Rencontre avec Kaârtell au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son premier morceau !
Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?
Je m'appelle Andoni Plaza, j'ai 30 ans et je suis originaire de Bordeaux. J'ai grandi dans une famille de musiciens et j’ai fait de la musique très rapidement. J’ai fait pas mal de batterie ; durant quasiment huit ans ; mon grand-père était batteur professionnel ; c’était une chance ; et j’ai préféré apprendre avec lui car les cours m’ont vite saoulé. Je me suis mis récemment à la guitare et au piano, je touche un peu à tous les instruments et cela en autodidacte. A côté de la musique, je suis comédien ; je suis un grand passionné de cinéma.
Pourquoi avoir choisi Kaârtell comme nom pour ton projet ?
A vrai dire, c'est venu tout seul, en cherchant des noms. Pour être honnête, c’était plus pour me rapprocher un petit peu de l'univers des cartels Mexicains tout en orthographiant différemment ce nom mais il n’y avait pas d’idée artistique à proprement parler derrière ça. Je trouvais le nom stylé et je me suis lancé en tant que tel durant le COVID car j’avais du temps devant moi.
As-tu toujours baigné dans la musique électronique ou cette orientation musicale est-elle plutôt récente ?
J'ai écouté de la musique très tôt et notamment de l’Electro grâce à ma mère. J'ai directement été marqué par ce style que j’écoutais petit sur le trajet de l’école. « Hypnotica » de Benny Benassi est le premier album que j’ai acheté avec mon argent de poche ; j’avais huit ans ; j’ai écouté ce très bon album une centaine de fois et j’ai vraiment été marqué par ces sonorités Techno. Plus jeune, j’ai beaucoup écouté aussi « Play » de Moby, Kraftwerk et Jean-Michel Jarre. Ensuite, je suis venu à mettre à la musique électronique en commençant par l'événementiel à l'âge de 18 ans, j’ai organisé des soirées Psy Trance sur Bordeaux et c'est là que, rapidement, l'envie de créer de la musique électronique est venue.
Comment qualifierais-tu l'univers de Kaârtell ?
Cinématographique, déstructuré, surprenant, intense tout en étant profond et imagé.
Que chercherais-tu à transmettre, même sans paroles, à travers ce projet ?
De belles histoires et des images, c’est aussi cela l'avantage de la musique. Pour ma part, depuis tout petit, lorsque j'entends une musique qui me touche, j’ai des images en tête. Avec ma musique, j’aimerais créer ou recréer des souvenirs aux gens.
Crois-tu que le « chant pur » s'invitera dans Kaârtell à l'avenir ?
Bien sûr, oui. Je pense que le premier album à paraître est quand même assez expérimental et je vais voir la direction que je vais prendre avec EDMA Production avec qui je collabore mais ayant le champ libre sur cette partie-là, on va dire qu’on me laisse carte blanche. On verra bien mais je pense que le chant sera assez présent à l’avenir et comme les instruments et les sonorités que je recherche pour ce projet sont issus de différentes cultures, il pourrait y avoir diverses langues.
Peut-on dire que la liberté est ce qui drive ton processus créatif ? Je pense notamment à la durée de tes morceaux qui ne sont pas formatés...
Effectivement, certains de mes morceaux peuvent durer jusqu’à neuf minutes. Je pense qu’il faut qu’un musicien ait de la liberté à moins de vendre un projet à quelqu'un et de rester axé sur les mêmes règles. Pour ma part, la liberté est mon maître mot, c'est certain. Par ailleurs, j’ai la volonté de mélanger les styles dans ce projet et cela vient aussi de mon héritage familial qui est très Rock.
Que peux-tu nous révéler sur ton premier album à paraître d'ici la fin de l'année ?
Cet album qui s’intitulera « The Next World » sera un mix de toutes les sonorités que j’adore et je me suis dit que la Psy Trance était le meilleur support pour pouvoir lier tout cela. Sur ce disque, il y aura de la Techno pure avec des sonorités très dures, très impactantes, très graves mais aussi des choses plus aériennes et plus mélancoliques. Cet album sera très éclectique.
Comment vas-tu retranscrire ce disque en live ?
J’ai pour projet de jouer ce disque en live avec les machines grâce à Ableton. Il sera aussi envisageable de retranscrire cet album sur platines notamment pour le booking car parfois, le live est trop cher à vendre. L’objectif serait de pouvoir jouer ce disque dans les festivals en présentant des live sets.
Es-tu focalisé sur ton propre projet ou commences-tu déjà à œuvrer pour d'autres ; notamment pour des remixes ?
Je n’ai pas encore pensé aux remixes car j’étais vraiment focalisé sur la production de ce premier album. Pour l’instant, je suis vraiment dans la production pure et non dans la réalisation de remixes.
Quels sont tes prochains projets ?
Le clip du second single qui donne son nom au disque a été tourné à Berlin avec Thibault Eskalt qui est un super réalisateur. Le clip de « The Next World » paraîtra quelques semaines avant l’album qui est prévu pour novembre. Des live sessions filmées dans le studio familial sont à prévoir. Je vais jouer quelques morceaux en avant-première en septembre à Bazas lors d’un événement organisé avec la chanteuse Mary Bach avec qui je vais collaborer dans les prochains mois et que l'on peut voir dans le clip de « Shaman ».
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