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Rencontre avec la pétillante Diane Dassigny pour parler musique mais pas que !

Publié le par Steph Musicnation

Photo Lou Sarda

Photo Lou Sarda

Comment te présenterais-tu à nos lecteurs ?

Je m’appelle Diane Dassigny, je suis chanteuse et comédienne,dans l’ordre que vous voulez !

La musique est venue plus tard que le cinéma et la télévision. Ton cœur a-t-il néanmoins longtemps balancé entre les deux ?

La musique est venue tard professionnellement mais dès ma petite enfance, j’ai été élève au Conservatoire du 6ème arrondissement à Paris où j’ai appris à jouer du piano et du violon et j’ai toujours fait de la danse également. Le chant a toujours fait partie de ma vie, j’ai chanté dans des chorales et j’ai même fait du chant lyrique. A l’époque, on nous collait pas mal d’étiquettes et quand on était comédien, il ne fallait pas dire qu’on savait faire autre chose sinon les gens pensaient que l’on faisait tout mal… mais heureusement les mentalités ont changé (rires). Aujourd’hui c’est plutôt un plus ! Donc oui avant, la musique faisait partie de ma vie mais plus en tant que loisir alors que j’ai commencé à tourner dès l’adolescence. J’ai joué ma première pièce de théâtre mise en scène par Jean-Claude Brialy à 16 ans (tout en continuant mes études bien sûr).

Comment en es-tu venue au chant de manière professionnelle ?

C’est grâce à Françoise Lax, mon agent de l’époque, qui m’a envoyée,lorsque j’avais 18 ans,passer une audition pour « Les Aventures de Simon et Gunther Stein » une comédie musicale écrite d’après le deuxième album de Daniel Balavoine et sur une idée du comédien Philippe Lellouche. Je me suis rendue au casting sans trop de pression car pour moi, je n’étais pas chanteuse « professionnelle » et finalement ça a marché… mais la comédie musicale ne s’est malheureusement pas montée suite à des problèmes de droits. Cette expérience qui a duré un an (entre auditions, répétitions, enregistrements etc) m’a permis de prendre confiance en moi et de faire de belles rencontres. A l’heure d’aujourd’hui, je ne saurais dire si je suis plus comédienne ou plus chanteuse car les deux font partie de moi de la même façon.

Photo Stefan Mucchielli

Photo Stefan Mucchielli

Est-ce ta participation à « Mozart, L’Opéra Rock » qui a été un « déclic » pour sortir tes propres titres ?

En fait, j’ai pris conscience avec « Mozart » (qui a été une expérience absolument magique) que les gens me faisaient confiance autant sur le chant que sur la comédie et qu’auprès du public on m’identifiait presque plus comme « chanteuse » vu que l’opéra-rock a été un carton. J’avais déjà fait quelques dates de concerts auparavant (ainsi que 2 one woman show musicaux et une autre comédie musicale « La Petite Sirène »)mais chanter à Bercy, au Palais des Sports ou dans des Zenith et même chanter parfois avec un orchestre symphonique, durant plus de 350 dates, m’a fait énormément grandir et m’a permis de trouver ma personnalité de chanteuse et surtout de comprendre ce que j’avais envie de raconter sur scène.

Il me semble que tu as repris ton rôle pour le public Coréen en 2016. Ce public est-il très différent du public Français ?

Exactement, nous sommes partis pendant 2 mois à Séoul pour faire découvrir notre spectacle au public coréen. C’est effectivement un public différent car il est très silencieux et respectueux, les gens n’applaudissent pas entre les chansons. Heureusement, on nous avait prévenus (rires). En revanche, ils se lâchent à la fin du spectacle, ils sont debout. C’était bizarre car nous sommes habitués à des hordes de fans qui manifestent leur enthousiasme du début à la fin du spectacle mais les deux sont agréables. Comme le public était silencieux, nous avions plus l’impression de jouer une pièce de théâtre. Alors qu’en France c’était plutôt ambiance concert de rock ! Comme dans les avions, le public Coréen a une traduction qui apparaît sur le fauteuil de devant, cela lui demande donc aussi plus de concentration. Les fans sont très attentifs et attentionnés comme on peut l’imaginer dans la culture Asiatique.

