Retrouvailles avec The Twin Souls au Studio Luna Rossa afin d’en apprendre plus sur « Highs & Lows » !
Que représente pour vous ce véritable premier album ?
Martin : Cet album est un aboutissement de pas mal d’années de travail. Nous avons pris le temps de peaufiner nos compos pour ce disque afin d’avoir quelque chose de très Rock et de sophistiqué en même temps. Nous avons cherché comment arranger à deux nos morceaux pour que ça sonne bien en stéréo avec une belle batterie et que la basse trouve sa place. Techniquement, cet album est un accomplissement au niveau de la production et personnellement, cela nous fait très plaisir que ce disque soit enfin sorti car cela faisait très longtemps que l’on œuvrait dessus. Nous avons mis beaucoup d’énergie et de temps dans cet album que nous sommes allés mixer à Bruxelles avec Charles de Schutter et cette collaboration a mis tout le monde d’accord en ce qui concerne la prod et la qualité du mix.
Pouvez-vous nous en dire plus sur la pochette de ce disque ?
Guilhem : Cette pochette a été réalisé par Lennart Menkhaus qui est un artiste avec lequel nous voulions travailler depuis le début du groupe. Nous sommes tombés sur les visuels de Lennart il y a bien cinq ou six ans, nous avons tout de suite adoré son travail d’autant que nous avons toujours eu ce code couleur bleu et rouge. Pour cet album, nous avons pu faire appel à lui afin d’avoir une pochette qui nous corresponde, nous l’avons pré-dessinée et Lennart l’a sublimée. Nous en sommes très contents.
À quoi font référence ces Highs & Lows qui le baptisent ?
M : Cela illustre un peu l'histoire de notre vie qui est faite de hauts et bas comme c’est le cas pour beaucoup de musiciens. Nous voulions mettre cela en évidence dans cet album sur lequel il y a des morceaux très pêchus qui donnent une belle énergie solaire et d’autres qui abordent des choses un peu plus difficiles. Si nous racontons des histoires dans nos chansons, elles font écho à des périodes que nous avons pu vivre l’un et l’autre en tant que frères ou en tant que musiciens.
Qu'avez-vous fait différemment sur ce disque ?
G : Nous avons enregistré ce disque différemment car à l’époque de nos EPS, nous avions toujours fait sur bande. Pour cet album, nous avons opté pour un compromis plus numérique afin d’aller plus loin après dans la production ; cela a modernisé un peu notre façon de faire ; et nous avons travaillé avec plus de gens car nous avions fait nos premiers disques uniquement avec notre ingé son live.
M : Cet album est notre première vraie prod car auparavant, on arrivait en studio et on enregistrait en mode live sans trop savoir comment cela allait rendre dans le mix alors que pour ce disque, nous avons vraiment réfléchi à toute la prod, à la place de chaque instrument et à des petites surprises. Comme notre cousin a un super studio à côté de Toulouse, nous avons eu la chance d’avoir beaucoup de temps en studio et cela nous a permis notamment de créer des petits éléments de prod ; ce studio a été un peu notre labo. Nous avons fait nos prises nous-mêmes et ensuite nous avons amené cela à un mixeur afin qu’il puisse « ranger notre chambre ».
Vous êtes-vous éloignés de vos influences musicales ou au contraire ont-elles été totalement affirmées sur cet album ?
M : C’est un peu compliqué à dire... Je n’ai pas l’impression qu’on s’en soit éloigné. En tout cas, je pense qu'on a réussi à trouver un petit peu plus notre forme.
Qu'est-ce qui ressort le plus sur cet album ; selon vous ?
G : Le son de batterie qui est quand même énorme et les voix car nous avons vraiment mixé ce disque de façon à ce que tout ressorte au bon endroit. Globalement, cet album est plus pêchu que ce que nous avons fait auparavant.
M : Cet album retranscrit plus l’énergie que nous avons en live. Pour ma part, j’ai été marqué par le travail des voix ; on entend bien ce que l’on dit, jamais un mot n’est mâché par une guitare ou une caisse claire.
Quels thèmes y abordez-vous ?
M : Nous abordons plein de thèmes de la vie. Nous parlons notamment de schizophrénie, ça part d’une histoire réelle puisque cela touche l’un de nos proches mais nous avons rattaché cela à notre propre condition de musiciens puisque nous touchons un peu à tout et que nous sommes interchangeables. Sur ce disque, il y a des histoires d’amour ; des peines de cœur et des reconstructions ; et de fêtes. « War » est en quelque sorte le triptyque de notre relation de musiciens et de frères.
Quel serait le morceau préféré de chacun et pourquoi ?
M : « In Everyday Life » qui parle d’un môme qui n’a pas décidé de son entourage ; cette chanson questionne sur le destin et sur le fait qu’il y a peut-être des choses qui sont pré-écrites. J'aime bien la façon dont ce morceau est écrit avec ce petit côté un peu acoustique au début avant de partir sur quelque chose de très Rock.
G : Pour ma part, c’est « War » et son prélude car ces deux morceaux vont ensemble. J’aime les riffs qui tabassent au début et à la fin. Il y a une grosse pèche à la fin de ce disque, je pense que ça pourrait faire sauter un vinyle.
Qu'aimeriez-vous que le public retienne le plus de « Highs & Lows » ?
M : J’aimerais que les gens retiennent l’exaltation Rock que l’on retrouve sur ce disque qui mêle plein de titres différents mais cohérents car cet album ne fait qu’un, il est complet.
G : J’aimerais qu’ils retiennent que c’était la branlée ; bonjour, au revoir, c'était nous, c'était cool ; et qu’ils remettent le disque au début.
Le clip qui illustre « War » part-il de vécu ?
M : Non, nous ne nous sommes jamais fait voler notre camion et nous n’avons jamais couru après...
G : ...mais il nous est arrivé quand même pas mal de galères avec ce camion !
M : Il fallait que nous sortions un clip et nous avons choisi de faire simple et efficace.
G : On peut y voir plein de choses ; notamment notre envie de repartir en tournée ; autant que rien du tout ; c’est juste deux cons qui courent derrière leur camion.
Le français est-il voué à s’inviter dans votre musique ?
M : On nous a toujours posé cette question et on a toujours répondu que pour nous, le Rock se faisait en anglais car ça sonne bien comme ainsi et ça fait partie de nos références. Sur notre album, pour faire un petit clin d’œil ou par provocation, nous avons mis le titre d’une chanson en français et cela passe bien à l’international car beaucoup d’artistes anglophones disent c’est la vie. Cela nous a fait marrer.
Quels sont vos prochains projets ?
M : Nous sommes focus sur la promo pour le moment mais il se pourrait qu’il y ait un nouveau clip dans les prochains mois.
G : Cet album nous a demandé tellement de temps et d’énergie que nous avons à cœur de continuer à le faire vivre. Nous jouons déjà de nouvelles compos en live mais nous avons le temps avant d’enregistrer la suite. A l’image du groupe Rival Sons dont nous sommes fans, nous pourrions ressortir ce disque avec quelques sessions live en plus...
M : Nous jouerons le 23 mars à Rouen au Fury Défendu avec St Negus, le 24 mars à Montbéliard à l’Atelier des Môles avec Laurie Wright et le 25 avril à Nantes au Ferrailleur avec Laura Cox.
G : Des festivals sont en cours de programmation.
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