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Rencontre avec Téo Lavabo à l’Idol Hôtel à l’occasion de la sortie de son premier EP !

Publié le par Steph Musicnation

Rencontre avec Téo Lavabo à l’Idol Hôtel à l’occasion de la sortie de son premier EP !

Peux-tu nous en dire plus sur toi ?

Je suis photographe de métier depuis 7-8 ans pour des agences, des particuliers et des artistes et je suis également réalisateur vidéo spécialisé dans la réalisation de clips, de publicités mais je fais aussi du stop motion notamment. Depuis un an et demi, je me suis mis à la chanson ; j’ai commencé en m’essayant au ukulélé pour m’amuser ; je suis auteur de mes textes

Œuvres-tu tout seul pour ton projet musical ?

Non, je collabore avec le studio Lyonnais Team Creativ. A vrai dire, j’ai vite tourné en rond avec mon ukulélé et c’est à ce moment-là que je les ai contactés. Il faut savoir que je n’avais pas le rêve de devenir chanteur ou musicien, je voulais juste m’amuser mais pour rester dans la légèreté, il faut savoir s’entourer de professionnels car cela laisse le temps de pouvoir faire des conneries quand on veux. J’ajouterais que Téo Lavabo est un projet familial dans lequel tout mon entourage m’aide à sa manière ; mon meilleur ami caméraman, une copine couturière, des amis artisans ou venant d’autres milieux. C’est un projet rempli d’amour !

Comment te décrirais-tu artistiquement parlant ?

Je pense que le mot éclectique est celui qui me correspond le mieux et je dirais également très coloré. J’aime mélanger ce qui ne va pas ensemble que ce soit d’un point de vue musical ou vestimentaire. Je n’ai pas envie de me mettre de barrières. Je pars du principe que lorsque l’on fait des erreurs de goûts, c’est toujours sur celles qui sont énormes que l’on vient nous complimenter dessus. Je suis mon propre produit, j’ai l’impression d’être une brique de Candy Up avec un tourbillon rose et blanc avec une paille et un slogan du type goûtez-moi. Dans tous mes projets, mon plus gros kif reste la communication.

Rencontre avec Téo Lavabo à l’Idol Hôtel à l’occasion de la sortie de son premier EP !

Comment réagis-tu au fait que certaines personnes n’adhèrent pas à tes propositions ?

J’ai conscience que l’on ne peut pas plaire à tout le monde. Quand on part du principe que ce que l’on fait ne plaira jamais à tout le monde, on fait simplement ce que l’on aime. Dans mes vidéos, j’ai une attitude un peu star, un peu pédante, je crée une bizarrerie, un look que l’on n’a pas l’habitude de voir et c’est ce qui a crée mon personnage. Pour la petite anecdote, il y a quelques temps, j’avais fait une parodie de Louane et comme je ne rentre pas dans une case, même les insultes dans les retours étaient d’une rare créativité.

Vois-tu Téo Lavabo comme un alter ego ?

Oui, je pense que l’on peut dire cela. Téo Lavabo, c’est moi mais j’ai voulu dissocier le photographe/réalisateur et le mec déguisé en sirène qui chante. Je suis naturellement quelqu’un d’excentrique, je m’en fiche d’être l’attraction dans ma ville mais j’ai différentes phases. Par exemple, après la médiatisation de ma première participation à La France A Un Incroyable Talent, j’ai fait l’inverse d’auparavant ; je me suis totalement effacé, je me suis habillé de manière très simple durant des mois car je ne voulais pas saouler les gens qui auraient pu croire que je voulais jouer la star et parfois, je sors avec une veste à paillettes et je me dis comme je suis Téo Lavabo, on m’excuse tout. Maintenant, j’ai l’impression qu’il y a le Téo simple et Téo Lavabo l’excentrique alors qu’en fait, j’ai toujours été comme ça.

Quel a été le déclic pour participer à La France A Un Incroyable Talent en 2019 ?

C’était une résolution de nouvelle année car je me donne des défis tous les ans. J’adore les challenges et je n’attends que l’on me les donne. Il y a eu notamment apprendre à faire du skate, apprendre à jouer d’un instrument et cette année-là, je devais m’ennuyer un peu, je voulais du peps et je m’étais dit que j’allais coucher avec une femme et passer à la télé pour faire une connerie. J’ai fait les deux !

Rencontre avec Téo Lavabo à l’Idol Hôtel à l’occasion de la sortie de son premier EP !

Pourquoi avoir retenté l’aventure en 2020 ?

