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Retrouvailles avec Lionel Langlais au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son cinquième album !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Yohann Hebi Daher

(c) Yohann Hebi Daher

Comme ses prédécesseurs, ton cinquième album n’a pas de titre...Pourquoi as-tu fait ce choix ? Tes disques seraient-ils comme des photographies de toi à un instant T ?

A vrai dire, ça n'a pas été réfléchi, ça n'a pas été une volonté de ma part, c'est quelque chose qui s'est imposé au fur et à mesure. À chaque fois que l’on a cherché un titre pour un album, on a finalement préféré qu’il demeure éponyme. En tout cas, je rejoins l’angle que tu prends dans ta question car je pense qu’effectivement, ça correspond à une photographie ; à un moment.

Musicalement, comment as-tu habillé les textes de Quentin Lamotta ? As-tu testé de nouvelles directions sur ce nouveau disque ?

Oui, nous avons testé de nouvelles directions et pas seulement avec Quentin. D’ordre général, je compose à la guitare et ensuite, nous travaillons avec Lionel Gaillardin pour les arrangements. Sur ce nouveau disque, on se dirige presque vers une musique Electropop, il y a beaucoup plus de synthé et de programmation que sur mes précédents disques et Lionel a fabriqué pas mal de sons lui-même. Cela faisait un moment que nous voulions explorer cette direction-là mais nous n’y allions pas, nous restions sur un mode de production avec des musiciens ; ce qui était déjà très riche ; et nous avons osé avec ces nouvelles chansons.

Pourquoi avoir donné une seconde vie à « In Extremis » qui faisait partie de ton premier album ?

Il y a plusieurs raisons à cela. Je fais régulièrement des lives sur YouTube, j’y présente à la fois des chansons récentes et des chansons un petit peu plus anciennes que je remets à l’ordre du jour et « In Extremis » a toujours connu un vrai succès auprès du public. J’avais pour habitude d’interpréter cette chanson en guitare-voix comme c’était le cas sur mon premier album et un soir après un live, Quentin m’a dit que nous pourrions lui donner une nouvelle chance. A l’époque de mon premier album, j’étais un jeune interprète, j’ai pas mal travaillé depuis la parution de ce disque, j’en ai fait quatre autres derrière, il y a eu de la scène, je ne suis donc plus du tout le même interprète aujourd’hui, je peux porter une interprétation avec une énergie très différente et cela nous a donné envie de la proposer à Lionel Gaillardin qui a adoré la retravailler. Aujourd’hui, « In Extremis » est devenue l’une des chansons les plus fortes sur scène ; c’est presque une chanson pivot ; elle s’est réimposée naturellement.

(c) Yohann Hebi Daher

(c) Yohann Hebi Daher

Peux-tu nous parler de la mise en image de cette version 2 ?

Pour cette mise en images, j’ai suivi Yohann Hebi Daher qui est mon réalisateur depuis quatre ans, j’ai une vraie confiance en lui et c’est grâce à cela que je me suis livré autant dans ce clip ; je me suis senti à l’aise et complètement libre. Yohann m’a donné des indications, il m’a expliqué le cadre dans lequel il voulait réaliser, l’homme que j’incarne est un peu perdu dans un espace-temps, on ne sait pas trop s’il revit son histoire ou si elle est encore actuelle...Il fallait que les images et l’interprétation rendent compte de ce qui se passe à l’intérieur du personnage pour que les gens puissent être touchés et pour qu’ils puissent s’approprier cette histoire qui après devient la leur.

Quels thèmes abordes-tu sur ton cinquième album ?

Sur ce disque, je parle notamment de la difficulté que l’on peut avoir à communiquer avec l'autre, du cercle universel dans lequel nous pourrions tous nous inscrire et qui pourrait avoir un peu une vertu de protection, des émotions fortes qui peuvent nous surprendre sans que nous sachions d’où elles viennent, des forces qu’il y a autour de nous mais que nous n’entendons pas forcément...

Ce cinquième pas discographique a-t-il été conceptualisé ? Il me semble que l'on parle de mandala pour le décrire...

Cet album n’a pas été conceptualisé au départ mais une fois que ces chansons ont été mises ensemble, elles ont formé un tout cohérent comme lorsque l’on dessine un mandala ; au fur et à mesure que l’on avance, on se rend compte qu’une cohérence se dégage et même si on ne l’a pas forcément voulue, elle est quand même présente dès le départ, on la découvre petit à petit et elle se découvre à nous également.

(c) Yohann Hebi Daher

(c) Yohann Hebi Daher

Les mandalas étant également utilisés dans le coloriage, quelle couleur donnerais-tu à ton album et pourquoi celle-là ?

Le bleu mais je ne saurai dire pourquoi...cette couleur est venue naturellement.

J'ai trouvé qu'il y avait du Laurent Voulzy en toi surtout dans « Amende Honorable »,  t’en avait-on déjà fait la remarque ?

Ce n’est pas la référence qui revient le plus souvent mais ce n’est pas la première fois que l’on m’en fait la remarque et je pense que cela vient essentiellement de deux choses à savoir le fait que je chante sur un timbre un peu haut sur cette chanson ; ce qui est l’une des particularités de Laurent Voulzy qui a une tessiture plutôt haute ; ainsi que le traitement des guitares réalisé par Lionel Gaillardin qui est très attentif au mixage ; j’avais lu dans un article que c’était également le cas de Laurent Voulzy. Par ailleurs, la rythmique que l’on retrouve sur « Amende Honorable » peut rappeler le côté caribéen que peut avoir Laurent Voulzy dans certains traitements. A l’époque, cette chanson avait ouvert pas mal de voies pour les suivantes.

Comment vas-tu illustrer ton nouvel album sur scène ?

Sur scène, je vais être accompagné d’un couple de danseurs qui va venir illustrer certaines chansons. Pour ma part, il pourra m’arriver de faire quelques pas de danse mais ça restera timide car je ne suis pas un danseur ! Certaines chorégraphies seront faites autour de moi et Yohann a prévu de m’y intégrer. Il n’y aura pas de projections mais nous allons faire un travail de lumières.

(c) François Fonty

(c) François Fonty

Tenais-tu à la version piano-voix d' « Amour et Moi » afin de montrer que tu es « multifacette » ?

« Amour et Moi » est une chanson très particulière pour moi et d’ailleurs, j’ouvre mon spectacle avec elle. Je n’aime pas le côté « coup de poing » que l’on peut imposer au public avec une chanson très forte et très rythmée, je préfère rentrer sur scène avec une certaine douceur et inviter les gens à venir dans mon univers à partir de là, « Amour et Moi » est une chanson parfaite pour cela ; elle illustre bien ce que j’ai à cœur de transmettre au public. Le piano-voix ne s’est pas imposé comme tel car au début, quand nous avons travaillé sur ce morceau avec Lionel Gaillardin, j’étais retissant, ce n’est que lorsqu’il m’a fait écouter ce que cela donnait que j’ai adoré. Nous avons même travaillé sur une version très orchestrée de cette chanson car je n’étais pas du tout sûr de la version piano-voix au départ.

Quels sont tes prochains projets ?

Je serai en concert au Café de la Danse le 26 mars. Un titre sera mis en avant dans les prochaines semaines. De juin à septembre, je vais reprendre ma tournée des kiosques à Paris.

Retrouvailles avec Lionel Langlais au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son cinquième album !
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