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Rencontre avec Ondes au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de « Sous La Surface » !

Publié le par Steph Musicnation

©Laureen Burton

©Laureen Burton

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Je m’appelle Vincent aka Ondes, je suis un artiste bordelais, auteur, compositeur, interprète, pianiste et musicalement, je fais un mélange entre de la chanson, du Rap chanté et de l'Electro-pop.

À quoi font référence ces ondes qui te baptisent en tant qu'artiste ?

Ces ondes sont plurielles car personnellement, j'aime vraiment bien l'idée qu’une onde soit autant d'ambivalence masculine que féminine. Une onde ne cesse d'avancer, elle s'adapte peu importe là où elle prend chemin et en même temps, c'est quelque chose qui est très sensible et fragile. J'aime cette subtilité entre quelque chose de fragile mais qui ne cesse d'avancer et qui s'adapte à son environnement. Par ailleurs, c’est aussi un petit clin d’œil à ma maman qui s’appelle Odile.

« Sous La Surface » s'inscrit-il dans la lignée de « L’Amer » sorti en 2022 ? Qu'as-tu fait différemment ou qu'as-tu affiné sur ce second disque ?

Ce second EP est radicalement différent du premier car je l'ai vraiment écrit en le faisant en live. Ayant pu chanter les chansons de « L’Amer » en live durant deux ans, ça m'a vraiment donné la connaissance de la scène, j’ai pris plaisir à interpréter mes morceaux et je me suis dit qu’il me manquait des morceaux dans cette energie-là et je les ai conçus pour ce second EP avec à la fois des titres beaucoup plus dansants comme « Danserai Pas » mais aussi « Aléa » où je chante vraiment ; chose que je n’avais pas osé faire auparavant, je vais même dans les très aigus et je prends aussi une voix de tête dans « I See Your Face » ; et « Décor » qui est plus Rock. J’ai vraiment conscientisé ces chansons pour qu’elles se vivent en live et qu’elles se ressentent comme tel.

©Laureen Burton

©Laureen Burton

Quelles thématiques abordes-tu sur ce deuxième EP  ?

Les sujets de ce deuxième EP sont beaucoup plus profonds que ceux que j’abordais sur « L’Amer » puisque j’y parlais beaucoup de rupture sous couvert du thème de l’eau. « Sous La Surface » met en lumière mon questionnement de jeune adulte notamment à propos de la virilité. Sur ce disque, je parle également du rapport à soi, de celui que nous avons aux autres mais aussi à une figure paternelle ou maternelle et de la relation toxique que nous pouvons entretenir avec les réseaux sociaux. Derrière ces chansons, j’ai à cœur qu’il y ait toujours un peu une morale.

Que trouverait-on concrètement sous cette surface ?

Pour moi, sous cette surface, on touche l’essentiel, c’est-à-dire que l’on apprend à se connaître et à se poser réellement les bonnes questions afin de savoir qui l’on est. Sous la surface, il y a des tas de contradictions et pour ma part, je pense avoir réussi à trouver les miennes et à les corriger grâce aux chansons de ce second EP.

Quel a été « le déclencheur » pour écrire « Merde Immense » ?

Cette chanson est la dernière à avoir été composée pour cet EP et elle est sortie très naturellement. Cela faisait longtemps que j’avais envie d’écrire à propos des réseaux sociaux, je savais ce que je voulais dire dans les couplets mais je n’avais pas du tout de refrain. Je ne souhaitais pas faire un titre planplan sur ce sujet ni faire un énième « Carmen » de Stromae car je pense qu’il a tout dit dans ce titre sur l’ambivalence des réseaux sociaux. Je me suis simplement demandé ce que je ressens au fond de moi quand je suis sur ces réseaux sociaux ; je me sens comme une merde ; et afin de rendre cela encore plus humoristique ; pour que ça ne soit pas pris au premier degré ; j’ai ajouté le terme immense.

©Laureen Burton

©Laureen Burton

A quelle occasion ou dans quel domaine pourrais-tu te dire cela ?

