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Rencontre avec Theo Nost au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son premier EP !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Quentin Lemarié

(c) Quentin Lemarié

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

J'ai 25 ans, je viens des Yvelines, je suis auteur, compositeur et interprète. Mon projet musical est mené en indépendant. J’ai créé ma structure pour pourvoir être accompagné de mon père qui est passionné d'audiovisuel et comme moi, je le suis de musique depuis l’âge de 16 ans, on se rejoint sur les clips et sur les créations visuelles.

Ta direction musicale mais aussi la langue dans laquelle tu t'exprimes ont-elles été des évidences ?

Ça a été assez évident puisque j’ai grandi dans un milieu anglophone. J’ai étudié en section bilingue et j’ai toujours écouter de la musique en anglais ; déjà grâce à mon père dans un premier temps et ensuite par choix personnel. A l’adolescence, j’ai été marqué ; et je le suis encore ; par « + » d’ Ed Sheeran ; cet album est super brut, très authentique, tous les morceaux partent d'un guitare-voix ou d'un piano-voix ; d'une composition simple ; et personnellement, je crois qu’une bonne chanson peut fonctionner peu importe son instrumentation et donc, la direction musicale de mon EP a été assez claire. Sur ce premier disque, j’ai eu à cœur de faire quelque chose de très brut, que ma voix soit mise en avant, que ce soit vivant et c’est pour cela que tout a été enregistré en live.

En référence au titre de ton premier EP, l'espoir serait-il ce que tu as envie de véhiculer au travers de ta musique ?

Ce premier EP parle notamment de changements. Aujourd’hui, je suis un jeune adulte, j’ai 25 ans, c’est un âge où l’on commence à prendre des décisions, à faire des choix pour soi un peu en détachement des parents. On peut être fort, on peut se tromper totalement, on peut faire des erreurs mais on va au bout des choses et ce qui fait tenir, c’est l’espoir et le fait d’être positif. Je crois que le bonheur est quand même très lié à l’espoir et j’ai pu l’expérimenter dans mon histoire familiale.

(c) Quentin Lemarié

(c) Quentin Lemarié

Comment décrirais-tu ton univers ?

Authentique, sensible, profond, introspectif, positif tout en étant nostalgique.

Quels thèmes abordes-tu sur « Hope » ?

Dans les chansons de cet EP, j’aborde le fait de faire des choix mais aussi leurs conséquences, le fait de prendre des décisions pour soi, d'essayer d'avancer vers cela et les hauts et les bas que l’on rencontre sur le chemin notamment des douleurs amoureuses et amicales.

Peux-tu nous en dire plus quant au collage qui illustre la pochette de ce disque ?

Cette pochette a été réalisée par mon meilleur ami d'enfance ; Baptiste Brunin ; que je connais depuis la maternelle. Je lui avais demandé quand allait venir son tour et depuis deux ou trois, il s’est enfin décidé à mettre en ligne ses créations. Si je me livre dans mes chansons, je parle aussi de ce que je vois des autres, j’aborde des questions que tout un chacun peut se poser et pour la pochette, j’ai pensé au film « Fenêtre Sur Cour » d’Alfred Hitchcock dans lequel le personnage principal est contraint de rester chez lui à cause d’une jambe cassée et il passe son temps à observer le comportement des habitants de l’immeuble d’en face. J’ai parlé de cette idée à Baptiste qui était dans une phase de collage, il a imaginé cet immeuble où il y a des scénettes dans chaque fenêtre, ça s’est fait assez rapidement et ensuite, nous y avons ajouté des effets et du grain.

(c) Quentin Lemarié

(c) Quentin Lemarié

Peux-tu revenir pour nous sur les conditions d'enregistrement de cet EP ?

Après avoir fait mes études à Montréal, je suis revenu en France pour mettre en place mon projet musical et c’est là que j’ai rencontré un cousin éloigné du côté de ma mère qui s'avérait être ingénieur du son. Notre rencontre s’est faite à Quimperlé et ça a été un véritable retour aux sources pour moi car je n’ai pas connu mes grands-parents maternels qui venaient de Bretagne ; mon nom d’artiste est une abréviation du patronyme de ma mère. Durant les années de création de mon EP, j’ai découvert mon passé et mon présent, j'ai pris conscience de qui étaient mes ancêtres et de ce qui s’était passé à cet endroit-là. Philippe ; avec qui j'ai fait le projet ; m’a parlé de deux de ses très bons amis qui avaient racheté une ferme avec une grange durant le COVID, nous sommes allés y passer une soirée et nous n’avons pas vu le temps passer, nous y avons fait de la musique jusqu’au petit matin et ensuite, j’ai refait mes allers-retours entre Paris et Quimperlé jusqu’à ce que vienne le moment de l’enregistrement. Nous avions deux options et Philippe a eu l’intuition de le faire à la grange mais elle n'était pas du tout aménagée pour cela. En trois semaines, les propriétaires ont tout transformé, nous avons pu ramener tout le matos, les musiciens faisaient tous partie du réseau de Philippe en Bretagne, ça a cliqué directement, j’ai fait des rencontres exceptionnelles, il y avait une ambiance, un son particulier qui appartient à cet endroit-là ; si écoute bien dans l’EP, il y a notamment des bruits d’oiseaux et de planches qui bougent. Mon père a filmé tout l’ensemble depuis le début et cela faisait sens de montrer cela. Il y a eu de la magie lors de l’enregistrement de cet EP.

Qu'aimerais-tu faire différemment pour ton prochain disque ? Y penses-tu déjà ?

Oui, je suis en plein dedans ! Mon premier EP a été inspiré par ce que j'écoutais bien avant sa composition et aujourd’hui, mes goûts ont évolué. Si j’ai à cœur de garder l’ADN de mon projet, j’ai envie d’y ajouter d’autres choses notamment de l’électronique et pour cela, il me faudrait collaborer avec d’autres personnes qui ont l’habitude de travailler dans ce domaine-là. J’aimerais mettre un peu de fraîcheur et de mec de 25 ans dans mon prochain disque.

(c) Quentin Lemarié

(c) Quentin Lemarié

Chez qui te reconnais-tu d'un point de vue musical ?

Point de vue inspiration et dans la manière de faire, il y a Ed Sheeran ; bien évidemment ; mais aussi des artistes tels que Yodelice ; que j'aime beaucoup ; James Bay ; qui est une grosse inspiration ; et Michael Kiwanuka ; pour le côté très soul, très joué et très live.

As-tu déjà joué tes morceaux à l'étranger ou serait-ce une des prochaines étapes pour toi ?

J'ai dû en jouer quand j'étais à Montréal...mais sinon, pas encore. J’aimerais bien faire voyager ma musique, aller à l'étranger en commençant par l’Angleterre ou l’Australie ou n'importe où dans le monde à vrai dire. Le voyage, l’aventure, le partage, on y revient toujours et depuis très tôt, j’ai compris que l’anglais ouvrait des portes.

Quels sont tes prochains projets ?

Deux clips restent à faire afin de terminer ce premier projet. Quelques dates sont à prévoir à partir de la rentrée. Je vais jouer notamment le 03 octobre au Festival de Marne à Sucy-en-Brie à La Grange ; les choses sont bien faites. Par ailleurs, j’organise ; et je participe à ; des événements avec le collectif Bande de Potes à Paris ; ça se présente sous la forme de soirées Open Mic. Idéalement, j’aimerais sortir de nouveaux morceaux d’ici le printemps 2026...

Rencontre avec Theo Nost au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son premier EP !
https://www.instagram.com/theonost/
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