Rencontre avec Sans Lactose au Studio Luna Rossa à l’occasion de la parution de leur premier album !
Pourquoi Sans Lactose ?
Joachim : La grosse question ! Nous cherchions un nom qui rentre un petit peu dans les têtes et qui soit également dans l'air du temps. Etant intolérant au lactose, la question ne s'est pas posée très longtemps.
Georges : C'est un nom que nous avons trouvé en trois minutes top chrono, ce qui est plutôt cool car finalement, on se retrouve avec un nom qui reste plutôt bien en tête et qui attise un peu la curiosité des gens quand ils l'entendent. Nous avions des morceaux qui étaient prêts et il nous fallait un nom, c’est passé par Sans Gluten avant d’arriver très rapidement sur Sans Lactose ; ce qui est drôle car nous ne consommons pas de lait. Ensuite, nous avons tiré un petit peu le fil de ce nom un peu random, nous avons pensé à un logo avec un verre de lait et à la couleur blanche ; nous nous sommes dit qu’il y avait toute une esthétique qui pouvait être sympa. En plus de cela, à la base, nous avons commencé dans une démarche un peu plus second degré car nous ne nous sommes jamais trop pris au sérieux ; nous voulions faire de la musique qui nous parlait. Ce nom un petit surprenant matchait bien.
Faire de la musique professionnellement ensemble a-t-elle été une évidence ?
J : Le fait que nous soyons frères facilite énormément de choses car nous ne craignons pas de froisser l’autre. Nous ne sommes pas des rockstars ; nous ne sommes pas les frères Gallagher ; nous aimons plutôt les mêmes choses et nous avons les mêmes goûts musicaux, nous acceptons la critique et c’est donc beaucoup plus simple de bosser avec son frère qu’avec quelqu’un d’autre.
G : En revanche, nous ne nous étions jamais dit que nous allions nous lancer ensemble mais finalement, c'est trop bien de faire de la musique à deux. Sur scène, on évolue toujours en duo et de ce fait, aucun de nous n’est jamais vraiment seul et cela permet de partager tous les moments à deux ; les bons comme les potentiellement mauvais. Nous faisons de la musique ensemble professionnellement mais surtout familialement.
J : Nous avons commencé à deux, la question d’évoluer en solo ne s’est pas posée mais peut-être qu’elle se posera dans le futur quand chacun aura progressé de son côté.
G : Nous avons découvert ensemble ce qu’était la sortie d’un morceau, le fait de donner des concerts…et c’est encore plus simple de le faire à deux. Nous avons tout appris sur le tas.
Quelles sont les casquettes de chacun dans votre projet ?
G : Déjà, ma casquette est d’en porter car avec ses cheveux, il n’en est pas capable (rires) ! Notre merch principal étant des casquettes avec un verre de lait siglé dessus. A l’heure actuelle, il y a une bonne répartition, c’est du 50/50. Historiquement, nous avons tout écrit et composé ensemble mais depuis deux ans, c’est plutôt Joachim qui a composé.
J : Je me suis occupé de la partie production et ensuite, je proposais les prods à Georges avec souvent une idée de refrain et nous aiguisions les paroles et les thèmes ensemble.
G : Nous chantons tous les deux et en ce qui concerne les instruments ; même si je sais en jouer ; Joachim va plutôt être au piano et moi à la guitare et cette formation-là que l’on retrouve sur scène et nous avons un batteur qui joue avec nous en live. Ensuite, il y a plein de subtilités d’autant plus quand on vit ensemble, je pense notamment à l’administratif et au matos…on essaye de repartir en fonction des champs de compétences…Nous nous complétons littéralement.
Comment voyez-vous votre évolution artistique depuis « Lait 4 Saisons » paru il y a deux ans ?
J : Il n’y avait pas vraiment de cohérence sur « Lait 4 Saisons » qui était plutôt un projet de singles ; c’était plus un mood par saison. Après ce disque, nous avons cherché à avoir plus de cohérence dans les paroles ; je pense que c’est dans cette partie-là que réside le plus gros champ d’amélioration. Auparavant, nos paroles étaient très imagées, poétiques et mélancoliques. Musicalement, aujourd’hui, les percussions sont moins électroniques, c’est plus organique et alternatif.
G : Cela vient aussi du fait de travailler de plus en plus avec un batteur, nous avons pris goût à apporter vraiment le côté hyper organique du son de la batterie. Par ailleurs, nous avons décidé de nous orienter vers un son un peu plus Indie dans les guitares et les percussions, nous nous sommes éloigné un tout petit peu de l’Electro et des influences Rap-Pop qui étaient très à la mode il y a quatre ou cinq ans. En ce qui concerne la phase d'écriture, elle se fait ensemble maintenant.
J : Nous sommes moins dans une individualité. Nous écrivons vraiment les chansons ensemble. Je pense que nous avons gagné en maturité sur ce point-là.
Quels thèmes abordez-vous sur « C'est Comme Ça » ?
