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Rencontre avec Charlotte Fever à l’occasion de la parution de « La Fille Du Ciel » !

Publié le par Steph Musicnation

(c) Kevin Blain

(c) Kevin Blain

Pouvez-vous présenter Charlotte Fever à nos lecteurs ?

Alexandre : Je suis auteur, compositeur, interprète et au sein de Charlotte Fever, je joue de la guitare, du synthé et je chante.

Cassandra : Je suis chanteuse, keytariste et je joue des Pads dans le groupe. Je suis également auteure, compositrice et interprète.

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

C : Nous nous sommes rencontrés sur le précédent projet d’Alex qui avait un groupe de Rock Psychédélique dans lequel j’ai fait une brève apparition pour faire des chœurs. Cela fait 10 ans que l’on se connait maintenant ; c’est une longue amitié.

Quand est né Charlotte Fever ?

A : Ce projet est né fin 2017 au moment où mon ancien groupe a splitté. Avec Cassandra, nous avons eu l’envie de monter un duo plus spontané. Pour ma part, cela faisait un moment que j’évoluais dans un groupe avec cinq personnes, j’avais l’impression de plus faire des réunions que de composer et le fait d’être deux a été une libération en ce sens-là. Pour la première fois de ma vie, j’ai réussi à partager la composition avec une personne, c’est rare dans les projets et cela s’explique par le fait que nous nous attendons très bien avec Cassandra. Au niveau de la création, nous sommes fusionnels.

: C’est magique car il y a une sorte d’équilibre qui se fait dans la création. Chacun peut s’exprimer autant qu’il le souhaite dans Charlotte Fever et chacun complète les idées de l’autre. On peut tout se dire et il n’y a pas de question d’égo entre nous. Nous sommes contents de notre réussite à deux et l’un pour l’autre des réussites que nous pouvons avoir au quotidien.

(c) Kevin Blain

(c) Kevin Blain

D’où vient votre nom de scène ?

A : Il vient d’une amie très chère que nous avons en commun et qui porte le projet elle aussi à sa manière. Nous avons décidé de donner son nom au groupe car c’est quelqu’un de très important pour nous.

C : Elle a cru en nous dès le début, dès les premières notes de la première chanson et le jour de la création du groupe, elle était malade d’où Charlotte Fever.

A : Aujourd’hui, on peut dire que c’est un peu notre muse à tous les deux.

Aviez-vous déjà en tête votre direction musicale au début de votre projet ?

A : Absolument pas !

: Pas du tout ; nous avons commencé en chantant en anglais mais en revanche, nous voulions faire de la Pop sans jamais se prendre la tête. Notre but avec Charlotte Fever est de toujours s’amuser en faisant des compositions simples et spontanées.

A : Au niveau des instruments, ça partait un peu dans tous les sens, rien n’était très fixé, il n’y avait pas de direction artistique vraiment affirmée. Ça pouvait être triste, Pop, un peu Rock, un peu Psyché…C’est à partir du moment où nous nous sommes posés et que nous avons fait le choix de chanter en français que nous avons trouvé la personnalité et l’univers musical du projet et c’est là que nous avons commencé à faire les choses plus sérieusement. Je pense que c’est arrivé six mois après notre premier morceau en anglais mais nous sommes très fiers de ce que nous avons fait durant cette période où nous nous cherchions.

Comment décririez-vous l’univers de Charlotte Fever ?

: Je dis tout le temps que notre univers est érotique. Pour moi, l’érotisme est quelque chose de poétique, de sensuel, de charnel et nous essayons vraiment de faire ressortir cela dans nos textes. La langue française est sensuelle et nous avons été hyper inspirés par Gainsbourg pour les textes. Il faut que ça fasse frissonner et que ça donne chaud.

A : Le fantasme, le rêve et l’interdit sont des choses très stimulantes pour nous dans la création. Beaucoup de nos morceaux parlent de fantasme et de la femme également.

(c) Kevin Blain

(c) Kevin Blain

Voyez-vous votre second EP à paraître début 2021 comme une évolution du premier ?

C : Je ne sais pas si c’est une évolution…Pour moi, c’est juste un autre voyage, nous allons ailleurs et de ce fait, ce n’est pas la continuité du premier EP.

A : Entre le premier et le second EP, nous avons forcément écouté de nouvelles choses, nous sommes devenus fans d’autres groupes et je pense que cela nous a influencés au niveau de l’instrumentation. En revanche, au niveau des textes, c’est une continuité.

