Overblog Tous les blogs Top blogs Musique & Divertissements Tous les blogs Musique & Divertissements
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Rencontre avec Boris Maurussane au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de « Tears Of English Town » !

Publié le par Steph Musicnation

©Yannis Roger

©Yannis Roger

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Je suis un compositeur de musique Pop, auteur et arrangeur ; les arrangements occupent une place non négligeable dans ma musique. Je suis principalement guitariste de formation mais je joue aussi notamment des claviers, de la basse, de l’harmonica et de la flûte à bec.

« Tears of English Town » s'inscrit-il dans la continuité musicale de « Social Kaleidoscope » paru au printemps 2022 ou as-tu eu de nouvelles envies ?

J’ai eu de nouvelles envies pour ce nouvel album mais elles sont quand même dans la continuité de mon précédent disque. Il n’y a pas de rupture mais il y a une évolution car j’ai eu à cœur d’aller plus loin. Les timbres et les arrangements résultent d’une imprégnation plus grande encore des disques Brésiliens que j’adore ; surtout de la période de la fin des années 60 à la fin des années 70 ; par rapport à mon disque précédent. Par ailleurs, on retrouve également des influences de la musique impressionniste du 20ème siècle car j’ai beaucoup écouté des disques de Jazz avec de l’improvisation, des cuivres, du trombone, de la trompette...

Comment avait été accueilli ton premier long format ? Qu’est-ce qui avait été le plus mis en avant à l’époque ?

L’orchestration était pas mal ressortie tout comme l’éclectisme et le caractère un peu labyrinthique des morceaux et cela avait plu. Cet album avait bénéficié de bons retours.

©Renaud Monfourny

©Renaud Monfourny

Cette ville anglaise mentionnée dans le titre de ton second album est-elle réellement ciblée ou plutôt vague ?

C’est plutôt vague car ce titre décrit plus un sentiment ou un état qu’une ville en particulier. A vrai dire, ce sont les premiers mots qui me sont venus sur le morceau qui donne son nom à l’album. J’ai bien aimé l’image que cela pouvait susciter, ce que cela peut évoquer notamment en termes d’insularité ou de sentiment d’exil, on peut s’imaginer plein d’histoires et je préfère ne pas les dire à la place des auditeurs afin qu’ils puissent se les fabriquer eux-mêmes.

Quels thèmes abordes-tu sur ce disque ?

Sur ce disque, je parle notamment des affects, de ce qui peut nous perturber ; des tempêtes émotionnelles ; d’incendie, d’une confrérie imaginaire, d’amour, d’incommunicabilité...

As-tu plus ou moins conceptualisé ton album ? Y développes-tu un récit du début jusqu'à la fin ?

Il y a des fils directeurs entre certaines chansons. Par exemple, entre « Triangle » et « Sur Pilotis » qui s’enchaînent sur le disque, il y a un peu une continuité dans l’histoire. Certaines chansons de cet album sont plus narratives que ce que je fais habituellement mais cet album n’a pas été conceptualisé de façon conscientisée, les liens se sont faits naturellement et je m’en suis rendu compte après coup.

©Yannis Roger

©Yannis Roger

Pourquoi as-tu fait le choix de laisser une part non négligeable aux parties purement instrumentales ?

J’intègre l’orchestration à ma façon d'écrire un morceau, ce n’est pas quelque chose que je rajoute pour décorer. Sur ce nouvel album, je suis allé plus loin dans l’écriture musicale. J’ai pu enlever complètement la guitare rythmique de certaines sessions pour ne garder que des accords de flûte.

As-tu prévu d'aller présenter ce disque dans des english towns ?

J'aimerais beaucoup ! Pour l’instant, il n’y a rien de prévu mais cela pourrait arriver car mon premier album avait pas mal été diffusé par Chris Evans dans son émission The Curve Ball. Je sens qu’il y a quelque chose à creuser de ce côté-là. En tout cas, ce serait un grand plaisir !

Comment décrirais-tu ton univers ?

Contemplatif, paysagiste, pointilliste et impressionniste ; car la peinture m’inspire beaucoup ; kaléidoscopique et cinématographique.

©Ed Oeillet

©Ed Oeillet

Qui retrouve-t-on dans ta culture musicale ?

Pink Floyd ; la période psychédélique du groupe, le côté très visuel de cette musique ; The Beatles et The Beach Boys ont été mes premiers marqueurs forts. Il y a eu The Kinks aussi. Ensuite, j’ai découvert le Jazz et ce style a été important pour moi également, je pense notamment à John Coltrane, Herbie Hancock et Miles Davis. Par ailleurs, Robert Wyatt a été un modèle important. Plus tard, j’ai vraiment mordu à la Bossa Nova et à la Musique Populaire Brésilienne avec des artistes tels que Chico Buarque, Milton Nascimento et plus récemment Fabiano do Nascimento.

Quels sont tes prochains projets ?

Je vais jouer en appartement le 05 juillet pour les Blackbird Sessions. Des versions alternatives sont prévues. Un nouveau clip sortira d’ici l’automne. Je continue à chercher des dates sur Paris, en province voire peut-être plus loin. Je serai ravi de pouvoir faire des musiques de films ; je ne demande que cela ; si des réalisateurs nous lisent...

Rencontre avec Boris Maurussane au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de « Tears Of English Town » !
https://www.facebook.com/b.maurussane
Commenter cet article