Retrouvailles avec LaRude au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son second album !
Peux-tu nous en dire plus sur la photo qui illustre la pochette de ton second album ? On dirait un lendemain de fête un peu désabusé...
Cette photo a été prise à Montréal où j’ai vécu l'an dernier ; je m’y suis expatrié pendant près d’un an avec comme objectif notamment d’écrire un album. Ce disque a retracé un peu ce que je pourrais appeler une crise de la trentaine ; en tout cas, il illustre une remise au centre de ma propre vie. Durant ces mois d’écriture, je me suis rendu compte que j'avais ; par la force des choses aussi ; mis de côté pas mal de gens qui n'étaient plus dans la même trajectoire que moi ; des relations qui se sont un petit peu asséchées. C’est rigolo que tu dises que cette photo ressemble à un lendemain de fête car l'idée était vraiment de représenter un goûter d'anniversaire où personne ne serait venu ; il y a donc un peu de ça.
As-tu conceptualisé ce disque ou en tout cas, y suit-on un fil rouge ?
Absolument, cet album retrace une histoire personnelle qui tourne autour de la trentaine. Dans ce disque, j’aborde cette période qui équivaut à une sorte de bascule dans ma vie. Ça a commencé avec la rupture avec mon ex ; ça faisait presque dix ans que nous étions ensemble ; et à partir de là, je me suis rendu compte que j'avais suivi des schémas ; personnels comme amicaux ; pendant beaucoup trop longtemps et à ce moment-là, j’ai mis de côté ces relations qui m'apportaient plus de négatif qu'autre chose. En écrivant l'album, j’ai suivi mon parcours de vie jusqu'à « Autopsie Pré-Mortem » que j’ai écrit au cœur de la tempête ; dans ce morceau, on retrouve un flow de pensées qui n’étaient pas forcément toutes positives et 100% vraies mais j’avais besoin de mettre ce « dégueuli » sur papier et dans le refrain, je dis « quand est-ce que l’on s’apporte enfin un peu de clémence à soi » et c’était un peu ça l’idée.
Toi qui la chantes, imaginais-tu ta trentaine comme cela ?
Non et je pense que ma plus grande surprise a été de découvrir que les ruptures amicales existent. Dans la culture occidentale, on parle souvent des ruptures amoureuses ; on en fait des chansons et des films ; il faut s'y attendre et s'y préparer mais les ruptures amicales, on n’en parle pas énormément. En ce qui me concerne, je ne m'attendais pas à ce que des amitiés d'enfance ou de dix à quinze ans puissent s'arrêter du jour au lendemain parce qu'on se rend compte à un moment donné que des atomes crochus ne sont plus là.
L'écriture de « Cool Kid » a-t-elle été « thérapeutique » pour toi ?
Je suis parti à l’étranger entre janvier 2024 et janvier 2005 et si j’ai vécu durant neuf mois à Montréal, avant de m’y établir, je suis allé un mois en Colombie et un mois et demi au Brésil et j'ai écrit la plupart des textes de l’album durant mon road trip car c’est à ce moment-là que ça « bouillait » le plus en moi. Je venais de vivre certaines situations et le fait de mettre tout cela sur papier, ça m'a permis d'enlever une partie de cette douleur et de pouvoir la retranscrire dans quelque chose d'utile ; je l’espère en tout cas.
Quelles thématiques abordes-tu sur ce disque ?
Sur cet album, je parle notamment de rupture amoureuse, de ruptures amicales, du fait de s’apporter enfin un peu de clémence, de ma relation avec ma sœur et de patriarcat sur « Macadam » qui est la seule chanson que j’ai co-écrite avec Théo Armen et Marie Amali à la composition ; ce morceau est né durant les Rencontres d’Astaffort.
Quel a été le retour de ta sœur sur « Macadam » ?
Elle a adoré. Elle a pleuré quand je lui ai fait écouter. Quand j’écris, ça part toujours de moi mais je tire certains traits et même si des choses ont été un petit peu romancées dans cette chanson et qu’elle n’a pas forcément tout vécu , elle a été quand même beaucoup touchée. Elle m’a remercié et je pense que cela a été positif pour notre relation.
Il y a des messages forts dans cet opus mais quel serait celui qui est le plus important pour toi ?
La clémence car c’est ce qu’il y a de plus essentiel. Il faut arrêter de se juger constamment ou de se dire que l’on n’est pas assez ceci ou cela. S’il est important de se remettre en question, se dire Ok j’en suis là aujourd’hui et je suis bien avec ça l’est encore plus pour moi.
Comment as-tu souhaité « Cool Kid » d'un point de vue musical ?
Pour mon premier album ; « L’An Fête » ; je n’avais pas vraiment de vision musicale, je travaillais vraiment single par single en fonction de ce que de ce que le titre m'inspirait alors que pour « Cool Kid », j’ai vraiment pensé à des inspirations parmi lesquelles on retrouve Billie Eilish ; ses débuts ; car j’avais envie d’avoir des musiques un peu électroniques et sombres, Noga Erez et FKA Twigs ; j’espère tendre vers de l’hybridation d’un point de vue musical.
Quelle serait la solution selon toi pour protéger nos mémoires défaillantes ?
« A Nos Mémoires Défaillantes » est une chanson d’amour que j’ai écrite pour mon amoureux ; Tiago. Nous rigolons souvent du fait que j’ai une mémoire assez nulle, je ne me souviens de rien, c’est une catastrophe. Je me suis dit que ça pourrait être sympa d’écrire une chanson pour le jour où si malheureusement je n’arrive plus à me souvenir de comment nous nous sommes rencontrés ; c’était plus pour la blague. Pour répondre à ta question, je pense que créer de l’art, des souvenirs, quelque chose de concret, ça peut aider et c’est ce que j’essaie de faire.
A quoi ressemble LaRude sur scène ?
Cette année, j’ai fait plusieurs concerts qui ont été filmés et en les visionnant, je me suis rendu compte que je saute partout, je déambule et j’interagis beaucoup avec le public. J’essaie de créer mes concerts comme je créé mes albums et comme j’ai pu créer mes comédies musicales auparavant. Je cherche à ce qu’il y ait de la sensibilité et des choses plus énergiques. Sur scène, je suis une pile électrique qui fait passer des émotions brutes.
Quels sont tes prochains projets ?
Je suis en recherche de concerts sur Paris et en province ; en indépendant, cela demande toujours du travail. Je suis devenu le parrain de l’association LGBTI et friendly ADHEOS qui se trouve à Saintes, Niort, Angoulême et La Rochelle et il est fort probable que je fasse une Pride en tant que chanteur dans l’une de ces villes. Je chante déjà plusieurs nouvelles chansons en concert et j’aimerais bien en sortir certaines sous un format EP d’ici fin 2026. J’aimerais bien faire une nouvelle version de la chanson « L’Homme Minimum » ; qui est présente sur mon premier album et qui parle de masculinité toxique ; dans la veine de ce que je fais maintenant.
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Passager Clandestin #2 by LaRude and Shambalia
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