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Retrouvailles avec Zanarelli et Michal Kwiatkowski à l’Idol Hôtel pour la sortie de « Love You » !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Lisa Lesourd

(c) Lisa Lesourd

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Michal : Le 08 mars dernier, Olivier a fait la première partie de Julie Pietri au Théâtre de la Tour Eiffel et c’est à cette occasion que je l’ai découvert. Je suis tombé sous le charme de cet artiste et de ce personnage. Par la suite, nous avons échangé sur Instagram et je lui ai dit que cela me ferait plaisir que nous collaborions ensemble un jour. Quelques jours après, Olivier m’a proposé cette belle chanson « Love You » qu’il a composé avec Nicolas Cazaux et nous l’avons enregistrée pour Le Refuge. Je n’aurais jamais imaginé que cela allait prendre des dimensions pareilles et que les gens l’accueilleraient avec autant d’enthousiasme. C’est une belle histoire et cela s’est fait assez rapidement.

Zanarelli : Quand j’ai fini ma première partie, je me suis installé au balcon et tous mes amis me disaient que Michal était derrière. Nous ne nous connaissions pas encore mais j’avais enregistré mon album « L’Écho Des Vertiges » dans le studio où Michal avait enregistré « Chopin Etc ».

M : Les connexions ont commencé comme cela et se retrouver maintenant à parler d’un single qui est sorti et qui fonctionne bien, c’est magique !

« Love You » a-t-elle été pensée immédiatement comme un duo ?

: Non car « Love You » est née bien avant notre rencontre à tous les deux lors du concert. J’ai eu l’inspiration pour cette chanson dans le métro et comme souvent, j’ai pris mon téléphone afin d’y enregistrer une mélodie et le texte qui est venu. Par la suite, j’ai fait écouter cette chanson à Nicolas au Studio Bleu à Paris et je l’ai laissé trouver les accords et les harmonies qui convenaient bien à ce titre.

Comment présenteriez-vous cette chanson ?

M : C’est une chanson Pop avec des influences classiques et c’est ce qui m’a séduit dans cette chanson. Je pense d’ailleurs que ce n’est pas pour rien qu’Olivier m’a proposé ce titre car souvent, il y a ce mélange entre variété et musique classique dans ce que je fais. Les garçons ont créé quelque chose qui est à la fois très tubesque car le refrain reste en tête immédiatement et de très classique notamment dans les harmonies.

Z : En jouant cette chanson lui-même au piano, Michal a forgé encore plus forgé le caractère classique de « Love You » ; un petit peu comme une comptine. Par ailleurs, je dirais que l’on peut entendre cette influence de Chopin de manière sous-jacente dans la manière dont il joue le titre.

M : Les harmonies avaient déjà installé un peu ça et je l’ai juste approfondi avec ma manière de jouer. C’est pour cela que nous avons opté très vite pour une version piano-voix même si nous avons cherché des idées d’arrangements. C’est ainsi que tout les saveurs ressortent !

Z : Michal a trouvé la seconde voix ; moi, je chante un peu plus grave et lui un peu plus aigu ; cela donne un petit côté Lara Fabian/Maurane dans « Tu Es Mon Autre » et j’aime bien ça quand les voix s’entremêlent.

(c) Lisa Lesourd

(c) Lisa Lesourd

« Love You » parle évidemment d’amour mais pouvez-vous développer le propos ?

Z : Simplement d’amour à la base et c’est juste le fait que nous soyons deux garçons pour l’interpréter qui met en avant une cause LGBT.

: Quand on étudie le texte, comme le dit souvent Olivier, il n’y a aucune revendication. Il y a un côté universel dans cette chanson car à aucun moment, il n’est fait mention d’un amour entre deux filles ou deux garçons et c’est tant mieux.

Z : Je ne suis pas contre les revendications mais je trouve qu’Hoshi le fait super bien avec son titre « Amour Censure ». Pour ma part, je dirais que quand je suis engagé dans mes textes, c’est plus dans la pureté des sentiments.

Pouvez-vous nous parler de la mise en images de cette chanson ?

M : Cela s’est fait assez naturellement après la séance photo que nous avons faite avec Lisa Lesourd qui a créé la pochette. Il y a ce côté noir et blanc qui s’est installé sans que nous en ayons vraiment parlé entre nous.

Z : Je voulais que l’image soit aussi pure que la chanson qui est acoustique. Le noir et blanc met vraiment en lumière l’intimité. Honnêtement, j’ai été inspiré un petit peu par le duo avec Grand Corps Malade et Camille Lellouche ; j’avais envie que l’on retrouve cette pureté-là dans un duo qui met en scène deux garçons car « Mais Je T’Aime » parle aussi simplement de sentiments. Nicolas ; l’infographiste ; a ajouté une petite touche colorée comme un petit clin d’œil à une joie, celle de s’aimer.

