Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Rencontre avec Vincent Prémel au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de « Cafe Campesino – Carnets d’Amérique du Sud » !

Publié le par Steph Musicnation

(c) D.R

(c) D.R

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

J'habite à Rennes en Bretagne, je chante depuis vingt ans, je donne des concerts en France et à l’étranger, j'écris mes chansons avec ma petite guitare de voyage et là, je reviens d'un long périple de neuf mois en Amérique du Sud ; ce qui a donné le thème de mon troisième album sous mon nom qui est sorti le 19 juin.

Quel a été le déclic pour mêler musique et voyage ?

Ma vie ! Tout est inhérent, je ne sais jamais si je suis en voyage, au travail, en vacances, tout se mélange tout le temps. Le mouvement me donne l'inspiration en permanence. J'ai du mal à écrire en restant chez moi, j'ai besoin d'aller vivre des choses, d'aller me nourrir pour revenir, digérer et à c’est à ce moment-là que les chansons apparaissent. J’essaie de faire la bande originale de ma vie avec mes chansons. Dès que je vis un moment sympa, j’en fais une chanson pour le garder avec moi.

Qu'est-ce qui t'a donné envie de faire un long périple en Amérique du Sud ?

Je suis parti avec ma compagne et nos deux enfants, nous voulions leur donner le goût du voyage, nous voulions leur apprendre à ne pas avoir peur de l’autre en allant voir comment les autres vivent de l’autre côté de l’océan. Plutôt que de faire des petits voyages, nous avons souhaité faire cela sur un temps long. Nous avons choisi l’Amérique du Sud car nous voulions la langue durant tout ce périple. Nous avons traversé le Chili, la Bolivie, le Pérou, l’Equateur et la Colombie. Comme je voyage toujours avec ma petite guitare, je gratouille et je compose tout le temps en notant des petites choses dans mon carnet notamment les prénoms des gens, mes souvenirs, les sensations, les villes où l’on passe...bout à bout cela fait des chansons puis un album.

(c) D.R

(c) D.R

Comment s'organise concrètement une aventure de neuf mois comme celle-là ?

Ce voyage s’est préparé sur deux ans à-peu-près. Il faut avoir quand même les finances et que les enfants aient un âge en cohérence avec un projet comme celui-là ; quand nous sommes partis, les nôtres avaient 7 et 9 ans, il n’y avait donc plus de siestes et ils n’étaient pas encore adolescents. Ce voyage était vraiment un projet de couple et de famille. Cela s’est fait très simplement. Rien n’était prévu à l’avance à part les pays où nous voulions aller et la durée. Nous avons voyagé au jour le jour. Nous sommes restés un peu plus longtemps où nous nous plaisions ; dans le cas contraire, nous reprenions le bus. Nous avons fait l’école nous-mêmes aux enfants ; nous sommes partis avec des « cahiers de vacances » pour l’année ; mais nous étions en lien avec leurs institutrices et quand nous sommes revenus, elles nous ont dit que ça roulait, que nous avions bien travaillé.

Qu'est-ce qui t'a le plus frappé durant ce voyage ?

Beaucoup de choses ! Je garde tout de ce voyage. Être avec les trois personnes que j’aime le plus au monde pendant neuf mois, c’est ce que j’ai préféré, ça a été exceptionnel, riche et même extraordinaire car ce n’est pas quelque chose que l’on fait tous les ans. J’ai aimé découvrir d’autres cultures, rencontrer d’autres gens, tout cela marque, et puis, quand on voyage, on perd ses certitudes et on se découvre soi-même. J’aime à dire que le voyage ; qu’importe la destination ou la distance ; c’est aller vers soi en passant par les autres.

Quelles thématiques abordes-tu sur « Cafe Campesino – Carnets d’Amérique du Sud » ?

Les treize chansons de cet album sont en quelque sorte treize cartes postales que j’aurais écrites à mes amis pour leur expliquer ce que nous vivions durant ce périple dans les différents pays que nous traversions. Il y a quelques chansons d’itinérance, une chanson d’au revoir, une sur la misère qui est le décor le plus récurent que l’on voit là-bas...

(c) D.R

(c) D.R

Comment as-tu souhaité ce disque d’un point de vue musical ?

Dans l’esthétique, ce disque est très Sud-américain car j'ai voulu aller chercher les musiques que j'entendais là-bas tout en gardant ma langue de tous les jours qui est le français. Il n’y a pas de chanson en espagnol car pour moi, c'est abstrait de chanter dans une langue que je ne pratique pas au quotidien. Je suis revenu avec trente chansons en guitare-voix ; j’aime bien dire en noir et blanc ; et ensuite, j’ai fait une sélection avec Gwendal Mainguy qui a réalisé ce disque. J’ai partagé certaines de mes envies à Gwendal à savoir que je voulais quatre ou cinq cumbias et quelques ballades, nous nous sommes mis d’accord sur l’esthétique et ensuite, il a recruté des musiciens de son entourage pour jouer sur le disque.

Comment synthétiserais-tu l'univers de ce disque en quelques adjectifs et/ou mots forts ?

Voyage, lumineux, dansant, nostalgique, festif par moments, touchant ; il m’ému quand je le réécoute car il me rappelle ce long voyage que j’ai adoré et il me permet de le prolonger.

As-tu déjà pensé à aller plus loin en publiant de véritables carnets de voyage ?

J’ai choisi la chanson comme mode d'expression, je ne dis pas que j'écris mais que je chante, c’est fait pour être chanté et non lu ; même si on peut lire mes paroles ; c’est même mon moyen de locomotion car même sans parler la langue, on peut devenir pote avec quelqu’un simplement en chantant une chanson. Par contre, nous avions fait un blog pour expliquer à la famille et aux amis, ce que nous vivions. J’ai beaucoup filmé durant ce périple, ça aussi c’est un carnet de voyage. Personnellement, j’ai un carnet où je note tout dedans ; les enfants avaient les leurs aussi ; mais ce n’est pas voué à être partagé avec tout le monde car j’aime bien gardé des choses pour moi.

(c) D.R

(c) D.R

Où aimerais-tu aller bourlinguer pour composer ton quatrième album solo ?

Oh là là, laisse vivre celui-là (rires) ! J’aimerais aller partout. C'est dur de retourner dans des pays car il y en a tellement d'autres à aller visiter...mais j'adorerais retourner en Colombie et au Cap-Vert. J'adorerais aller voir notamment la Scandinavie et le Québec. Ce n’est pas tant la destination qui compte mais ce que l’on va y vivre mais j’ai déjà une idée pour le quatrième album...

Quels sont tes prochains projets ?

Pas mal de concerts sont prévus durant tout l’été et jusqu’à la mi-octobre. J’ai pour habitude de faire une soixantaine de dates chaque année en solo, duo, trio ou quartet afin de pouvoir jouer partout ; sur scène, chez l’habitant, dans des petits bistros de quartier, en festival...Il devrait y avoir deux autres clips dans les mois à venir. Je vais écrire de nouvelles chansons afin de continuer l’histoire à mon allure sans injonctions. Je n’aime pas trop prévoir à long terme...

Rencontre avec Vincent Prémel au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de « Cafe Campesino – Carnets d’Amérique du Sud » !
Commenter cet article