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Rencontre avec Pauline Orta au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur son premier EP !

Publié le par Steph Musicnation

© Sophia Bil

© Sophia Bil

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Je suis auteure, compositrice, interprète et je joue du piano comme Barbara qui est une de mes influences. J'ai grandi à Bourg-en-Bresse et à Saint Étienne ; pas très loin de de l'Italie, ce qui a été important pour moi. Je viens d'une famille d'enseignants ; je suis la dernière de quatre enfants ; dans laquelle il y a toujours eu un attrait certain pour les livres, la poésie et la chanson française.

T’es-tu cherchée musicalement parlant avant d’oser un premier EP ?

Ce n’est pas tant que je me suis cherchée sinon cela voudrait dire que je ne trouvais pas mais pour moi, la grande révélation a été la découverte de la MAO. J’ai réussi à prendre en main cet outil sans avoir véritablement de connaissances techniques sur ce genre de logiciel et cela m’a permis d’avoir une sorte d'orchestre à disposition. Ensuite, j'ai essayé d'enregistrer ma voix moi-même et ça a été beaucoup plus compliqué. Oser aller en studio a été une autre étape ! Il y a une vraie complémentarité entre ce premier EP et ce que je présente sur scène. Si j’ai écrit et composé les chansons de ce disque, il a été instrumentalisé par les arrangements de Vincent Bossy que j’ai connu grâce à son travail pour Sandor qui est une chanteuse Suisse. Les arrangements de Vincent sont assez Italiens dans l’esprit et plutôt années 70, ce que j’aime beaucoup.

Le titre de ton single plante-t-il un « décor » ?

Le titre de ce morceau est souvent mal interprété mais en même temps, « Je Ne Veux Pas Changer Le Monde » est une chanson à tiroirs, ce n’est pas du tout un refus de la chanson engagée ou de l’engagement, c’est vraiment une chanson d’amour. Il y a un peu d’ironie et de provocation dans ce titre mais je n’y affirme pas que je ne suis pas pour la chanson engagée que j’adore et qui fait partie de mes inspirations. « Je Ne Veux Pas Changer Le Monde » peut planter un décor car cela montre une manière détournée de parler d’amour et je trouve que c’est important d’en parler de manière originale et détournée car il existe déjà beaucoup de chansons d’amour qui manquent d’originalité (rires).

Rencontre avec Pauline Orta au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur son premier EP !

Comment résumerais-tu le message contenu dans « Je Ne Veux Pas Changer Le Monde » ?

Si la personne que l’on aime existe dans ce monde-là, on ne voudrait pas le changer malgré tout ce qui s’y passe car comme on n’y a rencontré l’amour, c’est qu’il existe bien comme tel pour une raison. Le message de cette chanson est très romantique.

Il y a quelques références artistiques/culturelles dans cette chanson, peux-tu nous en dire plus ?

J’ai un rapport très fort à la poésie, à la littérature et à la citation de chansons d’autres artistes, j'aime beaucoup glisser des allusions à des chansons, à des événements, à un passé commun dans mes propres morceaux.

Peux-tu nous parler de sa mise en images ?

Je vais dire que mon rapport au passé et à la mélancolie s’entend dans mes chansons et cela se traduit également visuellement par l’utilisation d’images d’archives dans mes clips et en live. J’utilise des images libres de droit que j'ai collectées sur Internet et qui proviennent des années 50, 60 et 70. Il y a un sens un peu cryptique dans tout cela. Ces images tournent en boucle sans qu’il y ait une narration mais c'est très évocateur et dans l’esprit, ça peut faire penser un peu au premier album de Lana Del Rey. Le tournage de ce clip est un très bon souvenir ; c’était vraiment très rigolo ; il a été réalisé par Victoria Majdalani ; une super réalisatrice qui est originaire d’Argentine ; et nous l’avons fait dans le bar d’un ami à l’aide d’un grand fond vert. J'avais écrit le script en pensant à toutes les images d'archives que j'avais en stock ; et il y en a vraiment beaucoup ; et à ce que je pouvais en faire tout en manipulant des objets. Je trouve que le contraste entre ces images d’archives un peu pixelisées et celles de moi qui suis devant avec un rendu très net est assez ironique. Nous voulions que ce clip low budget soit assez cadencé, sans aucun temps mort, qu’il aille plutôt vite avec différents objets qui avaient du sens mais pas littéralement.