M : Nous avons continué dans la même lignée pour le clip et même quand nous faisons des télés ; sans forcément nous mettre d’accord auparavant ; nous restons dans ce côté sobre. Très rapidement, nous nous sommes engagés par rapport au Refuge et je trouve que c’est une manière de montrer que quelque part, nous ne sommes pas les « stars » de tout ce qui se passe mais les jeunes du Refuge car c’est pour eux que nous le faisons même si nous sommes des artistes et que nous sommes fiers de porter cette belle chanson car c’est notre métier.  

Z : Les stars du clip, ce sont les deux jeunes filles de 22 ans qui sont en couple depuis 3 ans. Elles sont très heureuses et très épanouies. Elles aussi, elles ont la chance d’être choyées par leurs familles. Elles n’ont eu aucun souci avec leur coming out. Quand je les ai rencontrées, elles ont eu envie de s’investir tout de suite de manière bénévole dans le clip. Je voulais mettre en images leur intimité et pour la fois, Élodie Denis et moi avons filmé les plans des deux jeunes filles et ensuite, c’est mon monteur habituel qui a monté le clip chez lui. Nous avons travaillé de manière très artisanale même pour l’enregistrement de la chanson.

Les bénéfices des ventes de ce titre seront reversés à la Fondation Le Refuge, pouvez-vous nous en dire plus sur cette fondation et sur ses actions ?

M : Je soutiens depuis très longtemps Le Refuge qui fêtera ses 18 ans dans quelques semaines. Je pense que la première fois où je suis allé rendre visite aux jeunes remonte à 2010 et depuis, j’y retourne régulièrement. Je dois dire qu’ils font un travail de dingue. Jusqu’à il y a peu de temps, Le Refuge était une association mais c’est devenu une fondation, ce qui signifie que maintenant, ils sont reconnus politiquement et nationalement et c’est vraiment génial car j’imagine qu’ils pourront faire plus de choses. Le Refuge accueille les jeunes homosexuel(le)s, bi et trans qui sont victimes d’intolérance ; de la pire peut-être qui puisse arriver à savoir au sein même de leurs foyers. Ces jeunes en difficulté se font jeter de chez eux ou ils se font maltraités et ils donc besoin d’aide. J’aurais tendance à dire que bien évidemment on aurait préféré qu’il n’y ait pas la nécessité que Le Refuge existe mais heureusement que cette fondation est là.

Z : Il y a plusieurs associations LGBT en France et le but n’était vraiment pas d’en écarter une car elles sont toutes utiles. Je connaissais un peu de loin Le Refuge depuis ces dernières années mais là, avec le projet, j’ai découvert des témoignages qui m’ont glacé le sang et cela a renforcé mon envie d’en parler parce qu’ils font de la formation dans les milieux scolaires et je trouve que c’est ce qu’il y a de plus important à faire aujourd’hui. Il faut informer les jeunes dans les collèges et dans les lycées soit parce qu’eux-mêmes subissent des actes homophones ou parce que certains n’envisagent pas un jour d’avoir un enfant homosexuel et peuvent avoir des propos très très durs. Quand on entend certains témoignages de jeunes, on sent quand même qu’il faut redresser une certaine éducation qui a été forgée dans l’intolérance.

M : On dit toujours les jeunes mais moi qui suis allé passer du temps avec eux une dizaine de fois, je peux dire qu’il s’agit souvent de très jeunes ; ce sont presque encore des enfants qui se retrouvent à la rue, qui ne savent pas comment gagner leur vie ni où dormir, qui sont plein de blessures mais de colère également…Ils se demandent pourquoi eux et qu’est-ce qu’ils ont fait. On ne se rend pas compte de cela ; ce sont des bébés qui sont privés de leurs parents tout d’un coup.

Z : Il y a également le cas de certains jeunes qui choisissent l’aide que Le Refuge va leur apporter. Grâce au clip, j’ai récemment discuté avec un jeune qui est à Nîmes et qui a envie de se débrouiller tout seul car il se sent l’énergie pour le faire et dans ce cas-là, Le Refuge lui apporte une écoute, un conseil ; ils sont là également pour cela et c’est beau aussi.

Retrouvailles avec Zanarelli et Michal Kwiatkowski à l’Idol Hôtel pour la sortie de « Love You » !

Quels sont les premiers retours sur « Love You » ? Vous arrive-t-il d’avoir des messages qui vont à l’encontre de ce que vous défendez dans cette chanson ? Par ailleurs, des couples se reconnaissent-ils dans le texte ?

Z : Aucun et j’en suis très heureux. Pour l’instant, nous sommes bien choyés et j’espère que cela va continuer. Comme c’est un message d’amour, je n’ai pas la lutte à devoir m’expliquer et j’en suis assez content. Par contre, personne ne m’a dit qu’il se reconnaissait dans le texte…

M :…ça viendra, peut-être qu’il y a des couples qui sont en train de se former grâce à cette chanson mais ça, on le saura dans quelques semaines voire quelques mois ! (rires)

Quel regard avez-vous sur l’évolution des mentalités en France et en Pologne à propos de l’homosexualité ?