Le premier extrait s’intitule « La Fille Du Ciel », pouvez-vous nous dire qui est-elle ?

: C’est un petit peu abstrait. Pour moi, c’est un météore qui est dans le ciel et nous l’avons personnifié. Ce météore est tellement beau qu’il nous évoque une femme remplie de paillettes qui traverse le ciel. Cette comparaison que nous avons développée dans le texte rend la femme majestueuse et divine en quelque sorte.

C : C’est l’idée d’idolâtrer, de fantasmer quelque chose que l’on n’arrive pas à atteindre.   

La chanson « Supernature » de Cerrone a-t-elle été votre inspiration principale pour ce titre ?

A : Oui, le riff de basse est clairement un hommage au morceau de Cerrone que nous adorons et que nous écoutons beaucoup. Ça nous fait extrêmement plaisir quand on nous en parle car c’est un monument pour nous.

C : Nous parlions de sensualité et avec « Supernature », on est en plein dedans dans un autre style.

(c) Kevin Blain

(c) Kevin Blain

Pouvez-vous nous parler du concept autour de votre nouvelle vidéo ?

C : Comme musicalement parlant, on retrouve des sonorités de synthés des années 70 sur « La Fille Du Ciel » et une grosse touche Disco, nous voulions faire ressortir cette thématique dans cette vidéo mais nous ne voulions pas faire un clip pour faire un clip, nous voulions quelque chose de beaucoup plus conceptuel. Nous sommes allés chercher un vrai minitel qui était à l’abandon dans la cave de l’une de nos connaissances et avec notre réalisateur Kevin Blain qui nous suit dans toutes nos réalisations, nous nous sommes imaginés recréer le fameux 3615 Ulla de l’époque. Avec Alex, nous nous sommes projetés là-dedans et nous nous sommes dit qu’il fallait aller encore plus loin en redesignant « La Fille Du Ciel ». Alex a changé tous les sons de cette chanson pour qu’elle soit sortie des années 70. Au-delà de cela, pour la sortie de notre second EP en vinyle, un booklet érotique va être crée et les cinq chansons du disque seront accompagnées de nouvelles érotiques écrites par Lucie Brémeault. Chaque nouvelle érotique sera accompagnée d’illustrations. Pour cette chanson redesignée de « La Fille Du Ciel », nous avons retiré les paroles et nous avons lu la nouvelle.

A : En revanche, cette vidéo est un concept clip, ce n’est pas le clip officiel qui illustrera « La Fille Du Ciel ».

: C’est un clip officieux (rires) !

Cet été, vous avez repris « La Carioca », est-ce une façon de dire qu’au sein de Charlotte Fever, on aime le décalé et qu’on ne se prend pas au sérieux ?

: Oui, complètement, on suit la vibe que nous avions amorcée avec le clip de « Gang Naturiste ». Nous voulions poursuivre dans ce côté décalé et « La Carioca », c’est vraiment notre humour.

: « La Cité De La Peur », Les Nuls, c’est un humour qui nous parle énormément et nous trouvions que ça collait pas mal avec nous. On a repris « La Carioca » et nous nous sommes beaucoup amusés à faire des chorégraphies dessus pour la scène. On a l’air un peu bête quand on la chante mais c’est ce qu’on veut.

: Ça fait rire les gens.

Selon vous, qu’est-ce qui séduit à l’étranger chez Charlotte Fever alors que vous chantez en français et nos en anglais ?

A : Les gens nous disent que nous sommes trop mignons tous les deux (rires).

: Pour avoir fait quelques concerts en Amérique Centrale, en Corée du Sud et au Portugal, on peut dire que le français séduit le public car les gens trouvent cette langue très belle. Quand on décide de chanter en français, on pourrait croire que l’on se coupe du marché international mais c’est une erreur car il y a énormément de gens dans le monde qui aime la culture française. Par ailleurs, je pense que la Pop est universelle et que ses codes sont connus par tout le monde. En France, nous sommes capables d’écouter de la musique Anglaise, Brésilienne, Espagnole, Allemande…alors je crois qu’ailleurs, ils peuvent en faire de même avec le français. En tout cas, nous n’avons jamais eu de mauvais retours et en Amérique Centrale, des enfants chantaient même nos chansons en français.

A : Il y a des rythmes qui sont assez fédérateurs dans notre musique et finalement, les gens ne sont pas tellement obligés de comprendre les paroles pour avoir envie de bouger dans la fosse.

C : Un je t’aime glissé dans les paroles fait toujours plaisir à l’international !

https://www.facebook.com/charlottefever.theband/

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