J : Le passage de la jeunesse à l'âge adulte est le thème principal de l’album. Sur cet album, nous abordons les questions que nous nous posons à l’heure d’aujourd’hui.
G : Nous parlons notamment de relations sentimentales, du fait de faire face à l’infidélité, de nostalgie, de souvenirs d’enfance…
J : … des échecs et comment y faire face ; tu tombes, tu recommences, c'est comme ça d’où le titre.
D'où vient, selon vous, le côté nostalgique inhérent à vos morceaux ?
J : Je trouve que c’est la plus belle émotion, c’est celle qui me marque le plus en tout cas. Tout ce qui est madeleine de Proust, un film, une scène de série, une période de notre vie…
G : Nous sommes tous les deux comme cela, nous ne sommes pas du tout projetés sur le futur. Nous avons toujours évolué avec une maman qui nous disait que c’était tout de suite maintenant, qu’il ne fallait pas être dans le passé ni dans le futur mais même si nous sommes beaucoup sur le passé, cela ne veut pas dire que nous sommes déprimés du présent par rapport à l’avant. Je pense que cela vient du fait que nous avons été globalement heureux tous les deux, c’est un privilège et nous aimons raconter ce que nous avons vécu. Nous ne sommes pas trop là pour faire des morceaux d’anticipation.
Comment décririez-vous votre univers ?
J : Catchy, très généreux et authentique.
G : Texturé, dynamique et accessible.
Quels ont été les retours de vos proches sur votre premier album ?
J : Tous nos proches ont senti que l’album était mieux produit mais ils ne se sont pas dit que nous avions fait quelque chose qui ne nous ressemblait pas. Ils nous ont dit que les chansons étaient mieux écrites ; qu’elles voulaient vraiment dire quelque chose ; et qu’il y avait une cohérence au sein du projet. Les retours de nos parents, grand-mère, sœur et potes ont été très positifs.
Les artistes que vous évoquez dans « Les Empreintes du Castor » sont-ils ceux qui ont vraiment forgé votre culture musicale ?
J : C'est une très bonne question ! Dans cette chanson, on cite notamment Mika ; que j’écoute moins aujourd’hui ; Dido ; dont je suis un grand fan ; « Viva La Vida » de Coldplay, Yaël Naïm, Laurent Voulzy ; qui est mon artiste francophone préféré de tous les temps ; Madonna…
G : Cela résume bien une époque, celle où notre papa achetait des morceaux à l’unité sur iTunes afin de faire des compilations que nous écoutions dans la voiture ; ce qui est littéralement la définition d’une playlist aujourd’hui. Il en faisait une toutes les trois semaines à peu près et nous l’écoutions en boucle jusqu’à la suivante. Nous avons été influencés par tous les artistes que nous citons dans « Les Empreintes du Castor » lors des trajets en voiture sur la banquette arrière alors que nous étions enfants. Notre père mêlait plutôt des artistes des années 2000 mais il essayait de glisser aussi quelques artistes qu’ils aimaient bien lui notamment les Rolling Stones et les Beatles.
J : Je cite Eminem également car c'est le premier artiste que j'ai écouté en solo, il me fascinait, je suis allé regarder tous ses clips sur Youtube et j’ai appris toutes ses paroles par cœur.
G : Pour ma part, j’ai eu des petites fixettes très ponctuelles par ci par là mais je suivais principalement mon grand frère.
Qu'est-ce que chacun mettrait en avant chez l'autre ?
J : Georges, c’est la force tranquille. Mon frère arrive à m’apaiser au moment où j’en ai besoin notamment quand je pourrais partir dans tous les sens. Si j’étais le feu, il serait plus la glace.
G : Sa détermination. Joachim est un driver, il possède cette dose d’énergie qui permet de toujours pousser le projet aux étapes du dessus. Je n’en serai pas là sans lui et sans son ambition ; ce n’est pas que je ne suis pas ambitieux mais il voit toujours deux ou trois mètres plus loin que moi. Et sinon, sa générosité, sa gentillesse et le partage.
J : Ceci est propre à tous les deux !
Quels sont vos prochains projets ?
G : Nous allons faire vivre l’album. Il y aura potentiellement un projet de réédition avec de nouveaux morceaux d’ici le printemps. Nous aimerions bien faire une session live.
J : Nous serons en concert au Rex à Toulouse le 28 novembre et ensuite, plusieurs dates sont déjà prévues entre mars et avril dont un Olympia le 27 mars.
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Sans Lactose - Iknow (Clip Officiel)
1er album "C'est comme ça" disponible partout : https://baco.lnk.to/cestcommeca Le 27 Mars 2026 à l'Olympia : https://www.olympiahall.com/agenda/sans-lactose/ En tournée dans toute la France : ...
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C'est comme ça qu'on crée un album (DOCU ALBUM)
Notre 1er Album "C'est comme ça" est disponible partout Instagram : https://www.instagram.com/sans_lactose_officiel/?hl=fr Le 27 mars 2026 à l'Olympia : ...
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