Retrouvailles avec Alexis HK afin d’en apprendre plus sur « Inavouable » !
Quelle serait ta définition de l'inavouable ?
Pour moi, la partie intime de l’inavouable fait référence à des choses un peu cachées et surtout que l’on se cache à soi-même ; c'est un endroit de soi que l’on ne veut pas forcément admettre. En ce qui concerne la partie plus « externe », c'est la réalité qui montre des choses que l’on n’aurait pas pu imaginer ou que l’on n’aurait pas pu s'avouer à soi-même ; tous les jours, on a des infos qui dépassent la fiction. Je trouve que l’intimité et la réalité sont deux aspects de l’inavouable qui en font un concept intéressant.
Benoît Dorémus a-t-il été un partenaire de jeu évident pour cette aventure ?
Oui, Benoît a été un partenaire de jeu naturel et évident. Je ne fonctionne que dans l'amour ; c'est peut-être un problème d'ailleurs ; même dans mon travail, c'est le moteur de tout ce que je fais ; que ce soit quand j'écris une chanson ou quand je travaille avec quelqu'un ; il a un caractère affectif et j’ai toujours eu beaucoup d’amitié, de tendresse et de respect pour Benoît qui est quelqu’un d’important pour moi et ce spectacle n’a fait que le confirmer. Nous étions faits pour nous rencontrer et pour partager un bout de route à un moment donné sur le plan musical.
Qu'apprécies-tu le plus chez lui ?
J’apprécie beaucoup son écriture et sa façon de se battre pour ses chansons. Par ailleurs, il a une belle connerie en lui, il est vraiment capable de faire des blagues très limites et en même temps, c'est quelqu'un d'une finesse ; d'une délicatesse ; rare. Benoît est un clown triste, il a une mélancolie en lui qui me touche beaucoup ; je suis attiré par les failles et par les gens dont on devine que tout n’a pas été évident pour eux. Benoît s’en sort par l’humour tout en ayant une tristesse ancrée en lui mais il a les moyens de lutter contre et la chanson sert à cela.
Y a-t-il des sujets inavouables sur lesquels vous avez fait l'impasse ?
Nous n’avons pas vraiment fait l’impasse sur certains sujets mais nous avons fait très attention avec tout ce qui concerne l’enfance car c’est un endroit sacré qu’il ne faut pas piétiner et quand nous l’abordons, nous le faisons avec beaucoup de précautions. Nous ne rions jamais du malheur d’un enfant ni de celui des plus faibles ou des plus démunis. L’humanisme est la limite. Derrière ce spectacle et derrière notre vision des choses à tous les deux, il y a toujours de la tendresse.
Quels sont les retours les plus fréquents faits par le public après vos concerts ?
« Merci, ça nous a fait du bien » est le retour le plus fréquent et je ne sais pas s’il y a une formule qui me satisfait plus que d’entendre cela de la part de quelqu’un qui nous a fait l’honneur de venir. La déconnexion, le fait de passer 1h30 un peu hors du temps et le fait que ça fasse du bien sont les choses qui reviennent le plus souvent.
L'un s'amuse-t-il à « titiller » l'autre sur scène ?
Oui, c'est un jeu de ping-pong perpétuel. Dès que l’on trouve une faille, on va chercher à titiller son partenaire mais toujours avec pour préoccupation de ne pas lui savonner la planche non plus. Quand on part dans quelque chose d'un peu improvisé ; que ce soit lui ou moi ; on met quand même une petite réserve pour dire attention, là tu es en train de me savonner la planche et ce n’est plus drôle en fait. Il faut toujours évaluer la limite afin de ne pas jouer aux dépens de son copain. Il faut savoir prendre soin de son partenaire tout en se permettant de le taquiner mais il faut que ce soit fait dans la connivence. Quand il y en a un qui taquine l'autre, il faut que ça le fasse rire sinon c’est raté et ça ne marche pas.
Avez-vous connu des fous rires inattendus lors de vos représentations ?
