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Rencontre avec Martial Tricoche à l’occasion de la sortie de « Nouvelle Vague » le nouvel album de Manau!

Publié le par Steph Musicnation

(c) Laurent Méliz

(c) Laurent Méliz

Sans te référer aux paroles de la chanson « Nouvelle Vague », le titre du nouvel album de Manau annonce-t-il un renouveau ?

Non, pas de renouveau mais une continuité. « Nouvelle Vague » est une chanson de cet album, je trouvais que c’était un bon titre mais il n’y a pas du tout de message. En revanche, une nouvelle vague en appelle d’autres et pour ceux qui découvriraient la nouvelle, les anciennes n’ont pas disparues.

Quels sont les thèmes de ce nouvel album ?

On retrouve des climats et des tableaux bien précis. Ce sont des histoires à la Manau comme d’habitude sans prétention et sans morale précise.

On a la sensation que tu assumes de plus en plus le côté chanteur, partages-tu cette vision des choses ?

Très bonne question ! Oui, je me libère de plus en plus dans la chanson. Sur le premier album de Manau, je ne voulais pas chanter mes refrains, je les faisais chanter par les autres mais au fur et à mesure du temps, je les ai interprétés moi-même. Cela est arrivé petit à petit et sans prendre de cours. J’ai commencé par des refrains faciles et puis de plus en plus durs à chanter car je suis de plus en plus à l’aise. Au début, j’avais un peu honte de chanter faux et puis, j’ai pris l’habitude du micro mais toujours de façon autodidacte.

Peut-on parler de toi comme d’un barde des temps modernes ?

Oui, je pense car c’est celtique à mort de raconter des histoires. Un barde, un conteur, ça me convient très bien.

(c) Laurent Méliz

(c) Laurent Méliz

Peux-tu nous dire qui t’a transmis cette passion pour la culture celtique ?

Je me le demande encore ! Je crois que c’est moi tout petit. Évidemment, ma mère est Bretonne et j’écoutais déjà des sonorités bretonnantes dans mon enfance comme par exemple le son de la cornemuse mais ce n’est pas ça spécialement car je suis fan de culture celtique mais pas uniquement Bretonne, je pense à l’Allemagne et à tout le milieu de l’Europe. Je pense que cette passion est venue par le biais des chevaliers, des dragons, d’heroic fantasy et c’est ça qui m’a emmené là-dedans mais tout seul car mes frères ne baignent pas dans cet univers.

N’as-tu pas eu peur de tourner en rond à un moment donné ?

Non car ces histoires sont intarissables, c’est un peu comme les histoires d’amour. Bien avant les Grecs, il y avait déjà plein d’histoires d’héros et de guerriers.

As-tu déjà pensé à développer le propos en livre ?

Oui à plusieurs reprises. Je fais également du dessin et on m’a proposé souvent de faire des petits bouquins mais je pense que je ne suis pas encore prêt même si j’ai plein d’échantillons de petits livres à la maison. Le jour où je me lancerais dans cette nouvelle aventure, je veux que ce soit bien fait. C’est quand même un autre travail.

Comment vois-tu l’évolution de Manau depuis 1998 ?

Depuis le départ, Manau reste la même chose ; j’écris les textes et je travaille avec plusieurs personnes pour la musique et les arrangements. J’ai commencé avec Cédric qui a été le premier à me suivre dans cette idée de musique celtique, j’ai travaillé dès le départ avec Laurent Meliz puis avec plein de gens. La base de Manau est l’écriture, mon histoire, le refrain qui va avec et ensuite, l’arrangeur et le compositeur qui travaillent avec moi.

(c) Laurent Méliz

(c) Laurent Méliz

Il y a 19 ans, Manau avait collaboré avec Maurane et Dee Dee Bridgewater, aujourd’hui, avec qui aimerais-tu partager des titres ?

Je ne saurais répondre à cette question car il y a tellement de gens bien…Je vais faire exprès d’aller loin mais pourquoi pas Rammstein. Ce serait très drôle car j’adore.

Je t’aurais peut-être plus vu collaborer avec des artistes comme Grand Corps Malade…

Non car j’ai évolué, je ne suis pas dans ce trip même si je respecte énormément tout le côté Slam ou Hip Hop Français. Je commence à m’éloigner du Rap car je le connais par cœur, ça fait plus de 30 ans que j’en écoute et que j’en fais. Je mélodise mes morceaux, ils deviennent différents.

Si tu devais ne retenir qu’un seul album de ta discographie, quel serait-il et pourquoi ?

Le prochain, celui qui sortira en 2020 car sur ce disque, je vais franchir un pas pour la première fois. J’ai envie de parler de quelque chose qui me tient à cœur depuis quelques années et j’ai enfin trouvé le chemin pour écrire cet album qui me tient beaucoup à cœur.

As-tu déjà été approché par des productions d’émissions TV afin de remettre Manau sous les feux des projecteurs d’une grande chaîne ?

Absolument pas ! Mon grand problème avec la télévision, c’est de ne pas être client. Je suis très mal à l’aise en télé. Je fais un blocage avec les caméras.

Rencontre avec Martial Tricoche à l’occasion de la sortie de « Nouvelle Vague » le nouvel album de Manau!

Aurais-tu pu participer à une tournée dédiée aux années 90 ?

Non même si je respecte ça. Je sors mon dixième album, je continue et je ne suis pas bloqué à cette période. J’ai tout fait pour que les gens ne restent pas focaliser sur « La Tribu De Dana ». Quand je vais sur scène, c’est à moi de « vendre » tous mes autres titres et passer ce mur.

Comment perçois-tu l’évolution du public de Manau depuis tes débuts ?

Les enfants ont grandi et bizarrement, le public de Manau est souvent constitué de trentenaires masculins. C’est assez étonnant surtout que parfois, on me dit que le public de Manau est féminin. Mais globalement, le public de Manau est très large, ça va de 7 à 90 ans et il y a toujours une super ambiance aux concerts.

Quels sont tes prochains projets ?

Un nouvel arrivera assez rapidement car nous avons mis un certain temps à faire « Nouvelle Vague ». J’ai travaillé avec Frédéric Helbert qui est un super compositeur mais nous avions tous les deux beaucoup de travail chacun de notre côté et nous avons mis du temps à nous régler, à aller en studio ensemble et ensuite, nous avons mis du temps à trouver un partenaire pour distribuer l'album dans de bonnes conditions (Believe Music) et établir une stratégie de sortie. Entre temps, comme j’adore écrire, j’ai commencé un album avec Laurent Méliz et j’ai donc travaillé sur deux albums en parallèle. « Nouvelle Vague » vient de sortir mais normalement le prochain album sortira en 2020 car nous allons commencer l’enregistrement en janvier. Comme on dit, j’ai un peu les fesses entre deux chaises (rires). Nous préparons la nouvelle saison des concerts et il y en aura à la rentrée. Nous avons hissé la grand-voile, il y a les vents et la machine Manau avance !

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anonyme 08/12/2019 21:23

Long vie à manau et martial.
Bravo pour ce nouvell album.
Et hâte d'écouter le prochain en espérant un album physique en plus de l'album demateriallisé