ton meilleurs souvenir avec lui en dehors de la musique ?

La musique est vraiment une passion commune et nous avons toujours évolué là-dessus mais c’est vrai qu’en dehors de cela, nous avons passé des vacances ensemble notamment au ski et ce sont d’excellents souvenirs très drôles. Mes meilleurs souvenirs avec Pierre remontent au tout début quand La Ruda n’existait pas encore, nous étions passionnés de musique et quand nous rentrions tard de soirée, nous restions dans son Austin Mini ; Pierre étant très grand, c’était drôle aussi ; pour écouter des cassettes. Nous pouvions écouter trois ou quatre albums avant de sortir de la bagnole pour aller dormir.

Que referais-tu différemment dans votre riche carrière ?

C’est dur à dire car on peut toujours se dire que l’on aurait pu faire différemment à une certaine époque mais ça aurait changé des choses et ces changements en auraient impliqué d'autres...Je me dis que nous n’avons peut-être pas fait tout le temps les meilleurs choix mais trente ans après, nous sommes encore en train de jouer ! Nous avons forcément pris des décisions qui n’étaient pas les meilleures mais c’est ce qui a fait que nous avons tenu et que nous avons pu assouvir cette passion sur trente années et aujourd’hui, elle est encore intacte. 

Rencontre avec Manu de Villa Fantôme au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « 2nde Zone » !
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