Bien sûr, très souvent et c'est tout le bonheur de ce spectacle ! Avec Benoît, nous nous sommes créé un espace où nous sommes là pour rire ensemble et faire rire les gens en riant ensemble, il y a forcément des fous rires qui sortent de cela et quand il y a des fous rires, le public adore ça. En revanche, il est de notre devoir de les contrôler car on n’est pas là pour être dans un entre soi où on se fait marrer tous les deux. Quand ça déborde, quand il y a un fou rire, c'est vraiment en connivence avec la salle.
Pour laquelle des chansons présentes sur le disque as-tu le plus de tendresse et pourquoi celle-là ?
J’adore toutes nos chansons. Je suis hyper fier de tous les titres que nous avons écrits ensemble. J’adore notamment « Carole », « C’est Quoi Cette Planète », « Tartelette »…il y a du rire, de la mélancolie, plein de sentiments différents, ce sont des chansons auxquelles je suis attaché.
Quel serait ton pire souvenir de concert chez l'habitant ?
A vrai dire, je n’ai que des bons souvenirs de concert chez l'habitant. A chaque fois, on est très bien reçu par des personnes qui ont envie de faire partager ce que l’on fait avec leurs amis. Je n'ai aucun mauvais souvenir et je pense que ceux qui en ont, c’est à cause d’états d'âme stupides de carrière, ils doivent se dire qu’ils jouent chez l’habitant alors qu’ils pourraient faire l’Olympia mais ça se saurait…en attendant, il y a des gens qui attendent que l’on aille jouer chez eux et c’est très important de bien le faire ; c’est ce que raconte la chanson présente dans le spectacle et sur le disque. Faire un concert chez soi représente beaucoup de boulot, il faut accueillir les artistes et le public, gérer la question technique, les boissons et la nourriture…ce n’est pas rien, les gens qui le font sont des passionnés et j’en profite pour les remercier.
Penses-tu refaire un projet comme celui-ci à l'avenir ?
Sans doute mais en vieillissant, j'ai appris à ne pas trop projeter tout le temps vers l'avant car on ne sait jamais ce qui peut se passer. Avec Benoît, ça s’est fait parce que c’était évident et que c’était le bon moment. Si ça doit se refaire, ça se fera au bon moment mais pour l’instant, terminons ce spectacle, continuons à avancer et nous verrons pour la suite plus tard…
Ton prochain album sera-t-il radicalement différent d' « Inavouable » ?
En tout cas, ça ne sera pas un album inavouable. J’arrive à un âge où j’ai envie d’écrire des chansons qui viennent du fond du cœur et qui importent vraiment. J’ai le souhait de prendre du recul par rapport à tout le bouillon actuel afin de parler de choses essentielles toujours vraies et importantes pour nous tous.
/image%2F1610444%2F20251231%2Fob_e45eda_inavouable-c-frank-loriou-7.jpg)
/image%2F1610444%2F20251231%2Fob_605033_inavouable-visuel-principal-c-frank-l.jpg)
/image%2F1610444%2F20251231%2Fob_703da7_inavouable-c-frank-loriou-8.jpg)
/image%2F1610444%2F20251231%2Fob_31aee1_inavouable-c-frank-loriou-2.jpg)
/image%2F1610444%2F20251216%2Fob_6508be_studio-logo.jpg)
/https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2FNUgWdCur3o4%2Fhqdefault.jpg)
/https%3A%2F%2Fi.ytimg.com%2Fvi%2FHav6rfpSvuQ%2Fhqdefault.jpg)
/https%3A%2F%2Fcloudinary-cdn.ffm.to%2Fs--1T_kuKrN--%2Fw_1108%2Ch_1108%2Cc_lfill%2Ff_jpg%2Fhttps%3A%2F%2Fimagestore.ffm.to%2Flink%2F4009bb5e8df6fe7222492abc57297335.jpeg)
/image%2F1610444%2F20150525%2Fob_9f7060_la-parisienne-life-jpg2.jpg)