M : En Pologne, on ne peut pas parler d’une avancée mais d’un recul. Comme je l’ai dit à Têtu il n’y a pas longtemps, je n’ai jamais connu mon pays dans cet état-là d’homophobie et de racisme. En Pologne, les choses vont très très mal en ce moment et je ne vous cache pas que je suis très heureux de résider en France et de pouvoir vivre ma vie tranquillement ici même si je sais qu’il y a toujours de l’homophobie ici et qu’il faut toujours se battre. En tout cas, nous qui vivons à Paris, nous avons quand même beaucoup de chance.

Z : Moi, personnellement ; j’ai l’une de mes tantes qui m’avait appelé après avoir reçu le faire-part pour mon Pacs et elle m’avait incendié en me disant qu’elle ne viendrait pas. Le fait qu’il y ait eu tout ce débat autour du mariage pour tous a libéré sa parole d’homophobe. A cette époque-là, les langues se sont déliées et un certain nombre d’homophobes se sont permis de prendre la parole et du coup, j’ai l’impression qu’il faut de nouveau redresser un peu les discours et c’est pour cela qu’il faut encore avoir des projets comme le nôtre et j’espère que d’autres suivront avec d’autres personnes. Malheureusement, nous sommes encore obligés de dire pour les générations futures que l’amour entre deux personnes de même sexe n’est pas différent d’un amour plus commun. Michal de son côté et moi du mien, nous vivons des amours très purs. Cela fait 12 ans que je suis en couple, je suis marié et je n’ai aucune différence dans les joies et dans les difficultés par rapport à un couple hétéro.

Quel message adresseriez-vous à un(e) jeune LGBTQ+ qui n’oserait pas encore pleinement vivre ses sentiments à cause du regard des autres ?

M : Très souvent, on voit les choses en noir mais il y a également de bonnes surprises quand il s’agit d’un coming out familial et cela a été le cas pour moi. Je suis là pour témoigner que c’est possible. Je pense que cela vaut le coup d’essayer car le lien que l’on peut créer ou non avec sa famille à ce moment-là est très important et cela peut changer/influencer notre vie de famille, de couple, d’homme tout simplement.

Z : Je ne saurais pas conseiller ; la seule chose que je dirais serait de contacter Le Refuge car eux, ils sauront quoi dire. C’est compliqué de donner des conseils et eux, ils sont très performants en la matière. En contactant Le Refuge, ils y trouveront une écoute et de la bienveillance.

Retrouvailles avec Zanarelli et Michal Kwiatkowski à l’Idol Hôtel pour la sortie de « Love You » !

Prévoyez-vous de collaborer ensemble de nouveau dans un futur proche ?

M : J’espère !

Z : Peut-être qu’il y aura des concerts avec son répertoire et le mien…J’ai très envie que l’on puisse faire quelque chose ensemble avec Le Refuge.

M : Nous avons pris énormément de plaisir à chanter ensemble « Love You » lors d’une émission et dans mon petit home studio et notre rêve aujourd’hui pour 2021 serait de monter sur scène un soir afin de la chanter pour les personnes présentes masquées ou non.

Z : Sans le COVID, me connaissant, je serais déjà en train de faire des pieds et des mains pour trouver un endroit où chanter. Plein de possibilités peuvent s’offrir à nous…

Quels sont les prochains projets de chacun ?

M : La scène avec toujours un grand point d’interrogation pour 2021…En 2020, j’étais censé commencer « Mon Academy Etc » ma tournée hommage à la Star Academy qui fêtera ses 20 ans en 2021. Bien évidement, je n’ai pas pu présenter ce spectacle dans lequel je raconte mon expérience à la Star Ac’ en piano-voix en interprétant des chansons que j’ai chanté durant les primes ou qui m’ont été inspirées par cette expérience. J’espère récupérer toutes les dates prévues…Je croise les doigts.

Z : Comme je suis mon propre producteur, je gère les retours directs des programmateurs et alors que nous n’avons même pas encore commencé 2021, on me propose déjà de repousser des dates à 2022…Ces derniers mois, je me suis concentré sur la création et je suis parti en studio en Belgique avec Frédéric Fortuny et Emmanuel Da Silva afin d’enregistrer mon prochain album qui sortira un jour…car je veux qu’il puisse voir le jour dans le meilleur des conforts et ce ne serait pas le cas en ce moment mais cela me permet de prendre le temps de créer tous les visuels et de cultiver avec une peintre cette nouvelle image que j’ai envie de présenter…Il y aura un véritable univers musical sur cet album qui sera la suite de ce que j’ai fait jusqu’à maintenant mais de manière plus affirmée ; je crois.

Retrouvailles avec Zanarelli et Michal Kwiatkowski à l’Idol Hôtel pour la sortie de « Love You » !
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