Retrouvailles avec Olaf Hund au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « Le Love Lab Complete Variations » !
D’où est venue l'idée de proposer des variations du premier album du Love Lab ?
Cela vient du live. J'ai eu la chance d'avoir avec moi le guitariste Yan Péchin ; qui est tout simplement un guitar hero, il a travaillé notamment avec Bashung, Rachid Taha et Brigitte Fontaine ; et à la fin des concerts, nous nous sommes dit que ça serait cool d’avoir des versions acoustiques de quelques chansons afin de faire des rappels sympas et aussi histoire de calmer le jeu en fin de soirée. Comme cet exercice nous a beaucoup plu, nous avons enregistré quelques titres et dans la foulée, j’ai écrit de nouvelles chansons. Par ailleurs, il y avait le souhait d’avoir un répertoire un peu plus large en français.
Où as-tu voulu emmener ces chansons ?
Ça reste des duos en français mais c'est plus Pop-Folk. Personnellement, je trouve que c'est mon disque le plus tendre à ce jour avec « Valseuses » qui était purement instrumental. J’avais envie de faire participer l’équipe du live sur ce disque qui peut être écouté à toute heure. Côté son, ça s’est fait tout seul avec les guitares de Yan. Je suis hyper content de cet album et c’est assez rare pour être mentionné car quand un disque est terminé, on se dit souvent que l’on aurait pu rajouter telle ou telle chose et c’est pour cela qu’on en fait d’autres. Pour être totalement honnête, j’ai été hyper ému quand j’ai écouté ce disque pour la première fois, c’est hyper beau, hyper tendre et très libre musicalement parlant ; les grooves sont très variés, Il n'y a pas deux beats qui se ressemblent et ça convoque plein de choses d’un point de vue musical.
Pourquoi as-tu séparé ces variations en trois EPS avant de les regrouper sur un album complet ?
Pour prendre mon temps. J’avais envie de les faire exister progressivement en promouvant cela doucement et en faisant quelques concerts. Sur ces EPS, il y a des chansons hommages notamment à mon ami Adrien avec qui j’ai fondé Musiques Hybrides, il nous a quittés il y a deux ans et j’avais à cœur que ces chansons soient là d’une certaine façon. Ensuite, j’ai réuni ces EPS sur la forme d’un album pour que ça existe vraiment comme objet à part entière.
Ces 3 EPS correspondent-ils à des « périodes » comme en peinture ?
Non, pas particulièrement car il y a des chansons plus anciennes et d’autres plus récentes qui s’adressent à des personnes présentes dans ma vie actuellement mais chaque EP ; ne serait-ce qu’en regardant le nom des titres qui le composent ; raconte une petite histoire. Ces EPS sont assez différents ; il y en a un qui est notamment plus poétique voire cosmique ; mais les trois mis bout à bout est cohérent.
Comment est née ta collaboration avec Yan Péchin ?
Par amitié. Yan devait partir en tournée avec deux artistes mais ça ne s’est fait pour diverses raisons, il s’est donc retrouvé avec du temps, il l’a donné à ses amis dont moi.
Qu'est-ce que tu apprécies le plus chez lui ?
Il y a une évidence avec Yan. Humainement, j’apprécie son humour et sa simplicité qui tranche avec son look très extravagant et musicalement, je vais mettre en avant son jeu de guitare qui est absolument hallucinant ; il peut créer tout un orchestre avec uniquement ses pédaliers. Ça matche tellement super bien entre mes synthés et ses guitares que nous allons faire sûrement d’autres prods ensemble...
Qu'est-ce que tu t'es plus autorisé au gré de ces variations ?
Pour ce projet, j’ai creusé dans le minimalisme. J’avais envie de morceaux que l’on pourrait jouer au coin du feu. Ce disque est assez épuré, quand on l’écoute, on peut l’imaginer en live immédiatement.
Qu'est-ce qui avait été le plus salué sur le premier album du Love Lab ?
Les textes ont été vachement valorisés et cela m’a surpris car je suis avant tout compositeur à la base. Les paroles ont touché des gens de tous âges. Comme je m’exprimais dans ma langue maternelle sur ce disque, les gens ont eu un accès direct à ce que je voulais partager. En dehors de cela, c’est l’aspect collaboratif qui est revenu car il y avait beaucoup d’artistes invités sur l’album.
Comment s’est déroulé le live avec autant de featurings ?
Ça a été une sacrée usine ! Même durant les répétitions, j’avais l’impression d’avoir un côté maître d’école même si Yan m’a beaucoup aidé mais ça a créé une petite famille et c’était très chouette et d’ailleurs, tout le monde est encore en contact. Pour les concerts, il pouvait y avoir cinq chanteuses en plus de Yan et de DJ Chess qui enrichissait les compositions en direct grâce à ses scratches subtils. Pour être honnête, j’ai tellement l’habitude de travailler seul que parfois, j’étais un peu fatigué en fin de soirée car c’était éprouvant mais très marrant.
Quels types de voix féminine souhaitais-tu pour ces variations ? Y-avait-il un « maître mot » ?
Avec Yan, nous avons d’abord commencé à enregistrer avec Victoria Konetzki qui avait chanté avec moi sur scène alors que Gaëlle Vidalie était plutôt à l’image ; elle nous suivait sur des dates à la régie. Comme Victoria a une voix très chantante et très puissante mais qui peut être aussi dans la douceur et la délicatesse, j’avais besoin d’une voix plus sèche ; un peu à la Jane Birkin ; pour avoir un équilibre et j’ai demandé à Gaëlle si elle voulait essayer. En ce qui concerne Lor qui est présente sur « Pas Toi Putain » ; la chanson pour Adrien ; ça s’est fait dans un autre contexte avec un autre ami très cher ; Mark Mulholland ; avec qui je collabore depuis des années. Lor était de passage à La Charité-Sur-Loire et ça s’est fait un peu par chance. Quant à Louise Vertigo, j’ai sorti son second album sur Musiques Hybrides en 2001 et nous nous sommes toujours suivis ; « Entre Les Gouttes De Pluie » est un morceau que nous avions déjà produit.
Ces variations t'ont-elles donné des pistes pour ton prochain disque ?
Je ne sais pas encore car je vais d’abord faire vivre celui-là. Je pense que mon prochain disque sera plus Rock, plus électrique, il y aura encore de l’amour mais abordé plus dans un axe tristesse et colère et il sera peut-être de nouveau en anglais afin d’envoyer un peu plus...
Quels sont tes prochains projets ?
Le clip de « J’T’Ai Trop Menti » est prévu et celui de « Je Fais Sans Toi » dans la version de l’album précédent sortira en cadeau pour noël ; nous ne l’avions pas sorti à l’époque. Je vais continuer à faire des DJ sets à Paris et en province dans des clubs et dans des bars. Il devrait y avoir de la nouveauté en 2027...
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J't'ai trop menti (feat. Yan Péchin, Gaëlle Vidalie, Rémi Boulnois)
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Le Love Lab Complete Variations by Olaf Hund on Apple Music
Listen to Le Love Lab Complete Variations by Olaf Hund on Apple Music. 2026. 17 Songs. Duration: 52 minutes.
https://music.apple.com/gb/album/le-love-lab-complete-variations/6791430447
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