Rencontre avec MiiRA au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de « Cores » !
Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?
Je suis autrice, compositrice et interprète, je joue du piano ; surtout pour composer ; et je suis d'origine Brésilienne.
Peux-tu nous en dire plus sur la roda de MiiRA qui a été organisée récemment au Consulat Voltaire ?
Une roda est une ronde, c’est l’équivalent du cypher dans le Hip Hop. On met des gens en rond et on fait collectivement quelque chose, on peut chanter, danser, raconter des histoires...Le principe d'une roda est de faire de la musique pour nous et par nous, il n'y a pas de division entre le public et ceux qui font car on est tous ensemble ; le côté circulaire permet au public présent de participer également. Au Brésil, les rodas de samba sont très connues. J’en ai organisé une première qui était entre le spectacle et la roda pour de vrai car j'ai invité des artistes dont j'admire le travail et qui inspirent le mien ; des artistes avec qui je travaille pour l'écriture et pour la composition et qui sont des amis ; des militants, des danseurs, des musiciens, des compositeurs...J'aimerais que ça devienne un rendez-vous régulier à partir de l’automne.
« Cores » s’inscrit-il dans la lignée musicale de « XX99 » paru en février 2024 ?
Comme « Cores » a été fait avec les mêmes personnes, il s'inscrit vraiment dans une continuité de « XX99 », il y a aussi une constance dans le songwriting car je mets beaucoup d'artisanat et de soin en ce qui concerne l’écriture de mes chansons et cela s’entend dans mes deux disques. En revanche, pour mon deuxième EP, j'ai voulu que les choses soient plus instinctives et moins réfléchies car « XX99 » s'est construit dans la durée et dans une forme de souffrance aussi car les thèmes étaient plus lourds. J'ai eu envie d'être impulsive dans ma manière de faire mon second EP, j’ai eu à cœur de ne pas trop réfléchir, de laisser vivre les choses et je pense que c'est quelque chose que je vais pousser encore plus à l’avenir.
Qu'est-ce qui avait été le plus salué sur ton premier disque ?
Je pense que c'était le fait de remettre au goût du jour une tradition de chansons Brésiliennes et l’émotivité dans ma voix ; le côté très à fleur de peau.
Quel a été le déclic pour écrire en français sur ton nouvel EP ?
Il n’y a pas eu de déclic, ça n’a pas été une décision, c’est venu comme cela en français et je n’ai pas cherché à modifier la langue. Il faut savoir qu’« Où Vont Les Larmes » est la première chanson que j’ai écrite en tant que MiiRA et elle m’a demandé beaucoup de temps. Au départ, j’avais juste cette question « Où vont les larmes que l’on garde ? », c’était une sorte de punchline, j’ai tiré le fil ensuite et comme c’était venu en français, j’ai continué dans cette langue.
Maintenant, avec le recul, as-tu trouvé où vont ces larmes ?
Ce que j'ai trouvé ; en tout cas ; c'est qu'elles sont toujours là et qu'il faut s'autoriser à les laisser couler.
Quels thèmes abordes-tu sur ton nouveau disque ?
Sur cet EP, je parle de séduction, de transformation du deuil, de lâcher-prise et d’exister tout simplement.
Le titre de ton nouveau disque signifie couleurs en brésilien, peux-tu nous donner les trois qui seraient dominantes sur ton EP ?
Le rouge pour le côté dramatique et le côté très femme. Le jaune parce que c'est un EP très lumineux ; je trouve. Le bleu car c'est la couleur de la mer ; de l'océan ; c'est ce qui me sépare du Brésil et c'est ce qui vient rattacher la mélancolie aussi.
Comment décrirais-tu ton univers ?
Organique ; quelque chose de très proche du corps, des sensations à fleur de peau ; puissant ; il y a une volonté de vie très forte et cela se retrouve dans l'ambition musicale ; et coloré ; pour les différences de timbres, d'arrangements, les cordes...
Après deux EPS assez rapprochées dans le temps, penses-tu que ton prochain projet sera un premier long format ?
Sûrement...J’ai déjà plein de chansons de côté mais j’ai très envie d’en écrire de nouvelles. Je pense que je vais rentrer dans une phase d’écriture mais aussi de live.
Sur scène, mélanges-tu les disciplines ?
J’ai envie d’aller vers cela car je souhaite qu’il y ait une dimension de spectacle. J'adore raconter des histoires, je parle beaucoup pendant mes concerts, il y a un aspect conteuse et comme j’adore danser, je ne suis pas fermée à cela même si pour l’instant, ce n’est pas prévu sur scène.
Des artistes francophones ont-ils été marquants dans ta culture musicale ?
A vrai dire, j’ai plus été marquée par la culture Rap notamment par Passi et le Bisso Na Bisso durant mon enfance et mon adolescence. Plus tard, j’ai découvert Barbara mais pour être tout à fait honnête, je n’ai jamais trop digué dans la variété Française, ça ne fait pas trop partie de ma génétique musicale car j’ai baigné dans un environnement de musique Brésilienne, baroque et Rap.
Quels sont tes prochains projets ?
Il y aura peut-être un prochain clip à la rentrée. La release party de l’EP se fera le 04 septembre au Hasard Ludique et d’autres dates suivront. J’aimerais bien voyager avec ma musique notamment au Portugal et en Belgique où j’ai pas mal d’écoutes. J’adorerais organiser une tournée au Brésil mais c’est plus loin. Je prévois des rodas de MiiRA à partir de l’automne et si Dieu le veut, l’enregistrement du premier album...
Cores - EP par MiiRA sur Apple Music
Écoutez l'album Cores - EP par MiiRA sur Apple Music. 2025. 5 morceaux. Durée : 17 minutes.
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