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Rencontre avec Julo Bocher au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son premier album !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre avec Julo Bocher au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son premier album !

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Mon profil est un petit peu atypique. Je ne suis pas musicien en soi ; je ne joue d’aucun instrument ; même si je suis passionné de musique depuis tout petit. Si l’écriture et l’interprétation sont mes deux casquettes principales dans la musique, je me suis mis à composer de plus en plus au fil des projets. Je me suis découvert une aisance de mélodiste et même d’harmoniste. Je suis venu à ce métier par l'apprentissage de la comédie musicale en tant qu'interprète mais auparavant, je produisais les projets des autres en travaillant dans l'audiovisuel en tant que directeur artistique. Je m'occupais plus de mettre en valeur l'art des autres et c’est à peu près à l’âge de 35 ans que j'ai voulu me former en tant qu'interprète. A côté de mon projet musical, je suis également voix off pour de la publicité et des bandes annonces pour des chaînes de télévision ; les voix d’animateurs à la radio et les voix d’habillage me passionnent depuis longtemps.

Comment se fait-il que ton premier album n’ait pas vu le jour plus tôt ?

Je crois que la musique est en moi ; en quantité assez hallucinante ; depuis mes toutes premières années. J’ai eu la chance d’avoir des parents mélomanes qui chantaient dans des chorales et très tôt, j’ai écouté de la musique à la radio même tard dans la nuit car j’étais insomniaque. En revanche, cette passion est restée étouffée en même temps que mes mots et mes histoires durant de nombreuses années avant que je ne fasse la rencontre de personnes qui m’ont fait prendre conscience que j’avais des choses à raconter en musique et qu’il fallait que je m’écoute. Je parlais beaucoup de musique à tout le monde et ma carrière professionnelle a été guidée par cela ; j’ai travaillé notamment dans le clip et sur NRJ 12. Il y a eu toujours de la musique dans tout ce que j'ai fait mais je n'avais jamais osé m'exprimer moi-même par ce biais-là.

Quel a été le déclic pour enfin oser composer et sortir ce premier disque ?

C'est notamment la rencontre avec Jérôme Boirivant ; mon co-compositeur ; qui a été le déclencheur. Jérôme m’a donné confiance et il m’a dit d’aller jusqu’au bout de ce projet d’album. Pour la petite anecdote, je voulais que ce disque existe avant le jour de mes 50 ans à savoir le 7 juin 2025 et il est sorti la veille. Heureusement que je m'étais mis ce défi car il y a eu beaucoup d'embûches mais c'était génial d'y arriver à un jour près.

Rencontre avec Julo Bocher au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son premier album !

Peux-tu expliciter son titre ?

C'est marrant car le mot Popsychomane est arrivé presque avant la musique et il me correspond bien car je suis addict à la Pop et un peu psycho. Ce mot me raconte bien car je suis un mec passionné et drogué à la musique Pop, j’ai vraiment ça dans les veines malgré le fait que je n'ai jamais été musicien.

Hormis la Pop, quelles sont tes autres addictions musicales ?

C'est une question qui est difficile pour moi car tout me plaît en musique. Je n’ai vraiment aucune limite ; l’inventivité est mon seul critère. Je peux écouter de la K-pop, du Jazz, du classique, des musiques Ethno-Africaines...Tout me fascine.

Comment as-tu voulu « Popsychomane » d'un point de vue musical ?

Ça a été une vraie question durant toute la production de cet album car Jérôme ; qui a commencé à composer la plupart des musiques ; a un ancrage très Rock alors que moi, j'avais des envies beaucoup plus Electropop et il a fallu en fait se nourrir en permanence de la musique de Jérôme. J’avais à cœur de faire un projet qui casse un peu les genres avec notamment du violon et des inspirations aussi bien classiques que des années 80 afin que cela retranscrive mon éclectisme ; au risque d'avoir un album trop diversifié. Le train d’union s’est fait entre les différents styles, cela a donné un album qui est éclectique mais aussi très cohérent et on doit aussi cela au travail de Florent Jedwab qui a réalisé, arrangé et mixé ce disque.

Rencontre avec Julo Bocher au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son premier album !

Quelles thématiques abordes-tu sur ton album ?

Le lâcher prise, la quête d'amour, la misère des fins de soirée festives, la solitude de la nuit, les lendemains matins difficiles et la transmission.

Pourquoi y-a-t-il quatre interludes baptisés « Tes Petits Pas » ? Marquent-ils des respirations dans un « récit » ?

Le thème de la transmission ; que je viens d’évoquer ; est un peu caché dans ce disque car il ne s'exprime qu'en musique. J'avais des mots mais je les ai retirés au fur et à mesure car je trouvais qu'il y avait une sorte de magie à ne pas venir dire aux enfants ce qu’ils doivent faire comme si ou comme ça. machin. En ce qui me concerne, je raconte comment je ressens un cycle de vie et ensuite, les gens s’en emparent et ils en font ce qu’ils veulent.

Pourquoi et comment as-tu repris « Quand La Ville Dort » de Niagara et « Le Brio » de Big Soul ?

J’ai fait quelques concerts pendant que le projet se construisait et j’ai réclamé à Jérôme d’inclure des morceaux plutôt des années 80 afin de nourrir ces sets live. J’adore interpréter autrement des textes et faire (re)découvrir au public des morceaux qui ont été absolument fondateurs pour moi. J'aimerais presque faire des albums entiers pour raconter ces chansons des années 80 qui font sourire et qui sont d'une richesse incroyable par rapport à pas mal de tubes d'aujourd'hui. Ces chansons sont pures et incarnées. Nous avions une longue liste de cent titres mais je voulais qu’il n’y en ait pas plus de deux. Je souhaitais qu'il y ait du Niagara ou du Rita Mitsouko sur cet album car en matière de Pop-Rock et en termes de créativité, ces groupes m'ont retourné la tête. En ce qui concerne « Le Brio », c’était plus pour illustrer le côté festif de cet album. J’avais cette version Electro qui tournait dans ma tête et nous l’avons réarrangée avec un clin d’œil au titre « Soirée Disco » de Boris ; de ce fait, il y a un pied dans le Rock et un dans la Dance des années 90.

Rencontre avec Julo Bocher au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de son premier album !

Comment décrirais-tu ton univers ?

Festif/dansant, sentimental, chaotique et tourmenté.

« Popsychomane » a-t-il fait naître de nouvelles idées pour un second album ?

Oui, cet album ; tout comme son processus créatif ; a fait naître énormément de nouvelles envies. Maintenant qu'il existe, je le vois comme un point de départ et il y aura une suite. Une nouvelle chanson est déjà finie et deux autres sont en cours d’écriture...

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