Photo Stefan Mucchielli

Photo Stefan Mucchielli

Plusieurs titres sont disponibles en digital. Un album est-il en préparation ?

Il y a trois titres disponibles en digital. Et les clips issus de ces titres sont aussi disponibles sur le net.Je mets un peu la charrue avant les boeufs en faisant déjà de la scène avant d’enregistrer mon EP mais je saisis les opportunités que m’offre la vie et les 2 dates de concert au Très Honoré (10 octobre et 16 janvier) m’ont permis de tester les chansons sur scène et de m’aider à choisir lesquelles enregistrer en priorité. J’ai pu avoir l’avis du public et c’est très précieux !

Quel univers musical souhaites-tu développer ?

C’est la Pop Française qui me va, qui me plait et que j’aime écrire et composer (même si pour certains titres j’aime travailler avec d’autres compositeurs ou auteurs). Sur scène aussi j’aime être un personnage, un peu barré, et j’aime que mes musiciens ne soient pas là que pour m’accompagner mais que nous formions un vrai « groupe » et donc qu’ils entrent dans mes délires de mise en scène (puisque la comédie n’est jamais très loin).

Photo Pablo de Selva

Photo Pablo de Selva

Peux-tu nous en dire plus sur « Si Les heures S’Enfuient » ?

« Si Les Heures S’Enfuient », qui est une balade, est justement l’un des titres que je n’ai ni écrit ni composé. La musique est composée par Jérôme Bardon(qui m’a offert trois autres compositions)et l’auteur du texte est Jean-Louis Seigner. J’avais envie de tourner un nouveau clip et j’ avais envie de surprendre car mes 2 clips sortis précédemment (« J’suis Pas Comme Ca » et « Ma Vie Est Belle ») étaient plutôt rigolos et très colorés. Je voulais du noir et blanc, un clip romantique et esthétique, afin de coller avec l’ambiance de la chanson et de voir si le public allait me suivre. Les retours ont été très bons et j’en suis ravie. Merci encore à Noémie Lefort la réalisatrice et au danseur Sylvain Rigault !

Photo Noémie Lefort

Photo Noémie Lefort

Peux-tu nous parler de Jessica Kancel ?

Jessica Kancel est le personnage que j’incarne dans la série « Profilage » pour TF1. Je suis arrivée au début de la saison 7 (diffusée il y a 2 mois) Nous sommes en plein tournage des épisodes 3 et 4 de la saison 8 et nous allons continuer à tourner jusqu’à la fin de l’été. Il va arriver de plus en plus d’aventures à Jess mais ce que je peux vous dire c’est qu’elle sera toujours aussi rigolote, rentre-dedans et portera toujours des tenues improbables. J’adore ce personnage, l’équipe est top et la série marche très bien donc j’ai vraiment beaucoup de chance.

Avez-vous des points communs ?

Oui, parfois je pense tout haut au lieu de tourner sept fois ma langue dans ma bouche, je suis un peu pipelette et curieuse mais beaucoup moins que Jess. Nous avons surtout en commun notre optimisme et notre joie de vivre : il faut toujours voir le verre à moitié plein, c’est ma devise !

Vas-tu conjuguer acting et musique en 2017 ?

Jusqu’ici j’ai réussi alors pourquoi ça changerait en 2017 ? La preuve : je serai au Théâtre du Palais Royal à partir du 11 février dans le spectacle musical « Le P’tit Monde De Renaud » jusqu’au début du mois de mai !Sinon,en doublage,je suis toujours la voix de Maggie dans « Grey’s Anatomy » et je double aussi Cheryl Blossom dans la toute nouvelle série « Riverdale » adaptée d’Archie Comics, et dont la diffusion en langue française débute aujourd’hui-même sur Netflix ! En 2017 j’ai aussi très envie de mettre en place une série de concerts et de sortir un EP mais tout ça prend du temps car pour l’instant je gère seule la partie musicale…

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