© Sophia Bil

© Sophia Bil

Sur ton premier EP, on retrouvera notamment « Mon Cinéma » et la justesse des paroles pourrait laisser penser que tu as peut-être hésité entre la musique et cet art-là, serait-ce le cas ?

Il est vrai que j’aime être un peu comédienne notamment en concert, je raconte des choses et je fais rire le public entre deux chansons très tristes ; par exemple ; car je trouve que c’est important et même pertinent. J’aime cette part d’improvisation car rien n’écrit à l’avance. En revanche, s’il m’est arrivé de faire des ateliers de théâtre après l’école, je n’aurai jamais osé vouloir faire du cinéma ; ou être comédienne ; même si j’adore le regarder. Je n’ai jamais hésité entre musique et cinéma. Par contre, à l’instar d’Alain Souchon et de Vincent Delerm, l’imagerie du cinéma m’inspire énormément.

Pourquoi as-tu choisi de doubler le plaisir avec une version en italien de « Je Suis Restée Là » ? Quel est ton rapport avec cette langue ?

Les chansons traduites me plaisent énormément, c’était un peu une tradition dans les années 60 et 70, cela permettait de toucher un autre marché et parfois, ça marchait très bien. A mes débuts, j’ai fait pas mal de chansons traduites car j’adorais cela, ça m’a permis de créer une certaine connivence avec les gens et ça a même été une bonne première étape vers le fait d’être soi-même des chansons. Par ailleurs, j’ai un lien très important avec l’Italie et sa langue. Nous ne voyagions pas beaucoup mais nous y sommes allés d’autant plus que mes parents ; comme beaucoup d’intellectuels ; avaient une sorte de révérence pour ce pays. Nous étions charmés par la beauté des lieux, l’architecture...J’ai commencé à apprendre l’italien au collège et j’ai poursuivi mon apprentissage au lycée. Par la suite, j’ai entrepris des études d’histoire de l’art mais je n’ai pas été passionnée, j’ai préféré faire des études d’italien et là, j’étais complètement épanoui. Depuis, je suis bilingue, j’ai commencé une vie entre la France et l’Italie où j’ai étudié et travaillé durant deux ans dans une imprimerie. Ce pays m’a donné énormément, j’y ai commencé la musique live et d’ailleurs, j’ai donné mon premier concert à Milan. Pour moi, parler deux langues ; et même plus encore ; c’est avoir une sorte de langage secret. Quand on traduit ; quand on transpose ; on ne dit pas la même chose, les paroles ne sont pas tout à fait les mêmes dans les deux chansons de mon EP. L’Italie/l’italien est une vraie passion qui compte beaucoup pour moi, c’est indéniablement une partie de moi.

Comment décrirais-tu ton univers ?

Rétro, littéraire et un peu syncrétique. Mon univers est très influencé par le passé, l’archive, la mélancolie et la chanson française.

© Sophia Bil

© Sophia Bil

Te verrais-tu proposer tout un EP avec des mises en musique de poèmes à l'image de « L'Etoile a Pleuré Rose » ?

Oui, j’aimerais bien ! C’est une très bonne idée à laquelle je n’avais pas pensé. Ça sera même peut-être ce qui constituera mon second EP...

Quels sont tes prochains projets ?

Mon second single ; « Mon Cinéma » ; sortira le 18 septembre et mon premier EP paraîtra le 24 octobre. La release party de mon disque se fera le 30 octobre au théâtre El Clan Destino à Belleville ; j’ai très hâte car c’est un endroit assez magique. J’aimerais bien prolonger l’idée d’adapter des poésies en chansons avec des arrangements électroniques tout au long de l’année 2026. Il se pourrait qu’il ait des live sessions ainsi que d’autres dates en France et pourquoi pas en Italie même si plus difficile à organiser.

Rencontre avec Pauline Orta au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur son premier EP !
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