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Timothé Poissonnet vous présente son spectacle « Timothé Poissonnet Dans Le Bocal » !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Kobayashi

Photo Kobayashi

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Je suis comédien avant d’être humoriste et je te dirais que je suis un humoriste comme les autres… très différent. Ce serait très difficile de te dire d’où je viens car j’ai habité dans beaucoup d’endroits, c’est pourquoi je dis souvent que je suis de partout et de nulle part. J’ai toujours eu la bougeotte, je n’ai jamais habité plus de cinq ans au même endroit, j’ai même vécu en Croatie, en Lituanie, en Grèce, en République Dominicaine, en Espagne et en Italie. Je me dis citoyen du monde et principalement d’Europe. J’aime dire que j’ai fait le tour du monde, pour me créer le mien.

Tu as fait plusieurs jobs avant de monter sur scène ; quel a été le déclic pour te lancer ?

J’ai toujours voulu faire ce métier, depuis que je suis gosse. Mon père faisait beaucoup de concerts et quand j’étais enfant, je faisais ses premières sans qu’il ne soit vraiment d’accord… Je pense que l’envie de monter sur scène me vient de là. Pour moi, la scène n’a jamais été une vocation mais une conviction.C’est tellement un bonheur de faire rire les gens ! Comme beaucoup d’entre nous aujourd’hui, avant de vivre de ma passion, je suis passé par pas mal de jobs car il faut savoir s’adapter et il faut bien manger. J’ai travaillé dans les finances, j’ai fait la sécurité notamment pour le groupe Tokio Hotel ou pour Stars 80, j’ai été chef de village en clubs, j’ai été responsable d’un bar à cocktails en Espagne. Je te dirais que ces expériences ont toujours été super enrichissantes et je suis content d’avoir fait plein de boulots car je suis un vrai caméléon. Aussi, comme je voulais avoir la tête bien faite, j’ai fait un master de management du tourisme à la Sorbonne.

Photo Unpose

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Quel a été ton parcours artistique avant « Timothé Poissonnet Dans Le Bocal » ?

A 17 ans, j’ai fait mon premier spectacle de rue à Bordeaux. Après mes études, j’ai étudié au Cours Jean-Laurent Cochet, à l’École de théâtre Les Enfants Terribles ainsi qu’à la Ligue d’Improvisation Professionnelle Française. J’ai surtout des bases de théâtre classique et l’humour m’est venu assez naturellement. J’ai compris, assez rapidement, beaucoup de mécanismes humoristiques en autodidacte en observant le jeu de Pierre Desproges, Andy Kaufman, François Rollin, Arnaud Tsamere… J’ai aussi beaucoup appris des conférences TEDx qui sont souvent passionnantes.

Qu’est-ce que l’humour séquentiel ?

En fait, quand j’ai commencé dans l’humour, c’était compliqué de trouver ma place. J’ai toqué à la porte du stand up, à celle de l’humour du personnage, à celle de l’humour potache…mais la place était déjà amplement prise, c’est pour cela que je me suis naturellement créé mon propre humour. L’humour séquentiel est un humour où tu vas être surpris toutes les deux minutes. Sans temps-mort et sans transition, je passe d’un sujet à un autre, un peu comme dans la vie courante. Je cherche toujours à surprendre le spectateur. Il y a de vraies surprises durant mon spectacle. J’aime aussi me balader dans le public et jouer avec les spectateurs mais toujours avec bienveillance.

Photo Unpose

Photo Unpose

Peux-tu développer l’idée du bocal ?

Même si je m’appelle Poissonnet, ça n’a rien à voir! (rires) Pour moi, le bocal symbolise tout notre environnement et notre société. La vie est un éternel recommencement, encore faut-il en tirer les bonnes leçons. Parfois nous avons du mal à sortir la tête du bocal et se faire sa propre opinion, notamment à cause des normes, des médias qui nous entourent et qui nous martèlent sans cesse d’informations, plus ou moins offensives.Ce bocal nous empêche parfois de prendre conscience de notre place et de notre rôle.Comme je m’amuse à faire de l’humour zapping, il symbolise aussi la télévision et notre environnement micro/macro. Après tout, tu mets ce que tu veux dans le bocal.

Quel est le menu de ton one man show ?

C’est très drôle que tu me poses cette question car j’affiche directement le menu au début de mon spectacle. Et comme je suis gourmand il y a énormément de choses dans ce menu, du beatbox, de la magie, des acrobaties, du breakdance, des chutes volontaires-et involontaires (rires)-, des personnages, un peu de stand up, du running gag…C’est un spectacle complet. C’est un vrai one man show où je ne m’appuie pas que sur l’écrit.

Timothé Poissonnet vous présente son spectacle « Timothé Poissonnet Dans Le Bocal » !

De quoi parles-tu dans ton spectacle ?

Je parle principalement de l’évolution de notre société. J’observe et je m’interroge. Je mets en lumière le fait que nous sommes dans une société où tout va très vite et cela à ses bons et ses mauvais côtés car on se lasse très vite de tout. C’est jamais assez ou toujours trop. Je mets aussi l’accent sur l’écologie car c’est un sujet qui me préoccupe beaucoup mais je ne suis surtout pas donneur de leçons.

J’ai vu que « Timothé Poissonnet Dans Le Bocal » a gagné pas mal de prix ; quelle serait selon toi la force de ton spectacle ?

Je dirais que c’est son originalité car l’humour séquentiel est vraiment quelque chose de neuf et de frais. Je mettrais en avant le côté barré et absurde. Je pars dans tous les sens mais c’est pour mieux amener le spectateur quelque part.

Photo Christine Coquilleau

Photo Christine Coquilleau

Tu présentes ton spectacle sur scène depuis 2015 ; est-il évolutif ? Adaptes-tu ton seul en scène à l’actualité ?

Oui, il est très évolutif et mon humour séquentiel me permet de traiter ce que je veux quand je veux. Depuis les tous débuts de ce spectacle, je dirais que 50% des choses présentes ont changé. Comme je suis un éternel insatisfait, je suis toujours à la recherche d’améliorations. Les spectateurs qui reviennent plusieurs fois ne voient jamais la même chose et plus ils viennent plus ils sont embarqués !

Il me semble que tu es ton propre metteur en scène. Pourquoi ce choix ?

Tout simplement car je n’ai pas encore trouvé le metteur en scène qui m’aille. Pour laisser son « bébé » à quelqu’un, il faut à la fois avoir confiance et admirer son travail et cela ne se fait pas du jour au lendemain. Je pense qu’il faut y avoir une vraie rencontre. Le metteur en scène doit aimer ce que je fais et moi, je dois aimer ce qu’il fait. Pour l’instant, je ne l’ai pas trouvé mais je pense que cela ne se cherche pas, c’est comme l’amour, ça se rencontre. Comme mon amoureuse, avec qui je partage tout, partout et toujours, qui m'accompagne et s'occupe de la partie "backstage".

Comment inviterais-tu nos lecteurs à venir te découvrir le 22 novembre au Trévise pour ta date unique à Paris ?

Comment ça ? ! Timothé Poissonnet au Trévise ? Une date unique à Paris? C’est nouveau, c’est frais, c’est cool, mais comment ça se fait qu’on ne l’ait pas encore vu ? (rires) Vous qui lisez cet article, suivez-moi mercredi prochain ! Vous ne le savez pas, mais on s’aime déjà.

Photo Christine Coquilleau

Photo Christine Coquilleau

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