Je me dis réellement cela quand je passe trop de temps sur les réseaux sociaux à me comparer et à me dévaloriser par rapport aux autres et finalement, je me suis rendu compte que beaucoup de personnes ressentaient aussi cette dévalorisation permanente par rapport au regard de l’autre. Au final, nous sommes des merdes à nous sentir comme des merdes mais il faut réussir à aller plus loin que cela par l’humour, il faut arriver à se détacher des réseaux sociaux car il vaut mieux en rire et prendre du recul sur tout cela car ça reste un monde superficiel qui prend énormément de place dans notre monde réel. Comme je le dis dans cette chanson, on passe plus de temps à regarder la vie des gens qu’à vivre la sienne et je pense qu’il serait temps de vivre notre vie plutôt que de regarder celle des autres.

Comment décrirais-tu ton univers ?

J’aime avoir un aspect morale mais sans être moralisateur, j’ai à cœur d’extraire la réflexion qu’il peut y avoir derrière un thème et forcément, comme la musique est art, elle transmet des émotions et c’est ce que l’on retrouve dans mes morceaux. Par ailleurs, cet univers est personnel car j’ai du mal à écrire sur des choses que je n’ai pas vécues ou qui n’ont pas été vécues par des proches ; les thèmes que j’aborde viennent vraiment des profondeurs, de sous la surface. Pour terminer, on retrouve de l’ironie dans la manière dont j’écris ; j’utilise des jeux de mots, des métaphores, je donne d’autres sens aux mots et aux phrases et ces figures de style sont intéressantes d’un point de vue sonore comme du point de vue du sens.

Tu as déjà participé à plusieurs tremplins et fait des premières parties, qu'est-ce qui revient le plus dans les retours sur tes prestations en live ?

L’énergie qu’il y a sur scène et cela me fait très plaisir ! La manière dont j’occupe la scène ; même quand je suis seul ; vient naturellement. On me parle aussi souvent des textes ; ça me fait chaud au cœur ; et de l’émotion car j’aime vraiment incarner mes chansons ; c’est comme si je vivais mes histoires à l’instant T. Curieusement, ma voix et c’est le meilleur compliment que l’on puise me faire car je ne suis pas encore à l’aise avec cela.

©Laureen Burton

©Laureen Burton

Qui retrouve-t-on dans ta culture musicale ?

Pour moi, Woodkid est la base de la base ! Avec son premier album « The Golden Age », Woodkid m'a littéralement ouvert les yeux sur ce que pouvait me faire ressentir la musique même si j’en fait depuis que j'ai 6 ans. Quand j’ai découvert sa musique à l’âge de 13 ans, j’ai été bouleversé, il m’a transporté très loin. Sur la partie texte en français, Stromae et son album « Racine Carrée » que j’ai vraiment saigné ; ce disque résume tout ce j’aimerais faire dans la musique à savoir que les textes et les musiques puissent se suffire à eux-mêmes. Pour terminer, Muse car c’est Matthew Bellamy qui m’a donné le goût de chanter en voix de tête.

Avec qui se ferait ta collaboration rêvée?

Woodkid, ça serait littéralement un rêve pour moi ! Si j’arrivais à faire une collab avec lui, j’aurais réussi ma carrière, ça serait l’accomplissement de beaucoup de choses. En dehors de Woodkid, il y aurait Zaho de Sagazan qui est très forte, elle a réussi à imposer un nouvel univers musical en reprenant des codes anciens, elle a des textes pointus et j’apprécie beaucoup cela.

Quels sont tes prochains projets ?

Le live à fond ! Je vais continuer les collaborations ; j’ai eu la chance de travailler durant toute l’année 2025 avec des artistes bordelais rencontrés sur des scènes ouvertes ; des morceaux vont arriver prochainement...Je suis au début de mon projet, j’ai encore beaucoup de choses à apprendre et à faire murir avec le public. Même si je suis impatient, il est hyper important pour moi de prendre le temps.

Rencontre avec Ondes au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de « Sous La Surface » !
https://www.facebook.com/ondesmusique
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