Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Rencontre avec Maeva Kane au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur son premier album !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Sophie Blondy

(c) Sophie Blondy

Comment te présenterais tu à nos lecteurs ?

Je suis autrice, compositrice, interprète et musicienne ; j’ai suivi une formation classique à l'Opéra de Lyon. Sur scène, je m’accompagne de claviers, d'une gratte et d'un looper. J’ai fondé mon propre label Ultima Vox qui est un gage de liberté et de protection pour mes œuvres. J’ai également une casquette de comédienne.

La musique est-elle une « seconde vie » pour toi ou t'es-tu sentie appelée par elle ?

Même si cela ne fait qu’environ six ans que je me consacre à ma musique, elle est là depuis longtemps et effectivement, on peut dire que je me suis sentie appelée. J'ai commencé assez jeune à l'Opéra car j'y suis rentrée à 7 ans et cela m'a suivi jusqu'à mes 18 ans et ensuite, j'ai fait le Cours Florent. Il y a une empreinte très forte du côté de la musique ainsi que vers un théâtre un peu turbulent ; la rencontre avec le metteur en scène Olivier Tchang Tchong a été marquante, j’ai fait la musique de ses six dernières créations et j’ai également joué dedans.

As-tu cerné rapidement ta direction musicale ?

Assez tôt, j'ai découvert des artistes qui m'ont touchée et une famille à laquelle j'aimerais pouvoir appartenir peut-être un jour. Il y avait déjà tout dans « Héroïne » qui est sorti en 2020. Cet EP est un peu le petit frère de ce premier album éponyme, on y retrouvait les prémices de la musique que je porte aujourd’hui.

(c) Sophie Blondy

(c) Sophie Blondy

D’après toi, qu’aurais-tu affiné depuis la parution d’ « Héroïne » ?

Après ce premier EP, j’ai eu très envie d’écrire un album sur un seul et même souffle et je suis très heureuse que cela ait pu se faire avec le réalisateur Yan Péchin dont j’avais découvert plus jeune le travail en tant que guitariste et aussi ce qu’il avait fait pour Brigitte Fontaine sur l’album « Terre Neuve ». J’avais ouvert une porte avec mon EP et Yan m’a gentiment aidé à la passer et même plus que cela. Cette rencontre à l’endroit de l’autorisation est très précieuse pour moi.

Juxtaposer le français et l'anglais sur tes disques a-t-il été évident ?

La question de l'anglais ne s'est jamais posée, c’est venu naturellement. Pour moi, c'est le chant qui s'insurge. L’anglais a toujours été là quand ma langue maternelle ne suffit plus. Par ailleurs, c’est sans doute aussi pétri d’artistes qui marquent ma route. Cela fait partie intégrante de ma musique.

Pourquoi ton premier album est-il éponyme ? Est-ce parce que ce disque, c'est toi à 100% sans filtre ?

Je vais dire que ce disque, c'est moi plus mature et rassemblée car les rencontres faites depuis la parution de mon EP m’ont permis de m’aligner viscéralement. L’idée que cet album porte mon nom a jailli et cela s’est fait instinctivement.

(c) Sophie Blondy

(c) Sophie Blondy

Quelles thématiques abordes-tu sur cet album ?

Cet album est une traversée sur le fil du rasoir, c'est une cavale durant laquelle j’aborde la vie dans ses turbulences et dans ce qu’elle a de doux et de beau. Je pense que c’est un disque qui transpire l’ivresse et même s’il a beau être au bord du précipice, il appelle pas mal à la vie.

Pourquoi as-tu inclus « Oh La Belle Vie » qui est sorti bien plus tôt ?

En 2022, nous avons eu l’occasion de jouer aux Trois Baudets et la possibilité de livrer un titre s’est présenté. Nous étions en studio en train d’enregistrer « Oh La Belle Vie » et cela s’est fait ; encore une fois ; de manière très naturelle et instinctive. Ce titre a vraiment été l’impulsion pour faire un album et cela faisait sens qu’on le retraverse avec des arrangements neufs.

Peux-tu nous en dire plus sur le clip qui illustre « Armure, Armure » ?

Ce clip a été réalisé par Sophie Blondy. J’avais été marquée par son film « L’Etoile du Jour » et plus récemment par un documentaire sur Iggy Pop qu’elle avait réalisé. L’une de ses œuvres étaient en noir et blanc et c’est une esthétisme dans laquelle je me retrouve ; j’aime les noirs et blancs un peu saturés. Quand le projet d’un clip a été évoqué, j’ai contacté Sophie et avec l’équipe qui a travaillé sur ce disque, nous avons pensé qu’« Armure, Armure » pouvait être une bonne porte d’entrée dans cet album. Sophie a mené la réalisation de ce clip avec toute ma confiance comme Yan a mené celle de l’album. Ce clip est vraiment une déambulation. J’aime beaucoup ce qui a été capté chez moi dans ces images. On y voit de la route et je pense que cela va de pair avec cet album que l’on peut écouter dans sa caisse en étant au plus profond de son cœur et de son bide avec un bel horizon.

(c) Sophie Blondy

(c) Sophie Blondy

Qu'est-ce qui te fait dire que la vie est une chienne ?

On est d’accord ou pas ? Mais, je dis aussi oh la belle vie ! C’est une réalité, on traverse des méandres, il y a quelque chose de turbulent mais c’est aussi un jeu qui peut être sublime quand on désire s’y prêter. Récemment, on m’a dit qu’il ne faudra jamais mordre et j’ai trouvé cela assez joli à répondre en face de la vie est une chienne bien que tout ce que j’ai écrit, je le pense follement.

Comment décrirais-tu ton univers ?

Empreint de spleen, de vertige ou d’ivresse, lyrique, brut, habité et noir et blanc.

Quels sont tes prochains projets ?

Nous avons fait récemment une release party à La Boule Noire à Paris et une autre aux Docks Circus à Lyon et j’espère que ces deux concerts vont lancer une route qui sera jalonnée d’autres lieux ; je suis vissée au désir d’élargir la trajectoire. Un rendez-vous intimiste devrait prendre forme d’ici le printemps au studio du Château de Faverolles qui a été l’écrin où j’ai écrit toute ma musique. Des mises en images devraient suivre et le deuxième album est en gestation...

Rencontre avec Maeva Kane au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur son premier album !
Commenter cet article