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Rencontre avec Leona Winter à l’Idol Hôtel à l’occasion de la parution de son premier single !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre avec Leona Winter à l’Idol Hôtel à l’occasion de la parution de son premier single !

Peux-tu nous dire qui est Leona Winter et comment est né cet alter ego ?

Leona est mon personnage en tant que transformiste. Il a été crée d’abord dans le bar que nous avions à Sitges avec mon mari et qui s’appelait Le Backstage. Le jour de l’inauguration en 2012, nous avions organisé une soirée où les hommes étaient en femmes et inversement. A vrai dire, c’était une opération commerciale car à l’origine, je n’avais pas du tout dans l’idée de me créer un personnage transformiste. Ce sont des amis, après m’avoir vu chanter sur scène en femme, qui m’ont conseillé de garder ce personnage et de le développer car ils trouvaient que je me libérais d’un poids et que j’étais moins timide qu’en Rémy. D’autres transformistes ont pris la « balle au bond », ils m’ont maquillé, appris quelques trucs et ils m’ont adopté comme leur fille. Le côté strass et paillettes m’a plu et j’y ai pris goût.

Pourquoi Leona Winter ?

Au départ, quand j’ai commencé, c’était Miss Leona. La dragqueen Lady Diamond m’a pris sous son aile et quand nous faisions des spectacles ensemble, nous étions The Lady & The Miss ; c’était joli. Leona vient de Leona Lewis que j’aime toujours beaucoup même si nous l’entendons moins aujourd’hui. Le nom Winter est venu se greffer quand j’ai gagné le concours de Miss Europe Continental car malheureusement pour les concours internationaux de Miss, on ne peut sciemment pas s’appeler Miss soi-même sinon ça fausse un peu la donne. J’ai choisi le nom Winter car je voulais absolument des initiales en L.W comme mon mari Lorenzo Werner. Par ailleurs, je dirais que ce nom est venu assez naturellement d’autant plus qu’il se dit de la même manière autant en anglais, qu’en espagnol qu’en français. Cela me permettait en même temps d’avoir un petit slogan accrocheur qui disait The Winter Is Coming car c’était le grand truc de Game Of Thrones.

Que t’a permis Leona Winter ?

Leona m’a permis de me libérer de cette perception que les autres avaient de moi en homme et qui m’avait toujours gêné car j’étais encore plus efféminé et plus androgyne qu’aujourd’hui.

Rencontre avec Leona Winter à l’Idol Hôtel à l’occasion de la parution de son premier single !

Comment as-tu commencé ton apprentissage artistique ?

J’ai commencé à prendre des cours de chant et de danse à l’âge de 8 ans. Auparavant, j’avais fait du judo, du rugby et du tennis ; autant te dire que je ne suis pas sportif (rires) même si pour faire de la danse, il faut avoir beaucoup d’endurance. En extra scolaire, j’ai fait de la danse Modern-Jazz et donc du chant durant neuf ans mais aussi du théâtre pendant quatre ans de mes 11 à 15 ans. De manière professionnelle, je me suis lancé sur scène en solo à 16 ans, j’ai fait des petits concerts dans mon village d’enfance ; Arles-sur-Tech qui se trouve dans les Pyrénées-Orientales. Ensuite, je me suis produis dans des restaurants dans les petits villages alentour et quand je suis parti en Espagne avec mon mari comme je travaillais dans notre bar, j’y faisais des petits spectacles.

Il me semble que ta carrière a débuté Outre-Atlantique avant de se développer en France…Peux-tu nous en dire plus sur ce parcours atypique ?

Tout d’abord, j’ai commencé en Europe ; j’ai travaillé en France, en Belgique et surtout en Suisse à La Garçonnière avant de partir pour le Chili. On m’a appelé pour participer à The Switch qui est une émission dans la même veine que RuPaul’s Drag Race qui est très d’actualité en ce moment. La production avait fait appel à moi car je suis un des seuls dragqueens/transformistes à chanter en live en Europe et ils voulaient absolument quelqu’un qui puisse parler espagnol et représenter la France dans ce concours. Au départ, j’avais dit non car je trouvais que j’étais trop jeune ; j’avais 20/21 ans ; j’avais trop peur de partir tout seul durant cinq mois et finalement, mon mari m’a encouragé à y aller et à gagner et j’ai bien fait de l’écouter car j’ai remporté le concours en 2016.

Quel a été le déclic pour tenter ta chance à The Voice en 2019 ?

Entre The Switch et The Voice, il s’est passé pas mal de choses. Il y a eu beaucoup de concours de beauté internationaux ; Miss Europe, Miss Latina, Miss Continental qui est l’équivalent de Miss Univers ; et avec toute cette publicité-là, Matthieu Notebaert qui est le chargé de communication de The Voice m’a repéré et il a parlé de moi à Bruno Berberes et à Pascal Guix. Ils m’ont contacté et encore une fois, j’ai dit non car je pensais que mon personnage n’était pas assez crédible pour une émission de l’ampleur de The Voice. Mon mari m’a une fois de plus encouragé à faire l’émission, à aller en finale et à gagner ; cette fois-ci, je ne suis arrivé qu’en demi-finale mais tout est relatif.

