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Rencontre avec Boogatron au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de leur premier EP !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Fanny Paulka

(c) Fanny Paulka

Comment est née l'aventure Boogatron ?

Pierre : On se connaissait déjà mais pas encore très bien, on savait que chacun faisait de la musique de son côté et avec les mêmes personnes parfois notamment avec Camille Feist qui une bonne amie qu’on a en commun et grâce à qui on s’est rencontré. Jean-Michel savait que j’avais fait des arrangements pour Camille et moi, qu’il avait fait des chansons avec elle. Jean-Michel avait des idées de chansons, il souhaitait en faire quelque chose...

Jean-Michel : ...On a dû s'identifier comme potentiellement complémentaires pour faire quelque chose, ce qui n'arrive pas souvent, on a essayé et on s’est lancé.

Quelles sont les casquettes de chacun dans ce projet ?

P : On fait un peu tout ensemble même si c’est Jean-Michel qui arrive avec des mélodies, on les travaille ensuite tous les deux, on trouve une façon de les mettre en musique, on cherche des grilles d'accord, des idées d'arrangements et moi, j’ai plus un côté technique derrière l'ordinateur, je m’occupe de la prod. En dehors de cela, on peut jouer tous les deux des claviers, de la guitare et de la basse et on peut avoir des idées autant l'un que l'autre. Jean-Michel écrit les textes et il est au chant.

JM : Tout s’est fait hyper naturellement, spontanément quand le projet a pris forme. En ce qui concerne les textes, ils font corps avec les mélodies et du coup, si j'arrive avec une mélodie, elle est souvent accompagnée d'une mélodie textuelle qui va avec.

Vous avez commencé à deux, mais Boogatron est devenu un trio depuis. Pouvez-vous nous présenter Damien et nous dire ce qu’il a apporté à votre projet ?

P : J’ai rencontré Damien et Jean-Michel à peu près en même car c’est l’un de ses meilleurs amis depuis longtemps. Même si on a créé l’EP à deux, Damien a toujours été une oreille attentive, on lui faisait toujours écouter les morceaux même s'il ne faisait pas partie du projet à la base. Damien a toujours été le premier à écouter ce que nous avions composé dans la journée et on lui demandait toujours son avis.

JM : Jusqu’à présent, en ce qui concerne les compositions, il n'a pas eu l'occasion de contribuer car on ne s’y pas encore remis mais comme on commence à adapter nos morceaux pour le live, il apporte une énergie folle à la batterie.

P : On avait besoin d’un batteur et peut-être plus tard d’autres musiciens car le but est de se passer un maximum des machines en live. Comme Damien est un ami proche à tous les deux, ça semblait assez évident de lui demander de rejoindre le projet.

(c) Aurore Garcia

(c) Aurore Garcia

Quand on écoute votre premier EP éponyme, on pense immédiatement au terme odyssée, avez-vous imaginé ce disque dans ce sens ?

JM : En partie, effectivement et c’était même l’un des grands kifs de Pierre initialement.

P : Je suis fan de musique progressive ; Metal, Rock ; on y retrouve l’idée du concept album.

JM : C’est quelque chose qui lui a vraiment plu et qui l’a marqué tout comme moi, sans avoir jamais vraiment réfléchi à cela mais il se trouve que ça faisait sens car quand je pense à des mélodies, elles viennent avec des images et cela raconte tout de suite quelque chose. Au quotidien, je travaille dans la vidéo, je vois la musique en images et c’était donc logique d’essayer de tirer les fils d'une histoire qui se complète de chanson en chanson sur cet EP. L'idée de créer une odyssée était là dès le départ et j'aurais l'ambition de la renforcer à l’avenir.

P : On imagine toujours des sortes de personnages dans la façon de chanter de Jean-Michel et on s’est dit qu’on allait vraiment pousser cela afin que ça fasse un peu comédie musicale avec quelque chose de très spatial.

Quels thèmes abordez-vous sur ce premier pas discographique ?

JM : Cet EP parle de l’errance vaine de l’humanité à vouloir quitter la planète Terre.

