Rencontre avec Fil au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur son premier album solo !
Pourquoi avoir attendu aussi longtemps avant de présenter un premier album solo ?
Après la rupture avec mon groupe, il y a eu un temps de reconstruction car nous avions mis quand même beaucoup dans cette histoire. Au départ, je ne m’autorisais pas à écrire des textes et ensuite, il a fallu avoir de la matière pour ce premier album solo. Lorsque j’ai rencontré Loïc Lantoine et que j’ai tourné avec lui, il m’a encouragé à être moi-même, il a libéré des choses en moi et ce premier disque a commencé à voir le jour petit à petit. J’étais presque parti pour faire un disque d’instrumentaux avec deux chansons et finalement, les chansons sont venues.
As-tu suivi d'autres chemins musicaux pour « J’Aime » par rapport à ce que tu faisais avec La Tordue ?
Oui car quand le groupe s'est arrêté, j'ai rencontré d'autres personnes dont un copain comédien avec qui j'ai travaillé sur un spectacle autour de textes de Christophe Tarkos et cela m'a amené à me positionner différemment au niveau de la musique car c’était moins en format chanson et c'est à ce moment-là que j'ai pris le parti de faire plus de guitare électrique. Par ailleurs, depuis toutes ces années, je me suis nourri de pas mal de choses et je pense avoir trouvé maintenant une façon de m’exprimer qui me convient.
Quels thèmes abordes-tu sur ton disque ?
J’aborde des thèmes plutôt universels tels que l’amour, la fraternité, le temps qui passe, la vie, la mort ainsi que des émotions que je ressens.
Pourquoi y as-tu inclus trois morceaux instrumentaux ? Ont-ils un rôle à jouer dans une « trame narrative » ?
Effectivement, ils ont un rôle à jouer. J’ai vraiment pensé mon album comme si je racontais une histoire et j’avais à cœur d’avoir des respirations. Même sur scène, les passages où il n’y a que de la musique permettent aux gens de plus lâcher prise. Quand il n’y a pas de texte, on se laisse plus imprégner par la musique et dans un album, ça créé une vraie respiration.
Comment décrirais-tu l’univers de ton album ?
Sincère, fait avec le cœur, à mon image, contrasté ; car je peux amener les gens dans des univers un peu différents d’un morceau à l’autre ; et authentique.
Que représente ce disque pour toi ?
Ce disque est une part de moi, c’est un geste sincère. Sur cet album, je dis simplement ce que je fais et qui je suis.
« Toujours » a-t-il été un duo évident ?
L'idée du duo était dans l'écriture même de ce morceau que j’ai coécrit avec la femme de ma vie. Nous sommes partis d’une de ses idées et nous avons travaillé le texte ensemble. Je m’étais un peu éloigné de l’idée du duo par la suite mais c’est revenu plus fort qu’auparavant et nous sommes revenus à la source même du morceau.
Toi qui lui rends hommage dans une chanson, quel regard avait ta mémé sur ton parcours artistique ?
Elle regardait ça plutôt de loin mais elle a vu l’évolution. Quand j’ai commencé à faire du Rock à 12-13 ans avec des copains, elle trouvait que nous faisions du bruit et que notre musique cassait les oreilles. Je viens d’une famille où la musique n’était pas centrale ; il y en avait un peu mais sans plus ; et ma grand-mère a surtout suivi mon épanouissement dans ce que je faisais mais elle était quand même venu me voir en concert avec mon précédent groupe. C’était une super grand-mère, elle était très touchante.
Peux-tu nous en dire plus sur le dessin qui illustre la pochette de ton album ?
Ce dessin a été fait spontanément par l’une de mes filles ; Olympe ; à la terrasse d’un café alors qu’elle avait à peu près 5 ans. J’avais gardé ce dessin qui représente le regard de ma fille sur moi à un moment donné en me disant que si je venais à faire un album, il ferait une belle pochette. Je suis resté là-dessus même neuf ans après. Ce dessin faisait sens.
En référence à l'une de tes chansons, comment résumerais tu « J’Aime » en un mot et pourquoi celui-là ?
Aujourd’hui car je suis capable d’aimer plus de choses et de dire plus de choses sans me soucier du regard des autres. J’ai franchi une étape avec ce disque, je n’ai plus peur d’être qui je suis, je n’ai plus besoin de me cacher, je suis arrivé à un point de sincérité. Cet album me correspond vraiment, je suis arrivé à me libérer aujourd’hui de certaines choses qui me pesaient dans mon parcours.
Qu'aimerais-tu explorer musicalement à l'avenir ?
Plein de choses ! Je m’ouvre à tout, je ne me ferme à rien dans une certaine mesure. A l’avenir, j’aimerais bien collaborer plus. Musicalement, je vais peut-être partir sur des rythmes ; quelque chose de plus dansant. Tout est possible...
Quels sont tes prochains projets ?
Trouver des dates, jouer, tourner, faire des premières parties. Je joue déjà pas mal notamment dans des bistrots. Je viens plus du live que du studio, la rencontre avec le public est ce qui m’importe vraiment. Il se pourrait qu’il y ait des live sessions dans les prochains mois. J’ai à cœur de développer le live et aussi de trouver d’autres partenaires.
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