Retrouvailles avec Tifen au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son premier album !
Peux-tu expliciter le titre de ton premier album baptisé « You Need Only Believe » ?
Je voulais un titre qui ne soit pas celui d'une des chansons de l'album et je souhaitais qu’il puisse représenter un peu l'univers de ce disque. Avec le recul, j’ai pris conscience qu’il y avait quelque chose qui était de l’ordre de l’espoir, de la consolation, du réconfort, du fait de croire dans toutes les chansons de cet album et comme dans pas mal de morceaux, il y a des instruments un peu sacrés, je trouvais que ce titre faisait sens. Il suffit d’y croire est en quelque sorte le leitmotiv ; le mantra ; qui représente l’ensemble de l’album.
Peux-tu nous en dire plus sur la pochette qui illustre ton disque ?
Cette pochette vient d’une photo de moi qui a été prise dans ma cuisine par Corentin Rio ; mon compagnon qui est batteur et aussi le directeur artistique de l’album. J’aimais bien cette photo et j’ai eu envie qu’elle soit représentée un peu comme un dessin sur la pochette. J’ai fait appel à un ami ; Nicolas Crouzevialle ; qui est un super dessinateur, il s’est inspiré de cette photo pour faire un dessin sous forme de gravure ; juste au crayon ; et ensuite, nous avons travaillé avec Maryam Douari qui est designeuse. Cette pochette illustre le fil des pensées qui tissent l’album ; un imaginaire qui sort du cadre comme mes cheveux ; et il y a plein d’objets que j’aime notamment des plumes et des choses très colorées. C’est en voyant des dessins de Nicolas sur Instagram que j’ai eu l’idée des cheveux, je trouvais cela très graphique. Nous avons échangé et Nicolas a été force de proposition sur ce projet.
As-tu cherché à développer un fil rouge tout au long de ton album ? Y aurait-il notamment un chemin sciemment pensé vers la lumière ?
C’est beau ! Oui, je pense mais pas de manière très consciente. Il y a souvent une dualité entre la musique et les textes qui véhiculent toujours l’idée de retour vers la lumière. Le fil s’est tissé un peu tout seul sans trop que je m’en aperçoive.
Quelles thématiques abordes-tu sur « You Need Only Believe » ?
Sur ce disque, on retrouve mon regard sur le monde au travers de quelques portraits plutôt intimes notamment ceux d’un sans-abri que je côtoyais un peu près de chez moi et d’une personne qui perd la mémoire. Sur cet album, je parle aussi d’émotions qui peuvent tous nous traverser ; de tristesse, de joie ; d’anxiété et de consolation.
En référence au titre de cet album, en quoi crois-tu le plus personnellement ?
C'est une bonne question ! Je pense que je crois très fort au pouvoir de l'entourage et des autres. Je crois très fort que ce qui donne des couleurs aux choses, à la vie et ce qui donne de l'élan, ce sont les autres.
Que représente ce premier long format pour toi ?
Cela rejoint la question précédente car sans les autres, cet album n’aurait pas existé. Ce disque a été très collectif et amical. Cet album est un heureux accident car jamais je n’aurai pensé faire un disque il y a cinq ans. Par ailleurs, il y a l’idée de déposer quelque chose de définitif et de le partager avec des gens ; chose que je n’avais jamais faite auparavant. Cet album représente un moment de ma vie ; c’est une image de moi à un instant T.
Comment le synthétiserais-tu en trois mots ou adjectifs ?
Folk, poétique et consolateur.
Si tu devais adapter l'une des chansons de ce disque en français, afin que le public ait accès directement au texte, laquelle choisirais-tu et pourquoi ?
« Still Light » car je pense que ce serait celle où j’arriverais le mieux à transcrire en français ce que j’ai voulu dire dans cette chanson. Par ailleurs, je pense que ce serait celle dont la musique correspondrait le mieux avec la langue Française ; ce qui ne serait pas le cas de toutes.
Penses-tu que la suite sera dans la même veine que ce disque ou aurais-tu déjà d'autres envies ?
Justement; j'ai envie d'écrire en français même si pour l'instant c'est super dur pour moi de mettre en musique des textes dans notre langue tout en défendant la musique que j’aime à savoir le songwriting Américain, la Folk et la Pop. Récemment, j’ai tenté une autre approche dans la composition, je suis partie un peu plus de la batterie ou des claviers plutôt que de la guitare et cela a donné quelque chose d’un peu moins Folk. Depuis peu, j’ai eu un attrait pour des sonorités presque RnB, des textures plus Rock et des sons beaucoup plus saturés et ce que j’ai écrit récemment tend vers cela mais je continue de chercher. En tout cas, je ne m’interdis pas d’aller vers autre chose car c’est toujours intéressant.
Qui retrouve-t-on dans ta culture musicale ?
Plus jeune, j’ai beaucoup écouté Dire Strait ; Mark Knofler que je suis allée voir un concert ; The Beatles, Paul Simon. Elton John, Queen et Radiohead.
Quels sont tes prochains projets ?
Je serai en concert à la Peniche Antipode les 10 et 11 juin. Des live sessions solo et plus tard en groupe sont prévues. Il se pourrait qu’il y ait une collaboration...D’autres concerts en province se feront en 2027. Par ailleurs, j’ai pas mal de projets dans la musique classique en tant que chanteuse mais aussi pianiste parfois.
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