P : Les chansons de ce disque parlent notamment d’amitié et d’amour.

Pourquoi avez-vous ajouté une relecture de « Nature Boy » à vos compositions ?

P : On s’était dit que ce serait cool de faire une reprise à notre sauce.

JM : « Nature Boy » est une de mes chansons préférées notamment la version d’Elsa Ekdahl. L’exercice de la reprise est intéressant et je pense que cela permet de révéler les groupes qui le sont tout autant.

P : Là, clairement, on a amené « Nature Boy » dans l'espace.

(c) Fanny Paulka

(c) Fanny Paulka

Pouvez-vous nous parler de la mise en images de « Nature Boy » ?

P : Jean-Michel a réalisé ce montage assez incroyable.

JM :  C’est un mashup entre « Un Chant d’Amour » de Jean Genet et « If You Love This Planet » de Terre Nash qui était un documentaire sur une activiste Américaine anti-nucléaire. Le vecteur étant quand même les paroles de « Nature Boy » qui prône un amour universel qui sera toujours au-dessus de tout et ce message-là se diffuse sur des choses plus contemporaines et pragmatiques qui font encore partie de l’actualité.

P :  C’est cohérent avec notre univers, il y a un contraste entre les machines et l’humanité.

JM : On voit des images d’essais nucléaires, de bombes, de guerres, de vrais scientifiques convaincus qu’ils sont en train d’explorer la science dans le meilleur des termes mais qui très potentiellement nous mènent à notre perte.

Ce disque fige-t-il la direction musicale de Boogatron ou avez-vous déjà d'autres envies ?

P : On a toujours d'autres envies...On fait ensemble d'autres chansons qui n'ont rien à voir avec la musique de Boogatron, elles sont en français et dans un registre Folk. En ce qui concerne Boogatron, on a défini un cadre qui est vraiment ce truc de synthé un peu vintage, de son de boîte à rythmes avec un côté Rock voire Metal sur certains passages et on va rester là-dedans sans faire dans la redite pour autant.

(c) Fanny Paulka

(c) Fanny Paulka

Comment synthétiseriez-vous votre univers en quelques adjectifs ?

JM : Cinématographique, entêtant, vénéneux et épique.

P : Théâtral, surprenant, galactique, sinueux et hybride.

D’où vient l’esthétisme de la pochette de votre EP ? Quel est le message derrière cette création visuelle ?

JM : Ce collage réalisé par SirQuilt complète pleinement l'idée de cette odyssée racontée dans l’EP. Le pitch de ce disque est le suivant : un brin d'humanité qui était convaincu qu'il trouverait son bonheur en s'expatriant dans l'univers va se rendre compte que c'est complètement faux et qu'il a juste trouvé sa perte dans cette idée-là. Le visuel raconte un peu cela, c’est une sorte d'auto-suicide global.

P : La pochette parle vraiment d'elle-même avec cette tête de mort qui s'engouffre dans cet océan. On s’est demandé quand même à un moment donné si les gens n’allaient pas croire que c’était un disque de Metal mais cette pochette est vraiment belle et elle correspond bien au projet.

JM : Il y a du mouvement, de l’énergie, du choc, c’est surprenant et vaste, il va se passer plein de choses. Bienvenue !

Collage @ SirQuilt

Collage @ SirQuilt

Que pourrait illustrer musicalement votre premier disque ?

P : De la science-fiction avec des personnages forts car l’humanité est un thème central sur ce disque ou notre propre comédie musicale...

Quels sont vos prochains projets ?

JM : Nous allons défendre « Nature Boy » au Silhouette Festival où le clip a été sélectionné. Nous aimerions organiser une soirée parisienne idéalement d’ici fin 2025 pour présenter cet EP.

P : On aimerait bien trouver quelqu’un pour jouer du clavier et idéalement, on aimerait bien une fille pour ne pas être un énième groupe de mecs.

JM : Il se pourrait qu’il y ait un autre clip...

P : ...et d’autres morceaux assez rapidement !

Rencontre avec Boogatron au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de leur premier EP !
https://www.instagram.com/boogatronmusic/
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