Rencontre avec Leona Winter à l’Idol Hôtel à l’occasion de la parution de son premier single !

Avant ta participation à l’émission phare de TF1 avais-tu déjà commencé à créer ton propre répertoire ?

Non, pas du tout, ça ne faisait pas partie de mes priorités car j’aimais beaucoup interpréter les chansons des autres artistes. J’aimais interpréter des textes forts de gens connus qui me plaisaient et je les adaptais à ma sauce. Le déclic est arrivé pendant The Voice car durant l’émission, j’ai appris à délivrer mes propres messages en choisissant des chansons comme « Kid » d’Eddy de Pretto qui m’a même aidé dans mon ouverture d’esprit personnel et dans ma croissance en tant qu’artiste. A partir de là, j’ai eu envie de m’exprimer avec mes mots et de les partager avec le public et peut-être aider certaines personnes à s’ouvrir ; au même titre que les chansons qui me plaisent m’ont fait grandir. Lors d’une discussion avec Jenifer, elle m’a dit de m’appuyer sur mon personnage afin de délivrer mes propres messages et cela m’a beaucoup aidé tout comme Nathalie qui est la coach vocale.

« Como Soy » a-t-il été une évidence comme premier single ?

Ça n’a pas été une évidence au départ car je dirais que je ne savais pas ce que je voulais tout simplement mais j’avais dans l’idée de faire quelque chose de très Pop, un peu Electro, un peu Kylie Minogue. On m’a proposé plusieurs bases de morceaux et j’ai accroché directement à celle qui est devenue « Como Soy ». Il y avait comme des claquements de doigts dans cette production et j’ai tout de suite imaginé une mise en scène. Ça m’a beaucoup plu pour cela mais après, il y a eu la difficulté de mettre mon message dessus. Je voulais parler de tolérance et de ce harcèlement scolaire que j’ai vécu afin de dire que je suis ce que je suis et que je m’en fous de ce que vous en pensez. Il a fallu trouver les mots car je ne suis pas auteur même si j’écris bien. Quand Fabrice des Anges m’a offert la possibilité de travailler avec Selim et Corson et qu’ils m’ont proposé ce texte en one shot, j’ai dit oui tout de suite. Là, pour le coup, l’évidence est arrivée, c’était simple, clair et précis. C’était ce que je voulais dire. Mais j’avoue que ça s’est déclenché tardivement, il a presque fallu que je vois le titre terminé pour me dire que c’était ça que je voulais exactement depuis le début.

Rencontre avec Leona Winter à l’Idol Hôtel à l’occasion de la parution de son premier single !

Musicalement parlant, cette chanson représente-t-elle la direction que tu veux suivre à l’avenir ?

Oui, je veux vraiment rester dans cet univers très diva Pop-Electro qui correspond à mon personnage qui est assez frais et joyeux mais évidemment, je vais y greffer des ballades car j’adore les chansons déprimantes ; j’aime interpréter les chansons qui font pleurer car elles me font du bien. C’est bizarre mais elles me redonnent le sourire.

Le fait de t’exprimer en trois langues sur ce titre indiquerait-il que tu ne fermes aucune porte pour la suite ?

La suite se fera soit en espagnol soit en français, il y aura très peu d’anglais dedans même si cette langue est assez universelle. L’anglais me correspond moins, je maîtrise moins cette langue qui m’évoque moins de souvenirs. Pour moi, l’espagnol est primordial car je veux que mes chansons puissent parler aux personnes qui m’ont toujours suivi. Bien sûr, le français étant ma langue natale, il est également important pour moi. Je ne ferme aucune porte car je veux que mon message soit le plus universel possible car je pense qu’il peut parler à tout le monde.

Rencontre avec Leona Winter à l’Idol Hôtel à l’occasion de la parution de son premier single !

Te verrais-tu évoluer artistiquement un jour en parallèle à Leona en tant que Rémy ?

Pas pour le moment mais ça pourrait peut-être arriver avec l’âge si je me projette très très loin dans l’avenir. Je peux peut-être en avoir marre un jour du make-up et d’être une femme ; il ne faut pas croire, c’est très contraignant d’en être une ; les talons, les corsets…c’est très dur à supporter. En tout cas, je doute que ce soit Rémy qui sera en tête d’affiche car j’ai trop de pudeur, de timidité ; encore aujourd’hui ; pour pouvoir avoir une image aussi difficile à assumer pour moi.

Quels sont tes prochains projets ?

Les prochains projets sont un peu chamboulés avec le COVID mais il y a quelques titres qui sont déjà préparés et d’autres qui sont en cours afin de sortir un EP. D’ici la parution de ce disque, il y aura un second single qui restera dans la même veine que « Como Soy ». Il y a des projets de spectacles en Belgique et au Luxembourg notamment mais une fois encore, rien n’est garanti à cause de la situation sanitaire. Je travaille sur un show qui intègre mes chansons, des reprises et de vraies chorégraphies avec des danseurs.

Rencontre avec Leona Winter à l’Idol Hôtel à l’occasion de la parution de son premier single !
https://www.facebook.com/LeonaWinterOfficiel
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