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Rencontre avec Benjamin Diamond au Studio Luna Rossa à l’occasion des 25 ans de « Strange Attitude » !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Fifou

(c) Fifou

Pourquoi trouve-t-on aussi peu d'albums sous ton nom dans ta discographie ?

Effectivement, je n’ai sorti que trois albums jusqu’à présent mais j’ai produit plein d’autres projets. Il y a 25 ans, j’ai eu l’ambition de monter un label qui s’est arrêté dans les années 2010 et j’en ai remonté un autre mais plus pour me produire moi-même. Produire des artistes, ça prend beaucoup de temps et cela a été un peu à mes dépens.

Quand tu as participé à la composition de « Music Sounds Better With You », as-tu senti immédiatement que Stardust allait connaître un fort engouement avec ce titre ?

Nous savions que nous avions un bon titre mais nous ne nous étions jamais dit que ça serait un tube mondial. Même quand on fait cela avec les gens les plus connus de la Terre, on ne peut jamais savoir à l’avance car c’est très subjectif...on peut être conscient que le morceau est bon mais ensuite, ce sont les gens qui se l’accaparent ou non ; dans le cas de « Music Sounds Better With You », ça a été le monde entier et je dois dire que ce genre de sentiment est très impressionnant.

N'as-tu pas eu peur que le succès de ce titre « vampirise » la suite de ta carrière ?

J’ai été beaucoup réduit à ce titre-là mais je ne m’en suis pas trop soucié et j’ai continué à faire plein de choses. Curieusement, je n’ai pas vraiment de plan de carrière, pas mal de personnes me posent la question mais pouvoir continuer à faire de la musique et surtout le faire librement est mon but dans la vie ; j’ai à cœur de pouvoir faire ce que je veux jusqu'à la fin de ma vie et j'espère pouvoir travailler longtemps tant que je suis en bonne santé. Quand on sort un titre qui marche mondialement, les gens ont plutôt envie que l’on fasse la même chose derrière ; d’une certaine manière, c’est très Français ; mais personnellement, je suis assez content de ce que j’ai fait ensuite.

(c) Fifou

(c) Fifou

Te souviens-tu de ce qui avait été le plus salué à l'époque de la sortie de « Strange Attitude » ?

Le côté un peu hydride de ce disque et la bonne énergie présente dans les morceaux avaient souvent été mis en avant. Par ailleurs, j’avais fait un concert au Bataclan, les gens avaient bien aimé le live et ils avaient dit que c’était « prometteur ». En revanche, je me souviens avoir eu des critiques quant à la production de « Strange Attitude » mais quand je réécoute ce disque aujourd’hui, je trouve qu’il n’a pas trop mal vieilli par rapport à certains albums sortis à la même époque et dont on n'entend plus du tout parler et d’une certaine manière, cela me rassure.

Pours lequels des titres présents sur cet album as-tu le plus d'affection et pourquoi ceux-là ?

J’aime bien « Just A Little Time » qui est un morceau assez profond, « U Were Born » que j’avais écrit pour la naissance de mon fils et « Little Scare » qui était un bon instant T de mon énergie intérieure à l’époque.

Avec le recul, qu'aurais-tu aimé faire différemment sur ce disque ?

Pas grand-chose, en fait, car je trouve qu’il est nickel. Pour la réédition, nous avons refait un mastering afin de ramener le son en 2025, je trouve cool ce qu’a fait Chab mais le disque en lui-même est vraiment un instant T de l’époque. En plus de la musique, il y a une espèce de vibe dans ce disque et pas mal de personnes plus jeunes que moi m’en parlent, il est très début 2000 et cela touche les gens.

Rencontre avec Benjamin Diamond au Studio Luna Rossa à l’occasion des 25 ans de « Strange Attitude » !

La réédition deluxe de « Strange Attitude » annonce-t-elle de nouveaux morceaux en 2026 ?

J'ai plein de choses en cours mais plus particulièrement mon quatrième album studio qui va sortir l’année prochaine ; sur lequel, je chante sur tous les morceaux ; et celui de 75vampire que je porte avec ma copine ; celui-ci sera très collaboratif et très éclectique.

Baignes-tu toujours dans la musique électronique ou t'es-tu un peu éloigné de ce style ?

Je m’en suis un peu éloigné pendant des années mais j’y suis revenu à 100%. L’album qui va paraître en 2026 sera vraiment un disque digital de musique électronique pure avec également de vrais instruments et des voix.

Quel regard as-tu sur son évolution ces vingt-cinq dernières années ?

C'est une question assez large car beaucoup de mouvements sont nés pendant ce laps de temps. Aujourd’hui, la musique Electro est devenue un standard alors qu’auparavant, quand on en parlait, c’était vraiment de la subculture. A la fin des années 80 et durant les années 90, cette musique était destinée exclusivement aux clubs, les artistes étaient à la fois producteurs et DJS, les morceaux sortaient sur des labels indépendants et puis, à un moment donné, ça s’est démocratisé notamment grâce à Stardust et à Daft Punk mais quand nous avons fait « Music Sounds Better With You », il y a des gens qui nous ont détesté car la musique électronique devenait mainstream tout d’un coup. Quand nous avons signé chez Virgin après avoir fait le disque sur Roulé le label de Thomas Bangalter, nous n’avons trahi personne, nous avons juste continué ce que nous avions à faire. Aujourd’hui, on retrouve de l’Electro dans tous les styles notamment dans le Rap/Hip-hop mais d’une certaine manière, c’est un peu la même chose puisque c’est de la musique avec des machines et des ordis, ce ne sont plus des groupes de Rock ou de Disco qui enregistraient dans des studios, c’est un assemblage de samples, de studio, de chanteurs, de boîtes à rythmes...Si personnellement, je n’écoute pas d’EDM et de morceaux commerciaux tels que ceux de David Guetta, il est évident qu’il a changé la musique moderne aux Etats-Unis, il y a eu un avant et un après Guetta, l’évolution a été incroyable. Je pense que les musiques électroniques représentent aujourd’hui 80% de la production. Par ailleurs, il y a eu l’avènement des machines depuis 25 ans. Pour ma part, j’ai connu l’époque où il fallait aller en studio pour enregistrer et ça coutait une blinde alors qu’aujourd’hui, avec une carte son et un ordinateur, on peut faire un disque et c’est assez dingue.

(c) Fifou

(c) Fifou

En référence à ton nom de scène, quels seraient tes cinq diamants musicaux ; tous styles confondus ?

C’est dur comme question mais je dirais Marvin Gaye, Prince, Bryan Ferry, George Michael et Michael Jackson.

Quel défi musical aimerais-tu te lancer dans les années à venir ?

Déjà sortir mon quatrième album en 2026 car c’est difficile de sortir des disques à l’heure actuelle, je pense que c’est un bon défi. Je suis content car ça va être un très bon disque mais il va falloir le faire connaître au plus grand nombre et c’est un défi. Quand on voit le nombre de titres qui sortent sur les plateformes par jour, on se demande comment faire pour être connu dans l’océan de la musique, c’est comme être dans un noix de coco en pleine mer, c’est complexe mais c’est faisable. Il faut réfléchir un peu car on ne peut plus sortir des titres comme avant ; la fleur au fusil. La consommation a changé. Quand un titre sort, il est déjà mis sur le banc au bout d’une semaine et on passe à autre chose. Essayer de pérenniser les projets est un défi.

Rencontre avec Benjamin Diamond au Studio Luna Rossa à l’occasion des 25 ans de « Strange Attitude » !
https://www.facebook.com/benjamin.diamond
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