Quand j’ai participé à l’émission en 2019, j’ai découvert que je chantais mal en même temps que tout le monde car auparavant, je m’étais auto-persuadé que c’était le micro de mon téléphone qui enregistrait mal ; c’est quand même fou (rires). A cette époque-là, j’ai un peu détesté mes amis qui auraient pu être honnêtes envers moi car moi, je le suis toujours, si quelqu’un me saoule, je le dis et je sais que ça peut vexer mais l’honnêteté permet de faire avancer dans le bon sens. J’appelle ça La Machine à Laver Les Rêves : on s’endort, le linge sale se lave, s’il est trop sale, on fait plusieurs machines ou sinon on le jette et ça permet de faire un tri. Au final, ma prestation en 2019 était pourrie mais je me suis éclaté. Je suis sorti de là un peu frustré quand même et j’ai très vite demandé si c’était possible de le refaire l’année suivante. Mon passage a fait le buzz et j’ai commencé à fantasmer sur une nouvelle fois…Je m’imaginais revenir sous la forme d’un cadeau et la prod se dire oh non, la casserole revient. C’est au moment où je commençais enfin à retrouver ma vraie vie que l’on m’a recontacté pour retenter l’aventure mais on m’a dit de faire un numéro encore plus fort que l’année précédente.

Où en es-tu aujourd’hui avec ta voix ?

Je ne suis plus dans la parodie. J’assume de plus en plus mon projet. Au début, je marchais sur des œufs, je ne savais pas trop quoi dire, je ne me présentais pas comme un chanteur. Aujourd’hui, je n’ai pas de problème à dire que je suis un produit et que je fais ça pour m’amuser. J’assume de chanter comme une casserole même si je chante mieux certaines chansons par rapport à d’autres. Je chante super bien « Chipolata » et j’en suis content. Je reviens de loin mais je commence à comprendre ma voix et à prendre du plaisir. Aujourd’hui quand j’arrive en studio, je sais ce qu’est Téo Lavabo.

D’où te vient cette passion évidente pour le yodel ?

C’est en regardant l’émission La France A Un Incroyable Talent quand j’étais petit que j’ai découvert le yodel. J’ai vu une nana chanter ça et j’ai essayé de le faire à la maison ; je me suis rendu compte que j’y arrivais et depuis ce jour, je n’ai jamais arrêté de chanter du yodel et maintenant, c’est devenu ma patte. Je fais du yodel mais je n’arrive pas habillé avec des bretelles ! Cette passion pour le yodel en est une parmi tant d’autres ; Véronique Sanson, la chanson « Mexico », l’opéra…qu’est-ce que j’ai pu faire chier mes parents avec ça !

Rencontre avec Téo Lavabo à l’Idol Hôtel à l’occasion de la sortie de son premier EP !

Comment expliquerais-tu le succès phénoménal de « Chipolata » ?

J’ai synthétisé en un seul titre tout ce que j’aime dans la musique, un peu de Mika, un peu de DJ Bobo, un peu de Georgine Brion qui avait chanté « Pau Pau Paulette ». Chipolata, il n’y a pas de chichis ; popo, ça plait aux enfants et latata, c’est très Gay. Il y a plein de doubles sens et c’est ça qui est génial, c’est explosif et à la base, cette chanson devait être un cadeau. Cette chanson est borderline mais pas provoc, on s’amuse avec et je pense que c’est de là que vient son succès.

Mets-tu toujours du second degré dans tes titres ?

Oui même si j’ai essayé de sortir de ça avec mon titre « Cocarine » mais ça m’a un peu frustré car je ne savais pas comment communiquer sur ce morceau. Dans cette chanson, il y avait beaucoup moins de doubles sens. Je pense qu’elle était trop personnelle. Je me suis inspiré d’Aya Nakamura qui invente des mots, j’ai pensé à Coca+Farine = Cocarine et j’ai fait une chanson sur le fait de s’amuser en soirée sans prendre de drogue. Il y avait un vrai message derrière mais je l’assume moins. Je préfère assumer totalement des paroles qui sortent de nulle part même s’il y a toujours une inspiration et que tout suit après.

Rencontre avec Téo Lavabo à l’Idol Hôtel à l’occasion de la sortie de son premier EP !

L’univers de Téo Lavabo pourrait-il se décliner dans un one man show ?

Si je suis accompagné, oui mais si je suis tout seul, non car je n’aurais pas l’énergie pour. Si j’ai une équipe de ouf, je pense que je pourrais présenter un truc de malade.

Que va-t-il y avoir dans la sacoche à Téo à noël cette année ?

Je voulais un micro pour chanter le karaoké, c’était mon plus grand kif mais on me l’a déjà offert ; des copines m’ont fait la surprise ! Pour les fans, il y aura des goodies et l’EP qui sortira le 11 décembre.

Rencontre avec Téo Lavabo à l’Idol Hôtel à l’occasion de la sortie de son premier EP !

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